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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:38

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : ENVIRON 1200 ENFANTS SÉROPOSITIFS PRIS EN CHARGE PAR LE COMPLEXE PÉDIATRIQUE

 

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Bangui, 04 décembre (RJDH)–Sur 4000 enfants malades du sida, environ 1200 sont pris en charge au complexe pédiatrique de Bangui, a fait savoir le directeur de cette structure, le docteur  Jean Chrysostome Gody, dans un  entretien avec le RJDH, la semaine passée. « On attendait à peu près 4000 enfants à prendre en charge, basé sur les projections programmatiques, on devait faire des projections sur la base de  la transmission mère-enfant du VIH qui est autour de 20% », a indiqué le Dr Gody.

D’après lui, même si ce taux est à encore de type préventif, il s’est nettement amélioré et l’on peut s’attendre à une transmission autour de 10% et très bientôt à autour de 5%. Mais une projection étaient faite sur les naissances attendues et la proportion des femmes  atteintes du VIH/sida, les chiffres seraient plus élevés, soit environ 10 000 enfants attendus pour être traité.

Il a expliqué qu’au niveau du complexe pédiatrique de Bangui qui est la seule structure du pays qui assure le traitement des enfants malades du VIH/sida, au total 1200 enfants sont suivis par le centre, dont 650 environ sont sous traitement antirétroviral (ARV), les 460 autres sont perdus de vu.

« Mais c’est une histoire  liée à l’irrégularité d’approvisionnement due aux moments difficiles connus autour de 2010, avec le gel de fonds de nos partenaires, et cela avait beaucoup affecté notre programme ; parce que les enfants ne venaient plus et nous cherchons à les récupérer actuellement », a fait savoir Dr Gody.

Il a par ailleurs annoncé des initiatives visant à ouvrir d’autres centres de prise en charge pédiatrique du VIH à l’intérieur du pays. Parce qu’ici cette activité est confiné au complexe pédiatrique de Bangui.

« La décentralisation n’a pas encore commencé réellement. Nous en sommes en train de faire la cartographie des formations sanitaires susceptibles de prendre en charge des enfants. La semaine passée j’étais à Boali pour cela», a-t-il dit. Dans ce centre, l’on peut compter difficilement dix enfants pris en charge et une trentaine à Bégoua.  « C’est pour dire que très peu d’enfants sont prise en charge à la périphérie de Bangui », a-t-il expliqué.

Les partenaires qui appuient cette lutte sont entre autres l’Unicef qui a appuie la  restructuration de l’hôpital, apporte une assistance technique au complexe pédiatrique dans l’élaboration du plan stratégique et programmatique, etc. Il y a également le Fonds mondial qui s’occupe des médicaments. L’ONG ESTHER (Ensemble pour une solidarité thérapeutique en réseau) apporte aussi de l’aide notamment en matière d’équipements.

En dehors des aspects médicaux, le Dr Gody, estime que l’un des défis majeurs à relever au niveau de sa structure est de faire en sorte que les ressources humaines soient disponibles et compétente. « Pour le transfert des connaissances, nous avons suffisamment d’expérience pour la prise en charge du VIH. Pour preuve, dans le réseau des pédiatres dont nous faisons partie, nous sommes très bien placés au niveau international. Quand l’OMS sort les normes et les recommandations, des directives ; nous les adaptons aux réalités africaines », a-t-il précisé.

Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui estime que l’Etat centrafricain doit honorer ses engagements visant à renforcer son apport financier au système de santé, recommandé à Abuja en 2006 obligeant les Etat africains à contribuer à hauteur de 15% du budget national.

 

NDÉLÉ : LA RÉCUPÉRATION DE L’UFDR PAR UN ANCIEN REBELLE INQUIÈTE LA POPULATION

 

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Ndélé, 04 décembre (RJDH)–C’est dans la peur que la population de la ville Ndélé (Nord-est) a célébré la  fête de la proclamation de la République centrafricaine, le 1er décembre dernier. Cette peur est liée à la présence des hommes de Michel Mbororo, ex-cofondateur du groupe armé de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement  (UFDR), qui a repris la tête du mouvement.

 Selon la population jointe depuis Ndélé, Michel Mbororo et ses hommes ont fait incursion dans la ville, le 26 novembre passé. Des personnes surprises sur la place du marché  ont été obligées de partir en débandade, croyant à une attaque d’hommes. Une situation qui a obligé les enseignants de l’école préfectorale de la ville de Ndélé à libérer les élèves et de suspendre les activités pédagogiques.

C’est depuis les affrontements de 2007 avec l’armée centrafricaine que Michel Mbororo, à la tête d’une dizaine d’homme ont trouvé refuge  au Tchad puis au Soudan. Des sources bien informées affirment que l’homme est de retour en octobre à la tête de plusieurs centaines d’éléments dont des Centrafricains, des Tchadiens et des Soudanais.

Après son retour, Michel Mbororo ne partagerait pas la collaboration du leader de l’UFDR,   Zakaria Damane,  qui a adhéré au processus de paix et a signé avec le gouvernement l’Accord  global  de paix de Libreville et le cessez-le-feu avec l’autre rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Il revendique également la présidence de l’UFDR. Certaines personnes affirment que Michel Mbororo et ses  éléments commencent déjà à occuper certaines bases de l’UFDR où se trouvent encore des éléments en instance du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) dans les villes de Sam-Ouaddja et de Ndélé.

D’après les informations, le programme DDR en faveur des combattants de l’UDFR et de la CPJP devrait démarrer dans les prochains.

 

BIRAO : DES PRODUITS AGRICOLES RAVAGÉS PAR LE FEU DE BROUSSE

 

Birao, 04 décembre (RJDH)–Des étendues de champs  appartenant à une dizaine de personnes ont été ravagées par le feu de brousse, le dimanche 2 novembre à Birao (nord-est). Deux greniers et une maison ont été également détruits. Les victimes appellent à l’aide.

D’après les témoignages recueillis par la Radio Yata, l’incident s’est produit au moment où les propriétaires des parcelles étaient à l’église. « Le feu provenait de la parcelle défrichée par un cultivateur voisin. Celui-ci préparait le sol pour les prochaines semences », a expliqué une des  victimes, Didier Roukoumoundjou.

Les propriétaires des champs détruits et la population craignent de retomber dans des problèmes alimentaires. « Nous avions l’espoir d’échapper à la crise alimentaire des derniers mois ; mais avec cette catastrophe, nous avons peur de revivre les mêmes situations », a-t-il ajouté.

La plupart des champs et des greniers brûlés contenaient du mil, qui est l’aliment de base dans cette partie du pays et d’autres produits vivriers. Les victimes de cet incendie lancent un SOS au gouvernement, aux Nations-Unies et aux ONG pour qu’une intervention.

Au mois d’octobre dernier, certains agriculteurs de la ville de Birao s’étaient  plaints du fait que tous les produits agricoles ont été détruits par des inondations, liées à  des pluies à répétition, qui se sont abattues sur la ville pendant les mois d’août et de septembre. Les produits sont entre autres le sorgho, le haricot et le sésame.

 

BANGUI : LA COMMUNAUTÉ INITIÉE AU RESPECT DES DROITS HUMAINS

 

Bangui, 04 décembre (RJDH)–Les membres des neufs diocèses de la République centrafricaine ont été invités à s’impliquer dans le respect des droits humains. C’était au cours d’une rencontre qui s’est déroulée du 4 au 6 décembre à Bangui, la Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJP).

 Au cours de cette rencontre, l’accent été mis sur les droits des prisonniers, qui doivent, malgré leur statut, jouir de leurs droits en tant qu’être humain.

 « L’état de droit ne doit pas s’arrêter aux portes des prisons. Les personnes qui s’y trouvent sont aussi des humains et ont besoin que leurs droits soient respectés, comme tous les autres citoyens», a déclaré Mgr Albert Vanbuel, président de la CEJP.

D’après lui, il y a des dérapages importants dans les prisons en Centrafrique. Les prisonniers ne sont pas traités selon les normes juridiques. C’est pourquoi cette initiative a été prise pour combattre cette injustice.

« Notre travail, c’est de dénoncer ces mauvaises pratiques et de chercher à corriger l’injustice qui sévit dans la plupart des préfectures de la Centrafrique, même à Bangui. Nous luttons pour un changement, afin que les prisonniers soient respectés et qu’ils bénéficient de leurs droits, même s’ils ne sont pas totalement libres », a mentionné Albert Vanbuel.

Cette formation a reçu l’appui de l’USAID, une ONG américaine qui œuvre dans la promotion et du respect des droits de l’homme.

 

KABO : LES ACTIVITÉS REPRENNENT APRÈS UN MOMENT D’INSÉCURITÉ

 

Kabo, 04 décembre (RJDH)–Les activités ont repris dans la ville de Kabo (nord), après un affrontement qui a opposé les éléments des Forces armées centrafricaines(FACA) à un groupe d’hommes armés, la semaine dernière.  Cette information a été confirmée par le maire de la localité,Abdel Atis Mahamat,  joint par le RJDH, ce mardi 4 novembre.

« Le calme est revenu dans la ville de Kabo. La population a repris ses activités quotidiennes. Les élèves du collège d’enseignement général et des écoles primaires ont repris le chemin de l’école. Les activités économiques ont aussi commencé et les services de l’hôpital qui avaient cessé de fonctionner sont déjà opérationnels », a-t-il expliqué.

Le maire a par ailleurs précisé qu’une partie des personnes qui ont fui la ville, pendant cet évènement,  est déjà de retour. Mais d’autres sont encore dans la brousse. « Avec le temps, tout rentrera dans l’ordre », a témoigné  Abdel Atis Mahamat qui a signalé une présence renforcée des FACA dans la localité.

La semaine passée, un affrontement  avait opposé les éléments des FACA à une bande armée à 25 kilomètres de la ville de Kabo. Le bilan faisait état de neuf morts du côté des forces régulières et deux véhicules incendiés par les rebelles.

 

 

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