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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 19:11

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)


 

BAMINGUI : L’UFDR PREND LE CONTRÔLE DE LA VILLE

 

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Bamingui, 17 décembre (RJDH) – La ville de Bamingui, située à 120 kilomètres de la ville de Ndélé (nord-est) est depuis dimanche aux environs de 13h, sous le contrôle de la faction  rebelle de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), dirigé par Michel Ndjotodia. 

 

L’information a été livrée au RJDH ce lundi par un habitant de la ville de Ndélé qui a fui cette localité à cause de l’attaque du 10 décembre dernier pour trouver refuge à Bamingui.  A cause de cette nouvelle occupation de la ville de Bamingui, celui-ci se trouve actuellement dans la ville de Kaga-Bandoro (centre-nord). D’après la même source, les habitants de Bamingui se déplacent depuis dimanche vers la ville des Mbrés (centre-nord).

 

D’après lui, le contingent des Forces armées centrafricaines (FACA) qui allait en renfort vers Ndélé serait tombé dans une embuscade des éléments de l’UFDR, aux environs de la ville de Bamingui.

 

« Les assaillants ont récupéré un des véhicules des FACA, obligeant le reste du convoi à  rebrousser chemin, à destination de Kaga-Bandoro», a-t-il rapporté. Les informations collectées par le RJDH font état de deux militaires blessés qui seraient actuellement à l’hôpital de Kaga-Bandoro.

 

Avec cette nouvelle conquête, les assaillants prennent le contrôle de la quatrième ville, après Ndélé, Sam-Ouandja et Ouadda.

 

Le 10 décembre dernier, des éléments de Michel Ndjotodia, co-fondateur de l’UFDR, ont occupé les principales villes de la partie nord-est de la République centrafricaine. Ceux-ci disent avoir agi pour contraindre le gouvernement à accélérer le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), selon les lettres de l’Accord global de paix signé à Libreville en 2008.

 

Cette attaque crée déjà une situation humanitaire difficile. Car la plupart des organisations humanitaires présentes dans le nord-est du pays ont quitté les villes à cause de l’insécurité. Seuls Médecins Sans frontière et le comité international de la Croix rouge affirment avoir encore de la présence sur le terrain.

 

Dans un communiqué de presse rendu public le vendredi dernier, MSF annonçait avoir constaté des cas de diarrhée dans la ville de Ndélé.

 

 

BANGUI : UNE NOUVELLE COALITION DE GROUPES ARMÉS SE CRÉE DANS LE NORD-EST

 

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Bangui, 17 décembre (RJDH) – Une plate-forme dénommée ‘’Séléka’’ ou alliance Convention des Patriotes du Salut et du Kodro (CPSK),   dirigé par Noureldine Adam, vient d’être opérationnelle en République centrafricaine.  

 

Il s’agit d’une coalition des dissidents des groupes armés qui militent dans le nord et le nord-est du pays. A savoir l’Union des forces démocratiques pour le redressement (UFDR) dirigée par Michel Ndjotodia  et la Convention des patriotes pour la justice et la paix  (CPJP), sous le commandement de Dhaffane Mohamed-Moussa.

 

Dans un communiqué publié le 12 décembre, la CPSK, a revendiqué les attaques des villes  de Damara et de Sibut du  17 septembre dernier, ainsi que celle de Kabo du 27 novembre où neufs éléments des forces armées centrafricaines ont été tués. D’après le communiqué, c’est ce même groupe qui a lancé l’assaut dans le nord-est, le 10 décembre, et contrôle les villes de Ndélé, Sam-Ouandjia et Ouadda.

 

« Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de l’Accord dit Accord militaire stratégique du 20 août 2012  signé entre la CPJP du général Noureldine Adam et l’UFDR de Mohamed-Moussa Dhaffane, à laquelle s’est librement adhérée l’UFDR de Monsieur Michel Ndjotodia », indique Mohamed-Moussa Dhaffane dans le document.

