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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 00:28

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

NDÉLÉ : L’UFDR DEMEURE LE MAÎTRE DE LA VILLE

 

 

Michel Djotodia

Michel DJOTODIA patron de l'UFDR    

 

 

Ndélé, 14 décembre (RJDH) – La situation reste encore tendue dans la ville de Ndélé (nord-est), après l’attaque  des éléments du groupe armé de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) sous le commandement de Michel Djotodia. Selon plusieurs témoignages, cette ville demeure sous le contrôle  de cette rébellion.


« On peut estimer le bilan à une dizaine de morts et plusieurs blessés  suite à l’incursion de l’UFDR le 10 décembre dernier dans la ville de Ndélé. Il n’y pas de changement, la ville est aux mains de ces hommes. La population civile s’est vidée pour se cacher aux alentours de 10 Kilomètres. Elle sort  de temps en temps pour chercher des vivres », a relaté une source toujours proche d’une structure humanitaire, évacué dans la ville de Bamingui, à 120  kilomètres de Ndélé et  joint au téléphone ce  vendredi  par le RJDH.


La même source signale qu’aucune présence des Forces armées centrafricaines (FACA) n’existe dans la ville de Ndélé, depuis le jour de cette attaque. Elles sont à quelques kilomètres de la ville en attente d’un renfort qui devait partir de Bangui. Seuls les éléments de l’UFDR contrôlent la ville et procèdent même au pillage des bases de certaines ONG humanitaires présentes.


« Les assaillants ont pris la somme d’un millions FCFA, deux téléphones satellitaires,  deux motos et un véhicule dans le parc d’ECOFONE (un projet de protection de la faune). Par ailleurs, quelque personnel du Comité international de Croix-Rouge (CICR) et de MSF (Médecins sans frontières) sont présents dans  leur site », a précisé la même source.


Cette information est confirmée par un communiqué de presse de MSF dont le RJDH a reçu une copie ce vendredi. Le document indique qu’ « une partie de l’équipe de MSF a été évacuée le mardi à Bangui. Mais le personnel soignant est maintenu à l’hôpital pour prendre en charge les malades ». MSF annonce avoir mis en place une clinique mobile pour faire des consultations pour les personnes déplacées aux alentours de l’aérodrome de Ndélé.


Dans un autre communiqué publié par le CICR ce matin, plusieurs personnes ont fui la ville de Ndélé après cette attaque. « Ces habitants ont quitté leurs villes et villages, alors que d’autres n’y passent pas plus de quelques heures par jour, par crainte de nouvelles violences », a dit Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. Pour lui, il est primordial que les responsables de ce groupe armé laissent l’opportunité aux ONG humanitaires de venir secourir les victimes.


Si les uns se sont réfugiés dans la brousse, environ 300 personnes ont regagné le camp des éléments de la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine.  Ceux-ci ont reçu de l’eau potable acheminée par un véhicule  du CICR qui a également aidé à l’inhumation de dépouilles mortelles. « Nous continuons à suivre de très près l’évolution de la situation, afin de pouvoir répondre aux besoins de la population», a conclu Georgantas.


Pr ailleurs, la situation sanitaire de la population commence à se détériorer. D’après MSF, plusieurs personnes souffrent actuellement de la diarrhée et des infections respiratoires, parmi lesquels de nombreux enfants dont l’âge varie de zéro à cinq.


Du côté du Conseil national de la médiation, l’on affirme que des contacts sont en cours pour engager des discussions avec le haut commandant de l’UFDR. « Des points de rencontre ont été arrêtés, mais tout sera organisé dans les jours à venir », a indiqué une source proche cette institution et qui requis l’anonymat.

 

 

NDLR : Comme Bozizé ne comprend que le langage des armes et des rébellions, il a déclaré dernièrement à Bouar à l'occasion du 1er décembre être en contact téléphonique avec le nouveau chef de l'UFDR, Michel Djotodia. Il a encore répété cela dans une récente interview qu'il a accordée à Boniface Vignon de RFI depuis Malabo en Guinée équatoriale diffusée également sur les antennes de Radio Centrafrique. Il a prenait part à la réunion des ACP jeudi dernier. Il déclare dans cette interview être surpris du comportement de Michel Djotodia de l'UFDR avec lequel il dit être tout le temps au téléphone. Si l'UFDR s'est emparé de trois villes d'un seul coup à la fois, c'est que son leader n'est pas satisfait des entretiens téléphoniques avec Bozizé.  

 


 

BANGUI : PLUS DE 800 CAS D’ACCIDENT DE TAXI-MOTO DE JANVIER À DÉCEMBRE À L’HÔPITAL COMMUNAUTAIRE

 

 

hopital-communautaire.jpg

 

 

Bangui, 14 décembre (RJDH)–A l’hôpital communautaire de Bangui, plus de 800  cas  d’accidents de taxis-motos ont été enregistrés de janvier à décembre 2012. Parmi ces cas, plus de 120 personnes ont reçues  des fractures  et admis au service de traumatologie pour des soins. Ce bilan a été présenté,  ce vendredi, par le major de ce service,  Daniel Ngaïndiro, lors d’un entretien avec le RJDH.


« Nous avons enregistré depuis le mois de janvier 816  cas d’accidents de circulation  liés aux taxis-motos, dont 124 victimes ont reçu des fractures et hospitalisées », a précisé Daniel Ngaïndiro. Il a indiqué que ce phénomène affecte plusieurs ménages.


