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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 21:42

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : La pneumonie, principale cause de mortalité des enfants de zéro à cinq ans

 

 

pneumonie-poumons-alveoles.jpg

 

 

Bangui, 12 nov. (RJDH) – Environ 30 enfants de zéro à cinq sur 100, meurent de pneumonie en République centrafricaine, selon des sources médicales. Pour le Dr Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique de Bangui, l’ignorance de cette maladie par des parents est l’une des principales causes de cette situation.


Il a fait savoir que sur 100 parents, 75 ignorent cette maladie, et 25 en ont une idée.« Nous avons constaté que beaucoup de parents ne connaissent pas cette maladie. Certains la considèrent comme la toux et la grippe. D’autres préfèrent soigner  leurs enfants avec des médicaments traditionnels », souligne-t-il.


Connue comme une maladie infectieuse des poumons provoquée  par une bactérie ou par des virus, la pneumonie est l’une des maladies les plus dangereuses pour des enfants de zéro à cinq ans. Elle se manifeste par la toux et des difficultés de respiration avec le battement des ailes du nez.


Le Dr Gody signale également que 35 enfants sur 100 ont accès au vaccin contre la pneumonie et 25% autres suivent actuellement un traitement antibiotique.


En vue de faire connaître davantage cette maladie et en prélude à la journée de lutte contre la pneumonie célébrée ce lundi 12 novembre, le Réseau des Journalistes pour les droits de l’Homme(RJDH) en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF), a organisé du 5 au 9 novembre, un atelier de formation sur cette maladie à l’intention des journalistes venus de Bangui et de l’intérieur du pays.


Le but est de donner aux participants des connaissances de base sur la pneumonie, c’est-à-dire leur faire comprendre ses symptômes, ses modes de transmission, comment la prévenir, comment la traiter, entre autres. Ces connaissances vont permettre ensuite aux journalistes de mener une campagne plus efficace auprès de la population contre cette maladie.


Dans ce partenariat UNICEF-RJDH, une vaste campagne de communication sera faite dans toutes les radios communautaires sur la pneumonie, l’objectif étant de réduire le taux d’infection et de mortalité des enfants de zéro à cinq ans, liés à cette maladie.


Instaurée en 2009, la journée mondiale de lutte contre la pneumonie a pour but de sensibiliser les populations à la pneumonie en tant que problème de santé publique et de contribuer à la prévention de millions de décès évitables d’enfants qui surviennent chaque année.

 


 

Obo : Sécurité renforcée autour d’une école à cause de la LRA

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010-copie-1

 

 

Obo, 12 novembre 2012 (RJDH) – Des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) multiplient les patrouilles, depuis le samedi  autour  de l’Ecole catholique associée d’Obo (sud-est). Des rumeurs faisaient état de l’attaque de cet établissement par des rebelles de l’armée de résistance du seigneur (LRA), la semaine dernière. Selon l’armée, la sécurité des élèves sera assurée durant toute l’année scolaire.

 

Ce matin, les éléments des FACA de la mission régionale de l’Union africaine pour la lutte contre la LRA, se succèdent à cette école, et ce, de 6 heures 30 minutes à 12 heures.

 

« Nous allons maintenir ces éléments autour de cette école pour donner aux élèves l’occasion de terminer sans inquiétude, l’année académique 2012-2013 », a affirmé le lieutenant Justin Bilal, coordonnateur centrafricain des opérations des FACA sur le terrain.

 

Le jour de cette rumeur, le mercredi 7 novembre, une partie de la population de la ville d’Obo était prise de peur. Des cas de déplacement de personnes ont été aussi signalés.


Par ailleurs, une mission des cadres militaires américains de lutte contre la LRA, basée en Ouganda, devrait arriver dans les prochains jours en Centrafrique pour échanger avec les autorités du pays sur une meilleure façon d’impliquer l’armée centrafricaine dans la lutte contre la LRA.

 


 

Mboki : Une personne morte dans une attaque d’une bande armée

 

RCA sud Est

 

 

 

Mboki, 12 novembre 2012 (RJDH) – Une personne a trouvé la mort et trois autres ont été blessées, le  11 novembre, dans une attaque d’une bande armée non identifiée,  au village de Kanango, à 15 kilomètres de la ville de Mboki (sud-est).Les victimes sont des passagers remorqués sur des taxis-motos, en provenance de la ville d’Obo et à destination de Mboki.


D’après les témoignages d’un des conducteurs de taxi-moto, victime de cette attaque, les hommes armés étaient au nombre de trois et avaient tiré sur le véhicule des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) qui suivait.


Selon ses explications, le passager qui est mort sur-le-champ a reçu la balle au moment où il est descendu de la moto et voulait repartir vers le véhicule militaire pour se protéger. C’est donc dans sa course qu’il  a été atteint.


Au cours d’une réunion qu’il a présidé ce lundi, le maire de la ville de Mboki, Marie-Claire Ndjada, s’est inquiété de ces attaques qui ciblent des véhicules militaires censés assurer la sécurité de la population.

