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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:36

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : L’ONU VEUT CONNAÎTRE LA SITUATION RÉELLE DES FEMMES VICTIMES DES CONFLITS EN RCA

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Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – Il existe très peu d’information sur les violences sexuelles dont les femmes ont été victimes pendant les conflits en République centrafricaine. C’est dans cette optique que la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en charge de cette question, Mme Zainab Hawa Bangura, est arrivée ce 5 décembre à Bangui, pour s’enquérir de la situation.

Accompagnée d’experts des Nations-unies, Mme Hawa Bangura qui a reconnu la « délicatesse de sa toute première mission après sa nomination en juin dernier » dit être venue rencontrer les différents acteurs de la vie nationale, les autorités politiques, la société civile, les ONG, les victimes elles-mêmes, afin d’avoir des informations claires et précises sur cette situation en Centrafrique.

Elle a affirmé à la presse que le choix porté sur la Centrafrique pour sa première mission en Afrique se justifie par le fait que ce pays fait partie des huit pays prioritaires pour elle. Elle affirme être venue « donner de l’espoir au peuple centrafricain, lui dire que la RCA n’est pas oubliée, puis avoir le plus d’informations qui seront mises à la disposition du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de décider de ce qui doit être fait pour appuyer le pays dans ce sens ».

« Je n’ai pas choisi la République Démocratique du Congo, le Soudan ou le Darfour, parce que je veux montrer à ces femmes qu’elles ne sont pas oubliées, à la Centrafrique qu’elle n’est pas également oubliée. C’est pourquoi je suis venue, non pour une journée, mais pour toute une semaine afin de mieux m’imprégner de la situation », a-t-elle relevé.

Selon elle, « ce que nous sommes venus faire ici avec les experts doit être publié dans des médias internationaux afin de permettre à toutes les personnes de bonne volonté d’appuyer la Centrafrique dans cette lutte dont elle a déjà jeté les bases ».

En Centrafrique, depuis presqu’une décennie, les femmes restent toujours les toutes premières victimes des différents conflits armés que connaît le pays. Dans son ouvrage intitulé « Ces maux sans mots : l’impact des violences sexuelles subies par les femmes centrafricaines », le psychiatre André Tabo a mentionné que « les conflits militaro-politiques qu’a connus la Centrafrique ont été l’occasion de violences diverses, notamment sexuelles sur les femmes ( … ). Les victimes âgées entre 20 et 29 ans étaient les plus nombreuses (36,4 %) mais il y avait des mineures de moins de 15 ans (11 %) ».

Andé Tabo a fait savoir dans son ouvrage que la prise en charge de ces victimes avait été psychiatrique et psychosociale. Mais pour lui, « l’élimination des violences sexuelles sur les femmes passe nécessairement par la prévention des conflits armés en Centrafrique ».

Le calendrier de la mission de Mme Zainab Hawa Bangura prévoit une visite du terrain dans deux zones affectées par les conflits. Elle se rendra ce jeudi dans la ville de Paoua (Nord) où elle rencontrera les acteurs et les victimes des violences. Cette région a été théâtre, depuis 2005, de différents conflits entre l’armée, les différents groupes rebelles et autres groupes armés non identifiés qui y sévissent.

Le samedi, elle se visitera la ville de Bria (nord-est). Cette ville a connu l’année dernière les atrocités des affrontements des deux principaux ex-groupes rebelles, la Convention des patriotes pour la justice et la paix et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement. Ces hostilités avaient exposé plusieurs milliers de femmes à toutes sortes de violence.

Cette visite est la première du genre, en Afrique, pour Zainab Hawa Bangura, depuis sa nomination en juin dernier à la tête de cette institution.

 

BANGUI : VERS LA FIN DU PROCESSUS DDR POUR L’APRD

 

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Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – Les ex-rebelles de l’ancienne rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), seront bientôt totalement réinsérés dans leur communauté respective. Cette information a été donnée par l’expert national en réintégration, Paul Youmélé, dans un entretien avec le RJDH.