Il a par ailleurs déploré le fait des accidents de circulation liés au phénomène des taxis-motos entraîne beaucoup de cas d’infirmité dans la ville, et parfois de décès des victimes. « Hors si on s’en tient  au rôle que jouent ses taxi-motos, ils contribuent efficacement au désenclavement du secteur urbain », a-t-il relevé.


De son côté, le délégué des conducteurs de taxis-motos de 8ème arrondissement de Bangui, Odilon Koguitermbi, a fait observer que depuis sa prise de service à la tête de ce collectif, il a enregistré quatre cas d’accidents dont deux ont occasionné la mort de deux personnes et deux cas de fracture. Les victimes sont toutes des conducteurs de taxis-motos.

 

« Pour le moment, avec les membres de l’équipe, nous sensibilisons les autres conducteurs à mettre en application les textes règlements de conduite que nous avons adoptés », a-t-il dit.

 

Ces multiples accidents sont parfois liés à l’ignorance des textes qui régissent ce secteur par les conducteurs, estime M. Koguitermbi. « Pour pallier ces manquements, nous demandons au ministère  en charge des transports de penser à organiser un atelier en faveur des  conducteurs sur le code de la route », a-t-il souhaité.

 

Le  chef service de la prévention et de la sécurité routière  au ministère des Transports, Jonas Sémo-Di-Di, a fait savoir que la mise en circulation  des taxis-motos en République  centrafricaine, est régie par deux arrêtés, qui ont été signé le 17 septembre 2010. Mais ces textes ne sont pas appliqués par les usagers qui sont les conducteurs.

 

« Pour corriger cette incompréhension, le département se propose de réunir tous les délégués des différentes arrondissements, d’ici la fin  du mois de décembre, pour une sensibilisation avant  d’organiser une mission  de contrôle d’ici   janvier 2013 », a-t-il  annoncé.

 

Selon lui, la méconnaissance du code de conduite est à l’origine de multiples cas d’accidents  de circulation. Il s’agit  du surcharge des clients, la négligence du port des casques, la non immatriculation des motos et le manque d’autorisation de transport pour entre autre.  

 

 

BERBERATI : L’INSÉCURITÉ REFAIT SURFACE

 

 

Berberati, 14 décembre (RJDH) – Dans la nuit du 12 au 13 décembre, deux cas d’agression ont été enregistrés dans la ville de Berberati (ouest).  Il s’agit d’un conducteur de taxi-moto qui  a été agressé par un groupe de personnes armées non identifiées et d’une jeune femme qui a été également  violée par des inconnus.

 

 « C’était aux environs de deux heures  du matin que quatre personnes qui détenaient toutes des armes m’ont agressé. Elles ont emporté  mes deux téléphones portables  et la somme de  15 000 FCFA », a relaté le conducteur de taxi-moto, victime de cet acte.

 

Il précise que le lieu par excellence des opérations de ces malfrats est aux alentours du lycée Barthélémy Boganda de Berberati. « Mes collègues ont subi le même sort à cet endroit. Nous avons peur de nous déplacer à des heures tardives pour répondre à des urgences », a-t-il souligné.   

 

Dans ce même endroit,  plusieurs cas de viol ont été signalés. Une fille qui a quitté la maison à trois heures du matin pour se rendre à la gare routière, a été violée  par des personnes non identifiées.

 

Le préfet de la Mambéré-Kadéï, Dieudonné Baka, a lancé un appel au calme à l’endroit de la population. « Nous avons déjà pris des dispositifs pour déloger  ces présumés braqueurs. Une enquête est ouverte pour que les coupables soient retrouvés et traduits devant la justice », a-t-il déclaré.

 

 

BOUAR : UN FEU DE BROUSSE FAITS 40 SANS-ABRI

 

 

Bouar, 14 décembre (RJDH) – Une quarantaine de personnes sont sans abri, suite à un feu de brousse qui a ravagé une dizaine de maisons, le jeudi 14 décembre, au village  de Yombo, situé à 12 kilomètre de la ville de Bouar (ouest). L’évènement s’est produit alors que la majorité des habitants du village étaient au champ.

 

« C’était aux environs de 11 heures, pendant qu’une bonne partie de la population était encore au champ,  que l’incident a eu lieu. Actuellement, plus d’une quarantaine de personnes sont sans abri », a expliqué, Jean Doko, chef dudit village.

 

Une veuve de 50 ans et mère de dix enfants explique qu’elle a  perdu la somme de 30 000 FCFA, gagnée après  des mois de travail et de petit commerce. « Je ne sais pas ce que je vais devenir, car c’est la somme qui devrait me permettre de faire face aux besoins de mes enfants. Tous mes biens ont été brûlés », a-t-elle ajouté.

 

Le chef du village de Yombo lance pour sa part un appel au gouvernement et aux structures humanitaires pour qu’une aide en faveur des victimes de cette catastrophe. D’après lui, la situation est grave et pourrait s’empirer si aucune intervention n’est envisagée.

 

Le phénomène des feux de brousse  est récurrent dans la sous-préfecture de Bouar, avec l’arrivée de la saison sèche. Ces incendies sont, la plupart du temps, provoqués par des chasseurs, des cultivateurs ou simplement des personnes mal intentionnées.

 

Le 8 décembre dernier, le responsable du service des eaux et forêts de la préfecture de la Nana-Mambéré, Jean Fidèle Boutoungui, avait  appelé la population à la vigilance. Car entre le 4 et le 6 décembre, trois cas d’incendie lié au feu de brousse ont été enregistrés dans la ville de Bouar. Des dégâts matériels ont été signalés.

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