 


 

Kaga-Bandoro : Des victimes d’accusation de sorcellerie témoignent leur malheur

 

 

RCA hydrographie nord ouest

 

 

Kaga-Bandoro, 12 novembre 2012 (RJDH) – Des victimes de violence physique liée  à l’accusation de la sorcellerie ont témoigné leur malheur, le samedi 10 décembre à l’envoyé spécial du RJDH dans la ville de Kaga-Bandoro (nord).

 

C’était à l’occasion  d’une campagne de sensibilisation sur la prévention des violences liées aux pratiques de charlatanisme et de la sorcellerie (PCS), organisée  par le projet de renforcement d’un Etat de droit (PRED) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Réseau des journalistes pour les droits de l’Hommes (RJDH).


« J’ai subi toutes sortes de violences de la part de mes voisins.  La plus récente est celle où j’ai été accusé d’avoir envoûté un enfant. Je me suis plainte au commissariat pour demander aux  autorités de faire venir mes agresseurs pour que l’affaire soit traitée en justice, mais ceux-ci ont refusé de répondre à la convocation », a expliqué Charlotte Blagué, une victime.

 

Une autre personne qui a requis l’anonymat, indiqué qu’elle est traumatisée à cause de la torture subie, toujours pour accusation de sorcellerie.  « Un jour, j’ai tentée de me suicider, c’est une autorité communale qui  m’a sauvé la vie, parce que je ne peux pas supporter de vivre dans cette situation », a-t-elle ajoutée.

 

Une  femme d’une quarantaine a elle aussi témoigné  avoir perdu sa  mère dans la même situation. Celle-ci qui a été battue à mort parce qu’elle était accusée de sorcellerie.


Durant une semaine, le RJDH en partenariat avec le PNUD ont mené une campagne de sensibilisation de la population sur les violences liées aux pratiques de charlatanisme et de sorcellerie dans les villes de Bossangoa (nord) et de Kaga-Bandoro.

 

 

 

Batangafo : Vers la fin des conflits entre éleveurs et agriculteurs

 

 

éleveurs foulani-30-oct-2011

 

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Batangafo, 12 novembre 2012 (RJDH) – Après sa mise en place le 3 septembre dernier, le comité mixte composé des éleveurs et des agriculteurs se met à l’œuvre pour trouver des moyens devant permettre d’arrêter les conflits entre les deux communautés. Ce comité sillonne les différentes communes pour mettre en place des cellules de gestion des crises.

 

Ces cellules sont représentatives des deux communautés. Composés de huit membres ces cellules ont la même mission, celle de prévenir et de gérer les crises entre éleveurs et agriculteurs.

 

Le 10 septembre, l’équipe de Marc Déléro, président du comité de gestion des crises, a procédé à l’installation de la cellule de gestion des crises de la commune de Wassi. Cette cellule est présidée par un agriculteur, Thomas Dawé, secondé d’un éleveur, Mahamat Yacoub. Ceux-ci seront appuyés de deux conseillers et de deux rapporteurs, postes équitablement répartis entre les deux communautés.

 

Ainsi, les deux parties ont accepté, à l’unanimité, de créer une zone agricole d’un rayon de 5 kilomètres autour des villages et d’une zone d’élevage au-delà de ce périmètre. Les deux communautés ont été invitées au strict respect de ces zones, afin d’éviter d’éventuels confits.

 

Le comité poursuivra cette mission dans toutes les cinq communes de Batangafo. A compté du 25 novembre prochain, le comité mettra en place des cellules des communes de Dédé, d’Ama et de Bakassa. Le comité a fixé la date butoir des opérations au 3 décembre.

 

A Batangafo, il ne se passe jamais une saison sèche sans qu’éleveurs et agriculteurs s’affrontent. Les derniers accusent les premiers de détruire leurs champs avec leurs troupeaux de bœufs. Ces problèmes se soldent souvent par des cas de mort d’hommes.

 

 

 

Bangui : Des policiers et des gendarmes initiés à la protection des droits humains

 

 

képi

 

 

Bangui, 12 novembre 2012 (RJDH) – Afin d’améliorer le traitement des affaires liées aux pratiques coutumières, le Conseil danois pour les réfugiés (DRC), avec l’appui de l’Union Européenne, a entamé la formation d’une  soixantaine de policiers et de gendarmes à Bangui.

 

« Il faut que les agents de la police judiciaire puissent prendre conscience de la gravité de la situation. La première porte d’entrée des accusés et des présumés coupables, c’est la police et la gendarmerie. Il faut qu’ils soient en mesure de protéger ces personnes vulnérables », a souligné Célestin Lotomo, directeur de l’école nationale de la police centrafricaine.

 

Selon lui, « la population est toujours prête à porter des jugements traditionnels sur des présumés sorciers, voleurs, féticheurs, sans attendre que la justice fasse son travail, ce qui est une violation des droits humains », a-t-il ajouté.

 

De son côté, l’expert juridique nationale auprès de DRC, Gervais Ngovo, souhaite que les forces de l’ordre mènent des enquêtes dans le respect et la dignité humaine.  Car le traitement des personnes accusées de sorcellerie ou de fétichisme en campagne laisse à désirer.

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