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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:35

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 


NDÉLÉ : LES HUMANITAIRES SERAIENT EN TRAIN D’ÉVACUER L’ESSENTIEL DE LEUR PERSONNEL

 

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Ndélé, 12 décembre (RJDH)–Les organisations humanitaires présentes dans la ville de Ndélé (nord-est) ont évacué l’essentiel de leur personnel de la ville, à cause de l’attaque de lundi. D’après les informations, ce sont environ 20.000 personnes qui seraient privées d’assistance.


 L’évacuation du personnel humanitaire intervient au moment où la situation est devenue très incertaine dans cette partie du pays. Le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies à Bangui n’a pas encore officiellement confirmé cette information.


Une source proche d’une structure humanitaire a précisé au RJDH que cette évacuation n’est pas synonyme d’arrêt des activités, et le travail continue, à parti de Bangui, jusqu’au retour du calme et de la sécurité dans la ville de Ndélé.


Selon cette même source, les équipes vont surveiller la situation de près sur le terrain. La principale crainte de tous est que les éléments dissidents de la rébellion de l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) qui ont attaqué la ville, peuvent ressurgir à tout moment et perturber la quiétude de la population.


Près de 20.000 personnes, sont vulnérables dans la région de Ndélé et ses environs, à cause de l’insécurité créée par les rébellions de l’UFDR et de la Convention des patriotes pour la justice, depuis 2005. Sept organisations humanitaires assistent ces personnes dans le domaine de l’eau, de la santé, de l’alimentation, entre autres.


Le lundi 10 décembre, des éléments dissidents de la rébellion de l’UFDR dirigés par Michel Djotodia, un ancien co-fondateur du mouvement, ont attaqué et pris le contrôle de la ville de Ndélé. Les villes de Sam-Ouandja et de Ouadda ont également vécu la même situation.

Le colonel Narkoyo, qui se dit Porte-parole de ce mouvement, explique qu’ils entendent, à travers cette attaque, inviter le gouvernement centrafricain à respecter l’Accord de paix global signé en 2008 à Libreville.

 

 

 

NDÉLÉ : L’ATTAQUE DE LUNDI FAIT DES DÉPLACÉS INTERNES


 

Ndélé, 12 décembre (RJDH)–Plusieurs dizaine d’habitants de la ville de  Ndélé, fuyant l’attaque de lundi sont arrivés  mardi dans la région de  ville de Bamingui (nord-est), localité située à 120 km de Ndélé. L’information a été donnée par une source proche du parc ECOFONE, joint au téléphone par le RJDH ce mercredi.


«  La population de Bamingui commence à s’inquiéter pour une extension de l’insécurité à cause du mouvement des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et certains habitants de Ndélé qui arrivent suite à l’attaque de lundi 10 décembre, par les rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Quelques habitants de la ville de Bamingui sont en train de trouver refuge dans des champs », a-t-il expliqué.


La même source a indiqué que le contingent des FACA, venu de Bangui pour renforcer le détachement de Ndélé, était obligé de revenir, aux environs de 24 heures, passer la nuit à Bamingui attendre un deuxième contingent de renfort avant de prendre la direction de Ndélé. Car les assaillants seraient plus nombreux qu’eux.


Les communes de Sam-Ouandja et de Ouadda ont été, selon les infirmations, occupées par l’UFDR avant l’attaque de la ville de Ndélé, sous la direction du cofondateur de ce groupe armé, Michel Mbororo. Celui-ci serait de retour d’exil et revendiquerait le leadership du mouvement jusqu’ici représenté par Zakaria Damane. Ce dernier avait déjà signé avec le gouvernement, l’Accord  de paix global de Libreville, de même que l’Accord de cessez-le-feu avec la CPJP.


Mais dans l’entretien précédent avec ce dernier avec le RJDH le 04 décembre passé, il fait savoir que tous les éléments de l’UFDR attentaient ce retour de leur leader. Car ils ont beaucoup souffert tandis que le gouvernement traine les choses.


