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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:25

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Bangui : l’ambassadeur de France parmi les déplacés internes du nord 

 

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Bangui, 21 novembre (RJDH)–A l’invitation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, a visité trois camps de déplacés internes dans la région de Batangafo et de Kaga-Bandoro (nord), le 15 novembre dernier. Celui-ci affirme être allé voir personnellement l’exécution des projets financés par la France en faveur de ces personnes vulnérables. Mais il dit avoir été impressionné par le courage et la dignité de ces victimes.

 

« Ce que nous avons vu sur place, c’était une grande situation de détresse, de souffrance. Mais face à cette situation, nous avons rencontré des hommes et des femmes qui font preuve d’un grand courage et d’une grande dignité », a indiqué Serge Mucetti dans un entretien exclusif avec le RJDH, le mardi 20 novembre à Bangui.

 

Les deux camps visités aux alentours de la ville de Batangafo, à savoir Bobazi et Kakouda, abritent environ 5 700 personnes qui ont quitté leurs villages, en partie détruits par des transhumants en février 2012. A Kaga-Bandoro, c’est le site de Nana-Outa qui accueille plus de 3 000 déplacés. Il s’agit des civils qui ont fui leur village pendant l’opération militaire des forces armées centrafricaine et tchadienne contre les positions des hommes du chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé, en janvier dernier. Leurs villages ont été pour la plupart détruits. Ces déplacés bénéficient de l’assistance humanitaire du CICR, sur un financement de la France, et d’autres organisations humanitaires.

 

Des sinistrés non désespérés

 

L’ambassadeur de France, qui était accompagné de M. Xavier Hénaut, attaché de coopération, témoigne avoir vu dans les deux premiers camps des personnes sinistrées mais qui sont pourtant pleines d’espoir. Des gens qui veulent, le plus vite possible, retrouver leur autonomie. « Ils considèrent que l’aide qui leur est apportée par le CICR, soutenu par des bailleurs de fonds, est une bonne chose, mais cela ne peut être que provisoire. Ils veulent rentrer chez-eux, ils veulent reconstruire leur maison, ils veulent cultiver leur champ, ils veulent que leurs enfants aillent à l’école, ils veulent que leurs anciens retrouvent leurs racines (…), ils veulent retourner le plus vite possible à des conditions normales d’existence », constate-t-il.

 

« Ceux du troisième camp (Nana-Outa) sont lassés d’avoir à reconstruire leur habitat, à chaque fois qu’il est détruit par des bandes armées, et ont pris la décision de s’établir dans ce camp et de la transformer en village », rapporte-t-il. Dans cet espoir de reconstruction, ces populations lointaines pensent tout de même à l’instruction de leurs enfants, malgré les conditions difficiles et le manque de structures d’accueil, de matériel et de personnel enseignants.

 

Dans un des camps visités, il existe une toute petite école construite en paille par des parents pour l’éducation de leurs enfants, avec un instituteur qui leur enseigne le français. Pour Serge Mucetti, c’est une ‘’Francophonie militante’’, une ‘’Francophonie énergique’’ et une volonté affichée qu’il faut encourager.

 

« J’ai pris l’engagement d’aider cette petite école (…). J’aimerais bien parrainer cette petite école parce qu’elle constitue vraiment un modèle, un symbole de la vitalité d’une population à travers l’accès au savoir et à la connaissance. Ils ont compris dans ce coin reculé de la brousse que pour s’en sortir, il fallait que les enfants aillent à l’école. C’est un symbole magnifique », estime-t-il.

 

Une mission à vocation sanitaire

 

Le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, le Dr Mirdad Kazanji faisait également partie de cette mission. Le but étant de constater également l’état sanitaire de la population déplacée afin d’éviter d’éventuelles épidémies.

 

« Dans le domaine scientifique et médical, il est connu qu’à chaque fois qu’il y a regroupement ou déplacement de la population, il y a un risque épidémique. On voit cela dans les cas d’épidémie du choléra. Typiquement par exemple en RCA, il y a eu pas mal de mouvements des populations dans le sud de la République démocratique du Congo et la Centrafrique, il y a eu l’épidémie du choléra, il y a deux ans », a précisé le Dr Kazanji.

 

Il a fait avoir qu’il existe un hôpital de MSF (Médecins sans frontières) dans la zone et qui prend en charge différents aspects médicaux, et avec qui l’IPB travaille pour améliorer la santé des personnes déplacées internes. « Nous avons, par exemple, cette année, détecté plusieurs cas de variole de singe qui circule dans cette région. Nous avons identifié pour la première fois ce type de virus dans le nord de la RCA grâce à cette collaboration MSF-Institut Pasteur dans ce contexte », a-t-il souligné. L’Institut Pasteur de Bangui entend, après cette visite, poursuivre la collaboration avec MSF, notamment en matière d’appui médical et matériel, de vaccins pour une meilleure couverture vaccinale des enfants.