 

Pour lui, le président François Bozizé aurait tendance à écarter les vrais fondateurs de l’opposition armée, pour ne dialoguer qu’avec des interlocuteurs « malléables pour les convaincre à signer des accords, selon sa volonté. C’est pourquoi les parties ayant adhéré à l’Accord du 20 août 2012 ont opposé un refus catégorique, car les fondateurs sont et resteront les fondateurs », a-t-il déclaré.

 

Cette nouvelle alliance de groupes armés formule dix recommandations à l’endroit du gouvernement, pour une sortie de crise. On peut noter dans le communiqué de presse  entre autres le respect de l’Accord de Birao entre le gouvernement et l’UFDR, la mise en œuvre  concertée des recommandations et conclusions du Dialogue Politique Inclusif (DPI), la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les circonstances de la disparition du Colonel Charles Massi et de Monsieur Hassan Ousmane et pour élucider celles de l’accident de Maître Goungaye Wanfiyo Nganatoua.

 

Depuis le 10 décembre, des attaques se multiplient dans le Nord-est de la République centrafricaine. A ce jour, quatre villes de cette région sont sous le contrôle des rebelles.

 

 

BAMBARI : QUATRE PERSONNES BLESSÉES PAR UNE BANDE ARMÉE

 

 

Bambari, 17 décembre (RJDH) –Au total quatre personnes ont été blessées par balle, le samedi 15 décembre, par une bande armée non identifiée, à sept kilomètres de la ville de Grimari (centre). Les victimes se trouvaient à bord d’un véhicule de transport en commun, en provenance de Bangui et à destination de la ville de Bambari (centre).

 

Les témoignages recueillis par Radio Béoko auprès d’une source proche de la gendarmerie de Bambari, il y’avait parmi les passagers un gendarme. « Celui-ci (en tenue civile) a tenté de riposter contre les tirs qui venaient du côté des assaillants. Mais compte tenu de leur effectif, il a dû céder», a expliqué la source.

 

Ces hommes armés ont ensuite  stoppé le véhicule et dépouillé les passagers de tous leurs biens. Ceux qui n’avaient pas d’argent sur eux ont été tabassés avant d’être libérés.

 

 

BOUAR : LES PARENTS S’ENGAGENT À PAYER LES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS

 

 

Bouar, 17 décembre (RJDH) –L’Association des parents d’élèves (APE) de l’école Herman1 de Bouar (ouest), s’est engagée  à donner une subvention aux enseignants contractuels, pour leur permettre de reprendre les enseignements,  en attendant la réponse du gouvernement au sujet de  leur intégration dans la fonction publique.

 

Cette décision a été prise, le samedi 15 décembre, au cours d’une assemblée générale  de l’APE. Chaque parent doit verser la somme de 100 FCFA par mois à cet effet.

 

Selon la directrice de l’établissement, Charlotte Mongba, ces enseignants travaillent dans des conditions difficiles. « On lit en eux la démotivation, mais le sentiment de la réussite des enfants et la qualification dans leur service d’enseignant, les ont tenu à cœur, ils ont accepté la proposition de ces parents », a-t-elle expliqué.

 

« Cette cotisation va nous permettre de nous procurer des réserves, entre autres,  du savon du pétrole, en vue d’être au moins propre en face des nos élèves. C’est un problème de responsabilité des parents et des enseignants. L’éducation de nos enfants est la chose la plus importante », a souligné Sylvie-Prisca Bambéya, enseignante contractuelle de l’école Herman1.

 

Les parents d’élèves promettent d’assumer ce devoir jusqu’à la réponse du gouvernement, afin de motiver ceux des enseignants qui ne sont pas entrés en grève avec les autres, mais qui se sont engagés à poursuivre l’encadrement des enfants.