D’après le compte rendu d’une mission du comité de pilotage du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR)  qui a sillonné en novembre dernier, les régions du nord et du centre-nord, où sont campés ces démobilisés, les activités de réinsertion avancent bien.

« Même si  des retards ont été relevés sur le terrain, nous pouvons dire que les petites activités menées par les démobilisés ont eu un succès pour le volet réinsertion », a dit  Paul Youmélé. Il rappelle que le projet de réinsertion a débuté au mois de mai dernier. Il a aussi expliqué que la notion de réinsertion en matière de DDR signifie que l’on doit exécuter des projets à court terme. Pour ce faire, le processus de réinsertion de ces ex-combattants devrait se terminer d’ici la fin décembre.

Paul Youmélé explique que ces projets dont l’exécution a démarré en mai 2011, ont été priorisés selon les contraintes climatiques. Les démobilisés ont d’abord démarré par l’agriculture, « notamment des cultures de court cycle, qui ont une durée de six mois maximum,  entre autre, le haricot, le sésame, le tabac et le manioc », a précisé l’expert national.

Le choix des cultures a été également fait d’une manière volontaire par les bénéficiaires du programme. L’exécution des projets a été confiée à des structures nationales et des ONG internationales présentes dans ces régions. Il s’agit de l’Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA), la Jeunesse pionnière nationale (JPN),  l’ONG Jésuite réfugees services  (JRS) et le Conseil danois pour les réfugiés (DRC).

Lors de la dernière mission effectuée dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé, Paul Youmélé a fait savoir que les activités avancent très bien, en dépit de quelques failles relevées au niveau des partenaires d’exécution et les bénéficiaires eux-mêmes.

Quelques difficultés relevées par le comité du pilotage

« A l’initial, le programme de réinsertion visait à consolider la paix et à relancer l’économie dans les zones affectées par les conflits politico-militaires. Ce qui n’a pas été compris par certains démobilisés, qui n’ont pas cru à l’aboutissement des projets dès le début. Cette faille a été également relevé du côté des partenaires d’exécution qui n’ont pas compris la mission qui leur a été assignée et qui se sont lancés dans le projet », a souligné Paul Youmélé.

« Les  petits projets ont été conçus dans le domaine agricole, de l’élevage de petits bétail, à savoir le porcin, la volaille et le caprin.  Nous avons remarqué que les activités avancent très bien, d’une manière générale. Mais nous déplorons quelques imperfections qui pourraient retarder la fin du projet », a-t-il indiqué.

En dehors des activités de l’élevage et de l’agriculture, certains démobilisés ont choisi l’apprentissage de petits métiers et du petit commerce. Paul Youmélé a par ailleurs indiqué que le programme de réinsertion est individuel. Mais l’idée de mettre les bénéficiaires en groupement est dans le souci de créer des coopératives qui pourraient se transformer en association à l’avenir.

Le programme de réinsertion prend en compte 4796 ex-combattants démobilisés de l’APRD dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. 15 projets communautaires seront réalisés dans ces zones, dont la  construction des centres de santés, du marché et des écoles. Mais le  choix de ces projets revient en grande partie aux autorités locales qui doivent dévider de ce qui doit être réalisé pour leur communauté.

S’agissant du processus du DDR dans le nord-est, Paul Youmélé a annoncé que le déclenchement est prévu pour le début de l’année 2013. Ce programme concerne entre autres, la Convention des patriotes pour la justice et la paix  (CPJP) d’Abdoulaye Issène et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Zackaria Damane. D’après le ministère en charge de ce programme, 5000 éléments attendent le processus du DDR dans cette partie du pays.

L’APRD  a été dissout le 17  mai dernier par son leader, Jean-Jacques Démafouth, et ses combattants ont été désarmés et démobilisés et amorcent progressivement leur réinsertion. 

 

BAMBARI : DES FEMMES PROTESTENT CONTRE LA VIOLENCE À LEUR ÉGARD

 

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Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) Une centaine  des femmes de la sous-préfecture de Bambari (centre) ont organisé une marche pacifique, le mardi 4 décembre, pour protester contre les violences dont elles sont victimes dans leur milieu de vie.  C’est dans le cadre de la poursuite des activités de la journée internationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes.