 

Interrogé sur le but de la mission humanitaire qu’il se donne, l’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, a relevé qu’un ambassadeur n’est pas seulement quelqu’un qui vit dans son bureau de façon confortable. « C’est le représentant d’un pays qui doit aussi aller voir par lui-même, dans des camps, dans des quartiers, au milieu de la population près des réalités. Et la réalité il faut aller la constater, la considérer, l’approcher là où elle est », a-t-il relevé.

 

Par Jérémie Soupou

 

 

 

Bangui : une situation politico-sécuritaire critique en 2012 selon la société civile

 

Bangui, 21 novembre (RJDH)–La situation politique et sécuritaire de la République Centrafricaine est déplorable au cours de l’année 2O12. C’est le constat fait par Fulgence Zéneth, secrétaire général adjoint de l’Observatoire centrafricain de droit de l’homme(OCDH), lors d’un entretien avec le RJDH sur la question.

 

Pour lui, en 2012, la République centrafricaine a été exposée à une insécurité généralisée, notamment dans le nord, nord-est, le centre et le sud-est. Il fait allusion, en particulier, à l’occupation de certaines régions du pays par des rebellions étrangères telle que le Front populaire pour le redressement (FPR) du Tchadien Baba-Laddé et l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de l’ougandais, Joseph Kony, qui continuent de commettre des exactions dans le sud-est, malgré la présence des forces ougandaises, centrafricaines et américaines.

 

« Baba-Laddé, ce rebelle tchadien qui n’a jamais combattu dans son pays, mais qui s’est installé sur le territoire centrafricain. Il a commis des exactions. Malheureusement, il a été rapatrié vers son pays d’origine, et personne n’aborde la question des victimes. Ces derniers temps, on parle même de la possibilité de relaxer ses hommes qui avaient été arrêtés au cours d’un combat avec l’armée », déplore M. Zéneth

 

Pour lui, Baba-Laddé devrait répondre de tous les actes commis en République centrafricaine sur la population civile. Même s’il n’est plus sur le sol centrafricain, les défenseurs des droits de l’homme étudient encore la possibilité de saisir des instances sous-régionales, régionales ou continentales pour que celui-ci soit jugé.

 

Dans le sud-est, les attaques de la LRA se sont multipliées entre janvier et mars, compromettant la libre circulation des personnes et des biens. Malgré la présence des conseillers militaires américains et des forces armées ougandaises et centrafricaine, et « nos compatriotes qui habitent cette zone continuent de subir encore les affres de ce seigneur de guerre », regrette-t-il.

 

Les multiples attaques perpétrées par des hommes armés non identifiés aux alentours de la ville de Boali, à 90 kilomètres de la ville de Bangui, sont également à souligner. Dans ces événements qui terrorisent la population, il y a les bavures militaires. Il y a d’après certains éléments des forces de défenses et de sécurité qui outrepassent leur mission. « Récemment, un élément des FACA a poignardé une fille de 21 ans dans la ville de Kaga-Bandoro. Voilà autant de faits qui inquiètent les défenseures des droits humains », s’exclame-t-il.

 

En dehors de ces aspects soulignés par l’OCDH, l’intérieur du pays a été au cours de cette année, le théâtre de plusieurs attaques, de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé. Ce groupe armé a commis des exactions sur la population de Kabo, Bantagafo, Paoua, Markounda. Une source militaire avait confirmée la présence de ce groupe dans les villages de Koudé, Dougouzou et Alim, situés à environ 200 kilomètres de la ville de Bouar (ouest).

 

Le 15 septembre, les villes de Damara (75 kilomètres) et de Sibut (195), ont été attaquées par des dissidents de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ce qui avait fait fuir une partie de la population, et a également perturbé les activités économiques et sociales de ces villes.

 

Sur le plan politique, Fulgence Zéneth affirme que la situation est difficile. Toutefois il se réjouit, de la révision du code électoral centrafricain qui a connu la participation de toutes les forces vivent de la nation et pourrait garantir des élections moins violentes en 2016. « Plusieurs choses ont changé de manière fondamentale dans ce document et pourraient conduire les prochains processus électoraux, moins contestables », estime t-il.

 

Par ailleurs, il déplore l’absence de dialogue entre le gouvernement et l’opposition. « Nous pensons qu’il devait y avoir le dialogue permanent entre toutes les couches du pays, afin de mettre un terme aux problèmes qui minent le développement de la RCA », a-t-il ajouté.

 

Dans la même perspective, le 13 novembre, le coordonateur du Front pour l’annulation et la reprise des élections (FARE) avait demandé au pouvoir d’ouvrir un dialogue inter-centrafricain qui va réunir toutes les forces vivent de la nation pour discuter des défis auxquels le pays est confronté.

