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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 01:37

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 


Bangui : Témoignage d’une des victimes de la dernière attaque sur l’axe Sibut

 

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Bangui, 26 novembre 2012 (RJDH) – Dans son lit de malade à l’hôpital communautaire de Bangui, Rodolphe Guérémalé Wédane, chauffeur du préfet de la Ouaka (centre), Marthe-Lydie Yangba,  l’une des victimes de l’attaque d’une bande armée non identifiée sur l’axe Sibut, le vendredi 23 novembre, a témoigné ce lundi 26 novembre au RJDH, les circonstances de cet événement.


« Nous avions quitté Bangui, Mme le préfet, son aide de camp, le conseiller économique et moi-même, autour de 15 heures, à destination de Bambari. Arrivés  aux environs de 19 Kilomètres  de la ville de Sibut, nous avons été interceptés par une vingtaine de personnes  armées. Elles se sont reparties  en trois groupes. Nous avions franchi la première équipe, arrivés à la deuxième, ils ont commencé à nous tirer-dessus. Le  pare-brise avant de la voiture a été brisé ; ils ont tiré sept coups de  balle sur la portière de mon côté, sur le siège juste dernière ma tête », a-t-il relaté.


Il a ajouté qu’il y a eu des échanges  de tirs entre les assaillants et l’aide de camp du préfet pendant 45 minutes. Celui-ci a traversé la deuxième barrière ; mais après, sept hommes  sont sortis de la brousse et ont barré le passage. « J’ai voulu faire un  demi-tour, mais une autre groupe  a surgi et a troué les deux roues arrière du véhicule. Tous, nous avons abandonné le véhicule pour trouver refuge dans la brousse », a-t-il ajouté.


« Le préfet et le conseiller économique étaient dans leur coin. De ma cachette,  un élément m’a aperçu, puis trois autres ont surgi et m’ont demandé de me relever. Juste au moment où je voulais me relever, j’ai reçu deux balles dans le bras droit. Ils m’ont ensuite demandé de leur remettre mon arme, croyant que j’étais un militaire. Couvert de sang, ils m’ont traîné vers le véhicule et m’ont exigé de déballer les bagages», a relaté  M. Guérémalé Wédane.


Par ailleurs, pendant ce moment de dure épreuve, tous les passants, qu’ils soient à moto ou à pied étaient pris en otage. « Ils ont plusieurs fois tenté de faire fonctionner le véhicule, mais en vain.  Comme je saignais beaucoup, vers 18 heures, ils m’ont mis sur une moto et ont  ordonné au conducteur de prendre l’axe Bambari. Un officier de ce groupe armé m’a dit  qu’ils sont un groupe rebelle et non une bande de coupeurs de route avant de me dire de ne plus transporter des militaires », a-t-il expliqué.


A la question de savoir si le garde du corps du préfet était porté disparu au moment de l’attaque, le chauffeur a précisé que celui-ci est à la vie sauve et qu’il était venu lui rendre visite ce matin à l’hôpital communautaire.


A cause de son état de santé fragile, le RJDH n’a pas pu recueillir le témoignage de Mme le préfet de la Ouaka, Marthe-Lydie Yangba, grièvement blessée dans cette attaque, et actuellement à l’hôpital communautaire de Bangui pour des soins.

 


 

Bangui : La population dresse un bilan catastrophique de la traque à Kony


 

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26 novembre 2012 RJDH-RCA) - Depuis plus d’un an, une forte présence militaire internationale se trouve à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbmou (sud-est), où sévit la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony. Mais malgré cet intérêt mondial, l’on n’arrive toujours pas capturer le leader de la LRA, poursuivi par la Cour pénale internationale. Et cela indigne la population.


Pour la plupart des habitants de la ville d’Obo et autres, il est difficile de comprendre que malgré la présence de l’armée ougandaise, de l’armée centrafricaine (FACA) et des conseillers militaires américains, la LRA continue d’attaquer des villages aux portes mêmes des villes et des villages et que la population vive encore dans la peur et l’insécurité.


Ce point de vue est partagé par  le président de l’association des victimes de la LRA de la ville d’Obo, Gaétan Zangagoumé, joint ce lundi par le RJDH. « Le gouvernement nous disait qu’avec l’arrivée de forces ougandaises et centrafricaines, il  mettrait fin  aux exactions de la  LRA. Mais sur le terrain, la population continue de mourir », a-t-il dit.


Il relève que beaucoup de personnes se déplacent encore à l’intérieur de leur propre pays et ont peur de rentrer dans leur village d’origine, à cause de cette rébellion. La population a peur de vaquer librement à ses activités  de peur d’être kidnappée  par les éléments de la  LRA.


« Les américains ne combattent pas,  les militaires centrafricains sont sous-équipés, les ougandais ne font absolument rien sur le terrain et ne s’occupent que de leur business. La population vit toujours dans la peur après une année d’une forte présence militaire», a-t-il martelé.


Jean-Philippe Ndoko, un habitant la ville de Zémio toujours dans le sud-est, cette présence militaire est sans importance, parce qu’elle ne répond pas aux attentes de la, population qui est de voir Joseph Kony capturé et livré à la Cour pénale internationale. « Nous ne voyons pas l’importance de ces hommes. Pour nous, ils constituent encore plus une source d’insécurité, parce que certains d’entre eux persécutent encore la population », s’est-il indigne-t-il.


Aujourd’hui, la liberté de circuler est menacée parce que la population ne peut pas se déplacer au-delà de cinq kilomètres, malgré la promesse des forces tripartites qui ont annoncé un rayon de sécurité de 25 kilomètres. Mais pour la population, il est impossible, car les éléments de la LRA rodent toujours autour des villes et des villages.


Interrogées par Radio Zéréda, la plupart des personnes répondent que toutes les informations concernant la LRA ont été livrées aux forces armées, et pourtant cette rébellion continue d’opérer dans les rayons de moins de cinq kilomètres autour de la ville. « C’est ce qui est décourageant ! », s’est indignée une des personnes interrogées.


Il faut toutefois souligner que grâce à une opération de l’armée ougandaise, le numéro 4 de la LRA, le général Caesar Acellam,  a été capturé sur le sol centrafricain, le 13 mai 2012.


Le 20 avril 2012, l’organisation Human Rights Watch (HWR) avait publié un rapport sur les attaques perpétrées par la LRA en Centrafrique. Pour cette ONG « les attaques de ce groupe armé se sont intensifiées en République centrafricaine depuis le début de l’année 2012, mettant les populations  civiles des zones affectées dans une situation de nécessité urgente de protection ».


Le rapport soulignait également qu’entre janvier et mars 2012, la LRA a mené au moins 53 nouvelles attaques en RCA, au cours desquelles elle a enlevé 90 civils et en a tué neuf autres. Le nombre d’attaques dans le sud-est de la RCA a considérablement augmenté par rapport aux attaques signalées en 2011.


« L’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils », expliquait Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique à HWR.


Au cours d’une réunion de concertation organisée par le député suppléant de la ville d’Obo, Marie Angéline Anirafouyo, le 16 octobre dernier, les forces ougandaises et centrafricaines ainsi que les conseillers militaires américains sur le retard enregistré dans la capture de Joseph Kony et la neutralisation de la LRA.

 

Cette situation d’insécurité permanente a considérablement perturbé les activités socioéconomiques des populations de cette région. Le jeudi 22 novembre dernier, une personne a été tué et quatre autres enlevées au cours d’une attaque menée par la LRA dans la ville de Rafaï.

 


 

Birao : La population demande l’éloignement de la base militaire de l’hôpital

 

Birao, 26 novembre 2012 (RJDH) – Les habitants de la ville de la ville de Birao (nord-est) n’apprécient pas la position de la base des forces tripartites, à 50  mètres de l’hôpital préfectoral. Cette inquiétude a été exprimée par le collectif des agents de l’Etat affectés dans cette localité.


Ceux-ci demandent la délocalisation de cette base qui selon eux est une sortie d’insécurité pour eux et pour les patients qui ont peur de fréquenter l’hôpital. Il s’agit des forces armées centrafricaine, soudanaise et tchadienne qui assurent la sécurité des frontières des trois pays.


« Nous demandons l’éloignement de la base militaire qui se trouve proche de l’hôpital parce qu’à chaque détonation d’arme, les malades sont traumatisés et le personnel soignant est paniqué. En plus, les habitants de la périphérie de l’hôpital vivent dans la peur », a témoigné un membre de collectif qui a requis l’anonymat.


Cette réaction fait suite au dernier incident qui s’est produit entre les FACA et les forces tchadiennes  et qui s’est soldé par la mort de quatre soldats centrafricains.


Depuis près d’un an, une force tripartite composée de soldats centrafricains, tchadiens et soudanais sont basé à Birao. Leur mission est de sécuriser les frontières communes aux trois pays.

 


 

Paoua : Des ex-combattants sensibilisés à la réinsertion

 

 

symbolique de la RCA selon Forbes

 

Paoua, 26 novembre 2012 (RJDH) – Environ 400 ex-combattants de l’ancien groupe armés de  l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ont été sensibilisés sur le processus de la réinsertion, ce lundi 26 novembre.


Ces activités sont menées par une mission dirigée par le vice-président du comité de pilotage du programme Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR), Jean Jacques Démafouth. « La mission a pour objectif de sensibiliser les ex-combattants sur le processus de  réinsertion  et  leur enseigner comment ils doivent faire pour assurer la sécurité de leur localité », a fait savoir Antony Kaillé-Laoutou, conseiller en communication en matière de DDR.


Les démobilisés repartis en groupements agro-pastoraux  ont bénéficié d’une formation sur les techniques de l’agriculture et de l’élevage pour une meilleure gestion des groupements après la réinsertion.


« Il faut que ces démobilisés sachent que le travail du groupement concerne tout le monde. Ce n’est ni l’affaire d’une seule personne ni des responsables du groupement. Quand il s’agit de bénéfices obtenus après la vente des produits agro-pastoraux, il faut savoir partager à tous les membres du groupement», a jouté M. Kaillé-Laoutou.


Le secrétaire général du groupement  du village de Pougol, Aubin Berzokou, a fait savoir que les techniques apprises vont  permettre d’améliorer des techniques de travaux agro-pastoraux.


La mission a  d’abord sillonné le centre-nord, notamment la ville de Kaga-Bandoro, la semaine passée, avant d’arriver dans le nord-ouest du pays où elle a parcouru les villes de Boguila, Markounda et Paoua. Les démobilisés ont également été entretenus sur le VIH/sida et la notion de sécurité.

 


 

Bangui : Recrudescence du paludisme dans la région de Bouboui

 

Bangui, 26 novembre 2012 (RJDH) – Au centre de santé du village  de Bouboui, village situé à 45 kilomètres de Bangui sur l’axe Boali, on note une recrudescence du paludisme chez les enfants de moins cinq ans.  L’information a été donnée par  le chef du centre de santé de cette localité, Justin Lango Sengué.


«  Chaque jour, nous enregistrons cinq à six enfants  victimes de paludisme. Avec  les pluies qui tombent à répétition dans la région, nous pouvons enregistrer plus de dix enfants qui présentent les symptômes du paludisme  par jour», a-t-il expliqué.


Pour le chef de centre de Bouboui, ces cas de paludisme sont dus à la mauvaise utilisation des moustiquaires imprégnées, au non-respect des règles  d’hygiène dans certains ménages du village. Il a cité notamment le manque de latrines et la pollution de l’environnement.

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