Un personnel humanitaire contacté ce matin par le RJDH a témoigné n’avoir pas pu effectuer un déplacement dans le sud-est du pays, à bord de l’avion de l’UNAS, parce que l’appareil aurait été mobilisé pour l’évacuation du personnel humanitaire en poste à Ndélé.


Un communiqué de presse du ministère centrafricain de la défense publié hier, indiquait que  l’armée avait « repris le contrôle de la ville de Ndélé et rétabli l’ordre » le soir du mardi 11 décembre. Mais aucun bilan de cette attaque n’a été donnée jusqu’à ce jour. Joint par le RJDH mardi depuis Ndélé où il se trouve, Abdoulaye Issène, président de la CPJP, a affirmé avoir combattu aux côtés des FACA pour repousser l’ennemi et reprendre le contrôle de la ville. Toutefois, il est encore difficile de savoir qui contrôle la ville de Ndélé.


Dans la parution de la dépêche de BBC Afrique –Afrique de la date du 11 décembre ; Le colonel Narkoyo qui se présente comme le Porte-parole de cette faction dissidente de l’UFDR, explique au téléphone que leur objectif est d’inviter le gouvernement centrafricain au respect de l’Accord de Paix Global signé en 2008 à Libreville.


Rappelons que : « Michel Mbororo, leader fondateur de l’UFDR ; depuis son retour d’exil dans la localité à commencer par revendiquer sa place occupé par Zakaria Damane, pris un moment pour occuper les bases de l’UFDR avec des nouveaux éléments  Tchadien et soudanais qu’il a dans le rang.  Le 26 Novembre passé, ils ont occupé un village à 7 Km de la Ville Ndélé,  ce qui à fait que la  population à célébration à dans la peur, la fête du premier Décembre.

 


ZÉMIO : LE HCR POURSUIT LE REGROUPEMENT DES RÉFUGIÉS CONGOLAIS

 

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Zémio, 12 décembre (RJDH)–Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) poursuit ce 12 décembre, l’opération de transfert des réfugiés congolais des camps d’Obo et de Mboki vers la ville de Zemio (sud-est). Après l’arrivée d’une centaine de réfugiés le dimanche dernier, les camions du HCR ont repris ce lundi le chemin de Mboki et d’Obo pour un deuxième convoi.


Plus de 1 800 réfugiés vont regagner le nouveau site de Zémio. Pour l’agence onusienne en charge de la protection des réfugiés, la consolidation des camps à Zémio, initiée ensemble avec le gouvernement, offre une meilleure protection aux concernés. Il cite entre autres, d’une part, le fait que plusieurs acteurs humanitaires sont présents dans cette localité et d’autre part la facilité d’acheminement de l’aide humanitaire à partir de Bangui, la capitale.


Julius-Rufin Ngouade-Baba, administrateur-assistant de protection du HCR à Zémio, renchérit cet argumentaire en précisant que le camp de cette localité répond mieux « aux normes et aux standards internationaux, en plus, le HCH y dispose d’un bureau.


Malgré tout, l’argument du HCR ne semble pas convaincre certains réfugiés. « J’ai abondé mes champs et ma maison pour me retrouver ici. Je regrette vraiment, mais si le HCR dit qu’il va bien prendre soin de nous ici, je reste optimiste », a fait observer Jean-Claude Longbango, venu du camp d’Obo.


Dans la ville de Zémio, l’arrivée de ce nouveau groupe de réfugiés est diversement appréciée par la population. Certains autochtones craignent pour la sécurité, d’autres s’inquiètent de la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché, liée à cette nouvelle vague de réfugiés. « Ce sera difficile pour nous. Nous manquons déjà de nourriture, mais si plus de 1500 personnes viennent encore s’ajouter à l’effectif de la population, ce sera dur pour tout le monde », a affirmé Johnny Bowo, président de la jeunesse de Zemio.


Sur le marché central de Zemio, la hausse des prix des denrées alimentaires est déjà visible. Une cuvette de manioc, aliment de base dans la population région, qui coûtait 1 500 FCFA, se vend actuellement à 3000 FCFA.  « C’est parce que nous sommes en saison sèche, où le manioc est abondant sur le marché. Mais si nous arrivons à la saison des pluies, le prix sera à 5000 FCFA la cuvette, à cause de l’arrivée de ces réfugiés », a mentionné Gertrude Gadepa, habitante de Zémio.


