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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 01:43

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

BANGUI : LA VILLE DE BRIA ATTAQUÉE, LES DÉPUTÉS PROTESTENT


 

les-deputes.jpg

 

 

Bangui, 18 décembre (RJDH)–Les députés centrafricains ont marché ce mardi pour protester contre les multiples attaques rebelles et la conquête des villes dans le nord-est du pays. Ils entendent également apporter leur soutien à l’armée et aux populations.


Cette marche qui a commencé en face  l’Assemblée nationale et qui s’est achevée au centre ville de Bangui, a regroupé tous les députés centrafricains qui ont abandonné le vote  de la loi des finances 2012, pour exprimer leur mécontentement sur ces événements malheureux.

 

« C’est à l’urgence de l’heure que nous avons décidé d’ajourner la session pour marcher, afin d’apporter tout notre soutien à la population et à nos troupes qui sont attaquées en ce moment », a indiqué Jean-Robert Doumatchi, député de Ouadda, une des villes tombée sous le contrôle des rebelles depuis le 10 décembre.

 

« Nous avons organisé cette marche pas contre une partie, une faction, une alliance, mais nous avons marché pour la paix en Centrafrique », a pour sa part précisé le président de l’Assemblée nationale, Célestin-Leroy Gaombalet.

 

Les étudiants se sont également joints aux parlementaires dans cette marche. Pour le président de l’Association nationale des étudiants centrafricains, Fleury Pabandji, il était nécessaire de s’associer à cette initiative parce que la paix,  n’est pas l’apanage des députés de la nation.

 

Pendant ce temps, les rebelles, après près de deux heures de combat, occupent la ville de Bria (centre-nord). Ils ont attaqué la ville tôt le matin. Au total cinq villes de la partie nord-est du pays sont déjà passées sous occupation rebelle en huit jours de combat. Des témoins joints dans la localité affirment que pendant leur incursion, les rebelles ont pris pour cible la base militaire de Bria. Après avoir délogé l’armée et pris le contrôle du camp, ils ont attaqué des points stratégiques tels que l’aérodrome, la préfecture et l’hôpital qu’ils ont occupés. Bria est la cinquième ville du pays à être conquise par ces rebelles.

 

Les  habitants de la ville de Mbrés, située à 90 kilomètres  de  Kaga-Bandoro (Centre -nord) ont commencé à quitter depuis hier pour trouver refuge  à Bambari (centre),  après l’occupation de Bamingui, le dimanche 16 décembre, par le rebelles.

 

Le sous-préfet de cette localité, Pierre Ousmane,  joint ce mardi par le RJDH, a expliqué qu’aucune présence rebelle n’est constatée dans la ville. Il confirme le déplacement des personnes. « La population est en débandade à cause de l’insécurité grandissante. Elle préfère aller se cacher dans la brousse pour échapper à une éventuelle attaque des rebelles. Aussi l’absence  des forces de l’ordre et de la défense dans la localité fait que la population ne peut pas rester tranquille », a-t-il déclaré.

 

Par ailleurs, une source proche de l’hôpital de Mbrés affirme que les assaillants auraient tué deux  jeunes hommes sur l’axe Mbrés –Bakala. Des sources proches de la ville de Kabo (Nord),  témoignent que des contingents de l’armée tchadienne sont en route pour venir appuyer les forces armées centrafricaines dans cette bataille.

 

Jusqu’alors, les rebelles proposent dix points au pouvoir de Bangui pour faciliter la sortie de crise. Ces points concernent entre autres le respect de multiples accords de paix signé entre le Gouvernement et les rebelles, ainsi que la lumière sur la disparition de certains leaders  de l’opposition armée, dont l’ancien ministre d’Etat, le colonel Charles Massi, fondateur de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

 

 

BAMBARI : QUATRE PERSONNES TUÉES PAR UN GROUPE ARMÉ NON IDENTIFIÉ

 

homme armé non identifié 

 

Bambari, 18 décembre (RJDH)–Deux conducteurs de taxis-motos, qui remorquaient des personnes ont été tuées, ce mardi,  par une bande armée non identifiée, au village de Gbaguéla, situé à 40 kilomètres de Bambari (centre) sur Bakala.

 

D’après les témoignages d’une femme qui faisait partie des passagers, chacun de ces hommes détenait une arme de marque Kalachnikov. Ils ont d’abord battus et dépouillés les conducteurs et les passagers de leurs biens avant d’abattre les deux jeunes.

 

« Ils nous ont battus  de six heures du matin jusqu’à treize heures, mêmes  les personnes qui voulaient emprunter cette route pour  diverses activités. Plusieurs personnes ont été blessées pendant cette bastonnade », a-t-elle expliqué.

 

Les corps des victimes ont été récupérés et inhumés dans la sous-préfecture de Bakala. Cette situation inquiète les habitants, qui demandent aux autorités locales de trouver les moyens de renforcer la sécurité.

 

Le lundi 17 décembre dernier, deux autres conducteurs de taxis-motos ont été également assassinés au même endroit. Le samedi 15 décembre, à sept kilomètres de la ville de Grimari toujours dans la préfecture de la Ouaka, quatre personnes ont été blessées par balle, par des hommes armés. Les victimes étaient à bord d’un véhicule de transport en commun, en provenance de Bangui et à destination de la ville de Bambari.

 

 

MBAÏKI : DES PERSONNES ENLEVÉES PAR DES HOMMES ARMÉES

 

 

Mbaiki 18 décembre (RJDH)–Un adjudant  de la  gendarmerie de la localité de Ngoto, située à 130 kilomètres de la ville de Mbaïki (sud), et le comptable de la mairie de la même ville ont été enlevés, le lundi 17 décembre, par une bande armée non identifiée, entre les villages de  Boboua et Mbombékiti. Ils se rendaient à Bangui à moto. La seconde victime a été relâchée plus tard.

 

Selon le  secrétaire général de la préfecture de la Lobaye,  Moussa Kongaté, qui a confirmé cette information,  le comptable de la mairie a été libéré quelques heures après avoir été dépouillé de tout ce qu’il avait sur lui. Mais l’adjudant  demeure entre les mains de ces hommes dont l’identité n’est pas encore connue.

 

Il a expliqué que ces hommes ont fait irruption dans un chantier d’extraction de  diamant appelé  Pâma, dans la sous-préfecture de Boda, et ont enlevé  huit personnes dont ils ont relâché quatre. Ils ont, selon la même source pris la somme de  15 millions de FCFA sur des collecteurs et des artisans miniers.

 

« La présence de ces  hommes armés a été  aussi signalée ce matin  dans la commune de   Lessé, située  dans la sous-préfecture de Mbaïki », a-t-il annoncé. Mais on ne connait pas encore leur identité ni leur intention.

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