« Nous avons organisé cette marche pour protester contre les différentes violences perpétrées contre nous et nos filles. Nos maris sont les premiers acteurs de ces actes quotidiens au foyer, au champ et même dans la vie active », a fait savoir Clarisse Mokolangué, agente psycho-sociale de l’ONG Mercy Corps qui a appuyé cette initiative.

Cette activité intervient  deux jours après une campagne  de sensibilisation sur la lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des jeunes filles, organisée par Mercy Corps, en collaboration avec l’association des femmes para-juristes de la Ouaka.

Le responsable du centre d’écoute des femmes para-juristes de Bambari, Lydie-Fernande Wiwili, a expliqué qu’il s’agit de mettre un accent particulier sur les violences basées sur le genre, et susciter un changement de comportement au sein de la population.

Une causerie débat autour des thèmes tels que ‘’De la paix chez soi, à la paix au monde’’ ‘’cessons avec le militarisme et arrêtons avec la violence’’, entre autres ont été  également développés.

Des campagnes de sensibilisation ont été menées dans les communes de Kada, de Liwa et de  Chimbolo, à la périphérie de la ville de Bambari. Ces activités ont démarré le lundi 3 et  ont pris  fin ce mercredi 5 décembre.

 

BOUAR : LA COMMUNAUTÉ IMPLIQUÉE DANS LA LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE

 

Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – La société civile a été entretenue, le mardi 4 novembre, sur la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, par une mission de l’organisation ‘’Alliance pour le rideau blanc’’ à Bouar (ouest). 

L’équipe conduite par le secrétaire général de cette structure,  Maurice Gbangua Yassi, a échangé avec les chefs de groupe, les chefs de quartier les organisations, en vue de les outiller et les mettre à contribution pour la  réduction de la  mortalité maternelle et néonatale dans la région.

Maurice Gbangua Yassi, a fait savoir que  les causes de la mortalité néonatales sont entre autres le retard accusé par les femmes enceintes pour les examens prénataux, le mauvais état des routes qui handicapent parfois le transfert des femmes en phase d’accouchement dans des centres de référence et le manque de soins appropriés dans les formations sanitaires.

« Si une femme enceinte présente des symptômes tels que la fièvre, les maux de tête, le saignement, le gonflement du pied, la perte des eaux et la convulsion, elle doit être immédiatement transférée dans un centre de référence pour des meilleurs soins, afin de sauver la vie de la mère et de son bébé », a-t-il indiqué.

Maurice Gbangua Yassi, a annoncé la mise en place d’un comité sous-préfectoral, ce mercredi 5 novembre, afin de redynamiser les activités de cette structure dans la sous-préfecture de Bouar.

L’Alliance du ruban blanc est une structure créée le 12 juin 2012. Elle est appuyée par la Campagne pour l’accélération pour la réduction de la mortalité maternelle (CARMA), sur financement  du Fonds des Nations-unies pour la population.  

 

BERBERATI : LES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS REPRENNENT LES ACTIVITÉS

 

Bangui, 5 décembre 2012 (RJDH) – Une partie des enseignants contractuels de la ville de Berberati (ouest) a repris les enseignements le lundi 3 décembre grâce à la mobilisation des parents d’élèves et des autorités locales pour assurer leur salaire.

«Cette reprise est le résultat d’un consensus  trouvé avec  les parents d’élèves et les autorités locales qui s’engagent à  assurer la prise en charge des  enseignants contractuels », a déclaré Albert Sangba, un des manifestants.

Le consensus est que les parents ont décidé de verser la somme de 100 FCFA par élève pour soulager les enseignants.

Le chef de la circonscription scolaire de la Membéré-Kadéï, Paul Assomo, s’est réjoui de la reprise des cours et a demandé aux parents d’élèves d’honorer leur engagement vis-à-vis des enseignants et de  laisser leurs enfants venir à l’école.

Depuis plus d’un mois, les activités scolaires sont perturbées sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine, par la grève des enseignants contractuels qui revendiquent du gouvernement leur intégration dans la fonction publique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches