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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 01:20

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : MSF PROMEUT LA PRÉVENTION DE LA TRANSMISSION DU VIH/SIDA DE LA MÈRE À L’ENFANT

sida1 


Bangui, 03 décembre (RJDH)–Dans un document publié par l’ONG Médecins sans frontières (MSF), à l’occasion de la célébration de journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, il apparait que la prévention de la transmission de cette maladie de la mère à l’enfant (PTME), permet d’éviter 95 % des infections pendant la grossesse, l’accouchement et  l’allaitement.

Dans cette perspective, cette organisation affirme avoir traité 3300 personnes à travers des programmes de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTM), en République centrafricaine au courant de l’année qui s’achève.

Cette initiative vise, selon MSF, à éduquer et à sensibilisation la population à la prévention de  du sida à travers la distribution des préservatifs, des tests du VIH avec une assistance avant et après les  tests, des traitements et la prévention d’infection. Le programme assure également, dans le de la transmission de la mère à l’enfant, un soutien psychologique et la fourniture d’antirétroviraux pour les patients aux stades cliniques avancés de la maladie.

« Quand les femmes arrivent, on leur distribue des cartes, puis on prend les constances, on prend les signes vitaux et on passe au conseil qui se fait au niveau de la maternité pour expliquer les modes de transmission du VIH/Sida. Les avantages et les inconvénients de connaître sa sérologie, puis on demande aux femmes si elles sont prêtes pour le test ; si elles acceptent, on passe à l’examen», a expliqué Stella, sage-femme chargée du PTME du projet MSF de Zémio (sud-est).

En dehors de MSF, il existe d’autres structures humanitaires qui s’intéressent à la lutte contre la pandémie du sida. En prélude à la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, le ministère de la santé publique, en partenariat avec des structures humanitaires et certaines agences du système des Nations-unies, ont rendu public le résultat d’une enquête qui révèle que le taux d’infection du VHI/sida en République Centrafricaine est de 4,9% actuellement, contre 6,9 en 2006.

Toutefois, il y a encore en Centrafrique, des régions où les malades du sida ont des difficultés d’accès aux médicaments antirétroviraux à cause du manque des structures d’accueil. A Bambari (centre), les personnes vivant avec le VIH/sida se plaignent de leurs conditions sanitaires et alimentaires. Cette situation a poussé la majorité des malades à cesser de prendre les ARV.

« Depuis quelques temps, nous subissons des ruptures dans la prise des médicaments et le programme alimentaire mondiale a cessé de nous fournir des vivres. Ce qui a découragé beaucoup d’entre nous à venir à l’hôpital pour prendre les ARV », a expliqué Jeannot Nguérénendji, président du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH/sida de la ville de Bambari.

Didace Méya, responsable du service la distribution des ARV de cette localité a témoigné que son service a déjà enregistré 45 malades qui ont décidé de ne plus prendre leurs ARV. « Ils disent qu’ils n’ont rien à manger », a-t-il ajouté.

La  même source lance un appel au gouvernement et aux partenaires de venir au secours de ces malades,  afin de mettre fin à ce problème.

Lors d’une rencontre avec les députés le 22 novembre dernier à l’Assemblée nationale à Bangui, le docteur Ludovic Fiomona, expert VIH au Comité national de lutte contre le sida, a expliqué que seulement 15 000 malades ont accès au traitement, sur un financement du Fonds mondial, sur les 40 000 personnes qui sont dans le besoin.

A cause de sa coïncidence avec la fête nationale, le 1er décembre, la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida est célébrée en République centrafricaine le 3 décembre de chaque année.

 

 

BATANGAFO : LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE REPORTÉE À CAUSE DE L’INSÉCURITÉ

 

Batangafo, 03 décembre (RJDH)–Les festivités marquant le 54èmeanniversaire de la proclamation de la République centrafricaine,   célébrée le 1er décembre, ont été  reportées à une date ultérieure dans la ville de Batangafo (nord) à cause de l’insécurité.

« Nous avons reporté les manifestations parce que la population de la ville de Batangafo et des villages environnants vivent dans l’insécurité. Les activités seront programmées quand le calme sera revenu », a déclaré le sous-préfet  de la localité, Edmond Sacko.

Plusieurs entités se sont préparées pour ces manifestations. Bernard Yolo, directeur de l’école sous-préfectorale A et représentant des enseignants de la localité, a fait savoir que le collectif des enseignants est d’accord avec la décision du sous-préfet.

« La population de Batangafo vit dans l’insécurité depuis trois mois. D’après le constat, c’est la plupart du temps, pendant des évènements  de ce genre que la ville est victime des attaques des hommes armés, à l’exemple du 1er décembre 2010 », ajouté Bernard Yolo.

Depuis ces derniers mois, les villages qui entourent la ville de Batangafo font l’objet d’attaques d’hommes armés, basés à quelques kilomètres de la ville de Kabo. Cette bande commet des exactions sur la population.

 

BANGUI : LA POPULATION INVITÉE À JETER LES BASES DU DÉVELOPPEMENT DU PAYS

 

Boz à Bouar

 

Bangui, 03 décembre (RJDH)–Dans le traditionnel discours à la nation, à l’occasion de la célébration du 1er décembre, date de la proclamation de la République centrafricaine, le président François Bozizé, a demandé à ses compatriotes de ‘’rompre définitivement au passé et de serrer les coudes pour jeter les bases  d’un véritable  développement du pays’’.

 Le président centrafricain, qui a demandé à son peuple de ‘’garder espoir et de croire au destin du pays’’, pense que les prochaines cinquante années doivent donner à tous les Centrafricains, la volonté de rompre définitivement au passé et travailler au développement du pays.

François Bozizé est convaincu qu’en jetant un regard rétrospectif, « nous sommes appelés à tirer les leçons du passé et les erreurs qui ont jalonné notre parcours et retardé la marche de notre pays vers la paix, le progrès et la prospérité (…). Les erreurs ou les lacunes constatées doivent être corrigées, les acquis doivent être consolidés, capitalisés et jalousement préservés », a-t-il fait mention.

Abordant le sujet de la situation politique du pays dans son discours, le Président centrafricain se montre optimiste.  « Je me réjouis du consensus dégagé autour de l’épineux problème de la révision du code électoral ayant abouti à la création d’une autorité nationale des élections qui sera désormais chargée de gérer les futures élections en  République centrafricaine », a-t-il dit.

En ce qui concerne l’impatience de l’opposition pour l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir, François Bozizé a affirmé tenir « ma ferme volonté de maintenir le dialogue sur les grands sujets engageant la vie de la nation. Car,  c’est ensemble, au-delà de nos clivages que nous construirons un pays prospère où il fait bon vivre », a réitéré François Bozizé.

La vraie préoccupation des centrafricains en ce moment est celle de la sécurité. Le pays est confronté à des multiples rebellions nationales et étrangères dont les actions bloquent le développement socio-économique du pays.

Le président Bozizé a dit avoir pris conscience de la situation. Et, « C’est pour moi l’occasion, une fois de plus de tendre une main fraternelle aux compatriotes égarés qui continuent encore de perturber la quiétude de nos frères et sœurs dans certaines régions de notre pays, afin qu’ils puissent revenir sur le droit chemin ».

Le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants (DDR), le rebelle tchadien Baba-Laddé, et Joseph Kony et sa bande de l’Armée de résistance du Seigneur n’ont pas échappé François Bozizé dans son discours.

En parlant de l’économie, François Bozizé a mentionné les « performances économiques appréciables réalisées en 2011, avec un taux de croissance du PIB réel stabilisé à 3,13%. Cette performance a eu comme avantage  le satisfécit des partenaires techniques et financiers, justifié par la conclusion du programme de facilité élargie de crédit avec le Fonds monétaire international le 25 juin 2012 », a-t-il dit.

C’est la ville de Bouar (ouest) qui a accueilli le traditionnel défilé du 1er décembre 2012 commémorant le 54ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine.

 

BANGUI : UN CAS DE POLIOVIRUS SAUVAGE DÉTECTÉ À BÉGOUA

 

 

 vaccination contre la polio

 

Bangui, 03 décembre (RJDH)–Un nouveau cas de  poliomyélite  aurait été détecté au centre de santé de Bégoua, à la  sortie nord de la ville de Bangui. Un prélèvement a été fait et envoyé en Afrique du Sud la semaine passée, pour des analyses devant permettre de définir la nature de ce virus, a annoncé le directeur de la santé publique, le docteur Louis Namboua.

Le Dr Namboua a fait savoir que malgré les trois campagnes de vaccination de lutte contre la poliomyélite qui ont eu lieu, sur toute l’étendue du territoire centrafricain cette année, le polio virus  sauvage (microbe attrapé dans la nature à l’air libre) continue de faire des victimes.

« La victime  a quitté la ville de Bozoum (nord) pour venir s’installer dans la commune de Bégoua. Elle présentait des symptômes qui sont entre autres, la paralysie au niveau des deux  bras et des deux jambes. Des analyses sont en cours », a expliqué directeur de la santé publique.

Une nécessité de vaccin contre la polio s’impose

Le docteur Namboua a déploré le fait que le programme élargi de vaccination  (PEV), ne fonctionne que lorsqu’il y’a une campagne nationale de vaccination. « S’il n’y a pas d’activité, les enfants sont à la merci de la contamination, alors que ceux de zéro à cinq ans devaient recevoir l’antipolio, dès la naissance et la campagne ne vient que compléter », a-t-il relevé.

Il regrette également le fait que, selon lui, « l’intérêt de la vaccination n’est encore bien connu par le public. Il est important que la communauté locale soit impliquée totalement dans le processus de lutte contre le virus sauvage de la poliomyélite. La sensibilisation doit être intense et appliquée », a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs annoncé trois passages de vaccination contre la polio au cours de ce mois dans la préfecture de l’Ouham-Pendé et la région de Bangui.

D’après lui, le constat est que les enfants sont mal ou ne sont pas du tout vaccinés. C’est pourquoi il y a des poches de résistance. Il a ainsi demandé aux parents faire vacciner systématiquement leurs enfants en vue de barrer la route à cette maladie.

Auguste Bati-Kalamet

 

 

BERBERATI : DES FEMMES SE MOBILISENT POUR LUTTER CONTRE LE SIDA

 

ruban sida

 

Berberati, 03 décembre (RJDH)-Les femmes leaders de la ville de Berberati (ouest) viennent de mettre en place une association dans le cadre de la lutte contre le VIH/sida.

Selon la présidente de cette association, Lydie Josiane Talo, la mission assignée à cette plateforme est de sensibiliser  la population à la fidélité entre les couples, l’abstinence en milieu jeune et le dépistage volontaire, afin de réduire la vulnérabilité chez les personnes appartenant aux catégories sociales ciblées.

« Les personnes ciblées par nos activités sont les femmes au foyer, les jeunes garçons, les jeunes filles et les administrateurs ; parce que nous avons constaté que c’est quand les gens sont bien instruits, avec un peu de moyens financiers qu’ils sont le plus infectés », a-t-elle indiqué.

Ces femmes sollicitent l’implication des autorités locales et des partenaires au développement pour la réussite de leurs activités.

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