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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:18

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

KABO : DES JEUNES QUITTENT LA VILLE POUR FUIR LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

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Kabo, 24 janv. 13 (RJDH) – Des jeunes de la ville de  Kabo (nord) quittent la localité pour d’autres villes à cause des exactions des rebelles de la coalition Séléka. L’information est confirmée ce jeudi 24 janvier, par plusieurs sources jointes sur place par le RJDH.


« Nous sommes obligés de quitter la ville pour aller vivre ailleurs parce qu’on ne peut pas continuer à subir la loi des rebelles de la Séléka. Ils nous empêchent de vaquer librement à nos occupations. Nous allons revenir le jour où ils vont quitter la ville », a affirmé un de ces jeunes.


Selon lui, le dimanche dernier, le fils d’un Imam a été arrêté par un groupe de rebelles qui ont demandé à ses parents de verser une somme de 225 000 FCFA, comme rançon, avant sa libération. La victime s’est vue également confisquer sa moto. « Les rebelles l’avaient accusé d’avoir communiqué leurs positions aux forces armées centrafricaines, basées à Batangafo. Une information qui est d’ailleurs fausse », a déclaré un témoin.


Le maire de ville de Kabo Abdel Atif joint également ce matin par le RJDH, confirme l’information et affirme cependant qu’il a déjà parlé des cas des exactions aux chefs des opérations des rebelles, mais jusqu’à lors aucun changement n’est opéré sur le comportement des rebelles. « Ils m’ont dit qu’il s’agit des éléments incontrôlés qui seront bientôt sanctionnés, mais chose qui n’est toujours pas faite », a fait savoir Abdel Atif.

 

 

NDLR : Selon nos informations, un convoi mixte BINUCA-MICOPAX-SELEKA devrait quitter Bangui ce jour pour faire l'axe Damara, Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro puis Bria et Bambari afin d'expliquer aux éléments sur le terrain de Séléka les accords de Libreville et tenter de mettre fin aux exactions des éléments incontrôlés qu'on signale encore à mission ELIM d'Alindao. Par ailleurs des informations provenant de Bambari font état de ce que la journaliste qu'on dit avoir été tuée serait bien en vie.

 

 


BOUAR : RUPTURE DES ARV DANS LE CENTRE DE PRISE EN CHARGE

 

ruban-sida.jpg


Bouar, 24 janv. 13 (RJDH) L’hôpital préfectoral de la Nana Mambéré (ouest), ne dispose plus de médicaments anti rétroviraux. La prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida est réduite. Une situation qui occasionne la perte en vies des patients et la résistance du virus chez d’autres d’après le responsable du centre de prise en charge, Josiane Rénessio.


« Le retard de la dotation du centre de prise en charge en ARV est survenu après  la crise militaro-politique déclenchée depuis le 10 décembre 2012. Pour le moment, le stock est épuisé. Cela constitue un danger pour ceux qui sont sous ces ARV », a déploré Josiane Rénessio.


Le spécialiste affirme également que les conséquences de cette rupture prolongée jouent d’une manière négative sur la vie des victimes. « La résistance des virus peut causer la mort de plusieurs personnes vivant avec le VIH/sida », a-t-elle souligné.


« La prise en charge de nouveaux malades du sida est conditionnée avec l’arrivée des produits anti rétroviraux. Dans les jours qui viennent, nous devons lutter contre les maladies opportunistes qui sont entre autres, le paludisme, la tuberculose et les inflammations qui tuent rapidement les porteurs du VIH », a ajouté Josiane Rénessio.


Par ailleurs, une femme âgée de 33 ans, vivant avec le VIH/SIDA et qui est victime de stigmatisation  a tenté de se suicider ce matin  à  Bouar, après une dispute qui s’est dégénérée en bagarre entre elle et sa mère.


« Elle s’est décidée à mettre fin à sa vie en consommant en surdose de ses médicaments  antirétroviraux.  C’est grâce à son garçon qui a eu à alerter le voisinage que cette femme a eu la vie sauve », a relaté un témoin


Ronossio Josiane, dispensatrice de l’ARV à l’hôpital préfectoral de Bouar précise que le surdosage de ce médicament entraîne le plus souvent à la mort car le dosage normal est de 1 à 2 comprimés par jour, soit 2 à 4 comprimés selon les molécules.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société