Par ailleurs, les travaux se poursuivent encore sur le site des réfugiés. Sur les 400 tentes  prévues par le HCR, seules 187 sont déjà déployées.


En 2009, les congolais fuyant les exactions des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony avaient trouvé refuge dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ils sont arrivés à Zémio, Mboki et Obo, les localités les plus proches de la frontière avec leur pays d’origine. C’est en septembre dernier que le HCR et le gouvernement centrafricain ont entrepris la décision de consolider ces trois camps à Zémio.

 


BANGUI : LA RCA INVITÉE À REVOIR SA LOI EN FAVEUR DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA

 

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Bangui, 12 décembre (RJDH)–La République Centrafricaine est invitée à harmoniser ses instruments juridiques en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida, avec les normes internationales. Ce vœu  a été formulé par  Mamadi Diakité,  conseiller régional de l’Onusida en droits humains et de la loi au VIH/sida, lors d’un point de presse, tenu le mardi 11 décembre à Bangui.


 « Nous avons constaté que certains textes et instruments juridiques internationaux qui protègent les personnes vivant avec le VIH/sida, ratifiés par la République Centrafricaine, ne sont pas appliqués. C’est ainsi que nous avons fait ce plaidoyer pour que la RCA puisse adhérer aux standards internationaux », a expliqué Mamadi Diakité.


Il a déploré l’absence de la RCA à la rencontre sous-régionale qui a eu lieu l’année dernière à Ndjamena au Tchad, pendant laquelle les pays de la sous-région ont adopté une loi en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida.


« Tous les instruments des droits de l’homme et de protection de la dimension genre ont été pris en compte lors de cette rencontre. Mais la RCA avait adopté une loi sur les personnes vivant avec le VIH qui ne cadre pas avec les textes et les instruments juridiques internationaux que nous avons adoptés, à savoir la protection des groupes vulnérables qui sont les malades du sida », a-t-il relevé.


Pour lui, il est temps que la RCA  s’aligne comme les autres pays de la sous-région, pour que les textes relatifs aux malades du VIH/sida soient identiques aux normes internationales.


Ce point de presse s’est déroulé en présence des membres du Réseau centrafricain d’éthique et des droits humains au VIH/sida.

 

 

 

BERBERATI : VERS UNE RÉGLEMENTATION DES CINÉ-VIDÉO

 

 

Berberati, 12 décembre (RJDH)–La prolifération des salles de vidéo dans la ville de Berberati (ouest) et leur ouverture anarchique, constituent l’une des causes de la mauvaise fréquentation scolaire des enfants. Le constat a été fait par Fulbert Yaguina, commissaire adjoint de la police de cette localité, dans un entretien avec Radio Zoukpana.


 Fulbert Yaguina explique que lors d’une réunion avec les responsables de ces ciné-vidéo au mois d’octobre dernier, il était convenu que les heures d’ouverture et de fermeture des salles soient fixées de 14heures à minuit, afin de permettre aux enfants d’aller à l’école le matin. Malheureusement, ces principes n’ont jamais été respectés.


Selon lui, les agents de la police n’ont pas bien veillé à l’application de cette décision, c’est pourquoi ce phénomène est revenu et détourne les enfants du chemin de l’école, à cause du fait que les salles de vidéo s’ouvrent très tôt. « Certains enfants trompent leurs parents en faisant semblant d’aller à l’école ; mais ils se retrouvent dans les salles de cinéma», a indiqué Fulbert Yaguina.


Bernard Bogongon, un parent d’élève témoigne que chaque matin, son enfant se rend à l’école. Mais il se dit étonné d’apprendre par l’intermédiaire de son voisin que celui-ci se trouvait chaque jour au cinéma.


Pour Fulbert Yaguina, une série de patrouilles sera organisée dans la ville pour vérifier si les heures d’ouverture et de fermeture des salles de ciné-vidéo et sanctionner ce qui ne respecteraient pas cette décision.

 

 

 

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