 

Depuis plus d’un mois, les enseignants contractuels de la République centrafricaine sont entrés en grève. Ils revendiquent leur intégration dans la fonction publique parce que le projet de la Banque mondiale qui assurait leur prise en charge est arrivé à terme.

 

 

ZÉMIO : L’UNION D’ASSISTANCE AUX ORPHELINS DE ZÉMIO APPELLE À L’AIDE

 

 

Zémio, 17 décembre (RJDH) –Plus de 600 orphelins de la ville de Zémio (sud-est) ont des difficultés de prise en charge. La présidente de l’Union d’assistance aux orphelins de Zémio (UAOZ), une ONG nationale qui assiste ces enfants vulnérables, Gertrude Gadepa,  lance un vibrant appel aux institutions compétentes pour voler au secours de sa structure.

 

 

Les enfants que prend en charge l’UAOZ ont perdu leur parent à cause de la pandémie du VIH/Sida. D’autres ont vu leurs parents enlevés ou tués par les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, qui sévissent dans la région.

 

Au total 642 enfants avaient été accueillis par l’UAOZ et placés dans des familles d’accueil. L’ONG appuie alors ces familles en nourriture et s’occupe de la santé et de la scolarisation  de ces enfants.

 

« Nous étions appuyés par des institutions nationales qui nous donnaient des fournitures scolaires pour les enfants. Certaines ONG nous donnaient également de l’argent pour assurer les frais de scolarité de ces orphelins et leur préparer à manger », a expliqué Gertrude Gadepa.

 

Mais tous ces appuis ont été suspendus, d’où la difficulté de poursuivre cette action en faveur de ces enfants. « Le Comité national de lutte contre le sida, qui fut notre principal partenaire, s’est vu retirer le mandat d’assistance aux ONG d’aide aux orphelins du sida par le gouvernement. Du coup, nous nous sommes retrouvés comme des orphelins », a-t-elle déploré.

 

« Nous ne savons toujours pas. A chaque fois, on nous signale que notre dossier est recevable, mais nous ne recevons aucun financement », a-t-elle martelé, expliquant que de multiples propositions ont été soumises à des structures nationales et internationales, mais que rien n’est fait depuis plusieurs mois.

 

Pour faire tourner les activités de son ONG, Gertrude Gadepa, femme d’affaires, est obligée de sortir ses propres fonds pour payer des redevances scolaires,  acheter des fournitures et d’offrir de la nourriture aux orphelins.

 

« Je fais cela parce que je sais que personne ne le ferait à ma place. Ces enfants sont des innocents. Leurs parents sont morts, donc il n’y a plus personne pour leur venir en aide. C’est de notre devoir de les assister, et on ne sait pas ce que l’avenir peut réserver pour eux », a indiqué la présidente de l’UAOZ.

 

Pour cette année scolaire, 250 orphelins ont été scolarisés par l’ONG. « Faute de moyen, nous avons priorisé les orphelins de père et de mère. C’est un particulier qui nous a donné une somme de 50 000 FCFA pour procéder à cela », a fait savoir Gertrude Gadepa.

 

Le véritable problème de l’ONG UAOZ est le manque d’argent pour financer ses activités. « Nous voulons nous occuper de ces enfants, assurer leur scolarisation, leur santé et leur apprendre des activités génératrices de revenu, pour ceux qui n’ont pas été à l’école, et leur donner une protection, mais nous sommes dépourvus de moyens financiers», s’est-elle plainte.

 

Par ailleurs, la présidente de cette structure a également projeté d’ouvrir un orphelinat. Car, selon elle, la plupart des enfants placés dans des familles d’accueil, sont de temps en temps victimes de discrimination.

 

C’est pourquoi, « nous demandons aux ONG nationales et internationales, les Ambassades de France, des Etats-Unis, l’Union européenne, etc., de nous venir en aide, car la situation de ces enfants est alarmante », a-t-elle lancé.

 

RJDH

 

 

 

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