 

Par Belfort Gobou

 

 

Bria : Deux enfants tués par la méningite et deux autres hospitalisés

 

Bria, 21 novembre (RJDH)–Deux enfants de moins de cinq ans ont été tués, en début de semaine, par la méningite à l’hôpital préfectoral de la ville de Bria (centre). Deux autres sont encore hospitalisés au service de la pédiatrie à cause de la même maladie. L’information a été rendue publique le 20 novembre, par le major du service de la pédiatrie de cet hôpital, Clovis Ngassété.

 

« Nous avons hospitalisé neuf enfants dont quatre souffrent de méningite. Deux sont déjà décédés et les autres sont encore en observation », a expliqué Clovis Ngassété dans un entretien avec Radio Barangbaké.

 

En plus de la méningite, plusieurs autres maladies respiratoires ont été enregistrés parmi lesquelles la pneumonie. Une dizaine de cas a été détectée chez des enfants de zéro à cinq ans, a confié la même source.

 

Le major du service de la pédiatrie de l’hôpital de Bria a déploré l’ignorance des parents qui préfèrent soigner leurs enfants à base des médicaments traditionnels. « Cela entraîne des complications et le décès des enfants », a-t-il dit.

 

La prise en charge des enfants qui souffrent de ces différentes maladies fait défaut, parce que le service de la pédiatrie manque de moyens. « Nous ne disposons pas de matériels adéquats et des médicaments pour nous occuper des enfants qui souffrent de cette maladie », a-t-il déploré.

 

 

 

Boali : Les jeunes se mobilisent pour la sécurité

 

Boali, 21 novembre (RJDH)–Une vingtaine de jeunes de la ville de Boali se sont constitués en auto-défense pour assurer la sécurité dans cette localité et de lutter contre les actes de vol sur la falaise de Kassango, à la sortie de la ville sur l’axe Bangui. Le groupe a vu le jour depuis presqu’un mois.

 

« A Boali, le vol prend de l’ampleur et la falaise de Kassango est le lieu où se passe souvent cet acte de vandalisme. Certaines personnes mal intentionnées montent sur des véhicules pour voler les bagages des passagers. En plus, l’insécurité est fréquente dans la région ces quatre derniers mois. C’est pourquoi nous avons pris cette initiative pour mettre fin à ces actes », a expliqué le président de ce groupe, Gilbert Ali.

 

Ces jeunes, qui utilisent des machettes et des armes de fabrication artisanale, sillonnent la ville pendant la nuit pour appréhender les voleurs. « Nous avons attrapé un cambrioleur qui tentait de voler sur la falaise de Kassango, nous l’avons remis à la gendarmerie pour des enquêtes. Un autre a été également appréhendé avec un port volé à destination de Boali-chute », a indiqué Germais Ndoumbalai, un membre du comité des auto-défenses.

 

Nous demandons aux autorités locales de nous aider en nous donnons les moyens adéquates afin d’appuyer les forces de défense, car la sécurité de la population concerne tout le monde.

 

 

 

Boali : Faible couverture vaccinale dans les formations sanitaires

 

 

vaccination contre la polio

 

 

Boali, 21 novembre (RJDH)–Les formations sanitaires de la sous-préfecture de Boali (sud-ouest) ont connu une faible couverture vaccinale des enfants dans le cadre du programme élargi de vaccination (PEV) de routine, de janvier à septembre 2012. Ce problème est dû à l’accessibilité de certains centres de santé.

 

« Sur dix formations sanitaires que compte la commune de Boali, quatre seulement disposent d’un service du PEV. Ce qui occasionne le manque de mobilisation communautaire en faveur de vaccination de routine et une faible couverture géographique», a expliqué le médecin chef de l’hôpital de Boali, docteur Eloi Nicaise Boufoungou.

 

En plus du manque de mobilisation et l’ignorance des parents, le manque de personnel qualifié dans ce domaine pose un sérieux problème. Le docteur Eloi Nicaise Boufoungou, indique que les responsables du PEV sont tous des agents communautaires qui ont été formés sur le tas. D’où nécessité de les recycler dans le cadre de la vaccination.

 

En marge des difficultés qui freinent les activités de vaccination de routine, quelques progrès ont été relevés par le médecin-chef. « Il y a une forte implication du personnel de santé dans le PEV. On note également l’appui du comité de gestion qui aide le service en fournissant du matériel comme le pétrole et les mèches pour des lampes tempêtes », a-t-elle ajouté.

 

Les différentes catégories de vaccin sont disponibles dans les trois centres qui sont opérationnels. Mais les services ne sont pas totalement utilisés par les parents. L’implication des autorités locales, des leaders religieux et communautaires de la ville de Boali aux activités de vaccination de routine reste un défi à relever, selon des observateurs.

 

Les informations révèlent que c’est l’ignorance des parents de l’importance de la vaccination entraîne le non-respect du calendrier vaccinal des enfants.

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