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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 00:02

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Des centaines de cas de pneumonie en 3 mois dans le 3ème arrondissement


enfant-avec-pneumonie.jpg

 

 

Bangui, 06 novembre (RJDH) –Le centre de santé urbain de Mamadou-Mbaïki (3ème arrondissement de la ville Bangui), a enregistré 950 cas de pneumonie, chez les enfants de zéro à cinq ans, entre août et octobre de l’année en cours. Une sensibilisation quotidienne s’effectue pour la protection des mineurs.


 « Nous recevons plus de cinq cas de toux aiguë chaque jour chez les enfants de zéro à cinq ans. Cette maladie est dangereuse pour la croissance nutritionnelle des enfants. L’enfant vomit tout ce qu’il a mangé durant la journée, entre autres le lait maternel », a expliqué Blandine Hetman, major à la maternité de Mamadou-Mbaïki.


Elle poursuit en disant que chaque matin, « nous sensibilisons toutes les mères d’enfants qui se présentent à la consultation. Nous leur parlons du danger  mortel qu’apporte  la pneumonie, en commençant par les signes cliniques, entre autres les difficultés respiratoires, la convulsion ».


« Mon enfant est pal. Il ne mange ni ne boit et il a des difficultés respiratoires. Il avait perdu la connaissance pendant trois heures, mais il a été sauvé grâce à l’intervention  du personnel du  centre de santé de Mamadou-Mbaïki », a confirmé Claudine Kpalème, commerçante au marché de km5.


Pendant ce temps, quinze journalistes des radios communautaires des provinces et de Bangui, sont en initiation du 5 au 9 novembre, sur le traitement de l’information sur les maladies liées à la pneumonie. Ce programme conduit par le Réseau des journalistes pour les droits de)l’homme est financé par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).


« La pneumonie est une maladie mortelle, qui s’attaque au système nerveux et respiratoire de l’enfant. La maladie se transmet par voie orale, d’une personne à une autre », a expliqué le docteur Modeste Hoza, directeur de la communication au ministère de la santé qui intervient dans cette formation, aux côtés de Dr Jean-Chrysostome Gody, directeur du Complexe pédiatrique de Bangui.


L’objectif de cette rencontre est de donner aux journalistes la possibilité de comprendre davantage la maladie de la pneumonie, en vue d’une communication plus efficace pour un changement de comportement chez la population.


Le Dr Hoza, souhaite que les informations sur cette maladie soient vulgarisées auprès des communautés centrafricaines. «Nous avons un besoin pressant en communication. Les journalistes sont sensés étendre les messages concernant la pneumonie pour la faire connaître au grand public », a-t-il dit.


« Le ministère de la santé attend voir nos ménages bien informés sur les problèmes de santé primaire, afin que la population puisse contribuer elle-même à l’amélioration de sa santé », a-t-il ajouté.

 


 

Bangui : Divergence de points de vue sur les travaux sur l’avenue des Martyrs

 

 

trous de l'avenue de la honte 3

 

 

Bangui, 06 novembre (RJDH)–Les avis de la population divergent sur les travaux engagés depuis plusieurs semaines sur l’avenue des Martyrs, la principale artère de la ville de Bangui. Des simples usagers, aux opérateurs économiques, l’on n’est pas sur la même longueur d’onde à propos de ces travaux.


Chez les conducteurs de taxi, « c’est un ouf de soulagement, mais dommage que ces travaux ne concernent uniquement l’avenue des Martyrs, alors que l’état des routes est déplorable dans toutes les artères de la capitale », a mentionné Faustin Sélébiro, un conducteur de taxi.


L’avenue des Martyrs est la principale avenue qui relie l’aéroport de Bangui M’Poko au centre-ville. Julien, un banguissois qui est venu regarder comment se font les travaux, pense que le « les  gouvernements avaient négligé cette avenue qui pourtant montre les toutes premières impressions de la République centrafricaine aux étrangers qui arrivent dans le pays ».


Les travaux en cours consistent à enlever les anciens goudrons, à creuser des trous en profondeur pour y compacter une couche de latérite d’y remettre du goudron. C’est l’entreprise Général entretien routier (GER) qui est chargé de son exécution. Le coût de l’exécution des travaux ni le délai ne sont connu.


Pour des optimistes, il faut savoir apprécier les choses à leur juste valeur. « Si depuis plus de 30 ans, les régimes qui se sont succédé ne sont  pas arrivés à entreprendre de tels travaux, il faut dire que les efforts sont en train d’être déployés et ces efforts méritent d’être appréciés », a affirmé Térence Moya, étudiant à l’Université de Bangui.

 


 

Bossangoa : Des présumés sorciers encore victimes de violence de la population

 

Bossangoa, 06 novembre (RJDH)-Des actes de violence sur des personnes accusées de sorcellerie ou de charlatanisme sont loin d’être bannis dans la ville de Bossangoa (nord). En guise de lutte contre ce phénomène, une campagne de sensibilisation s’est tenue ce 6 novembre dans la ville, pour amener la population à prendre conscience du danger que représente cette pratique dans un Etat de droit.


 Difficile d’obtenir des données statistiques fiables sur le nombre des personnes victimes de la justice populaire après être accusées de sorcières ou de charlatanisme. Mais la quasi-totalité des personnes mobilisées pour la compagne de sensibilisation ont néanmoins déclaré avoir vu ou entendu parler des personnes victimes de la justice populaire à cause de la sorcellerie ou du charlatanisme.


Le président du tribunal de grande instance de  Bossangoa, Jean-Vidal Damas, reconnaît la  recrudescence de la justice populaire sur des personnes accusées de sorcelleries ou de charlatanisme. Il explique que la plupart des victimes sont des personnes démunies et des vieillards, mais la justice n’est pas restée indifférente.


« Au niveau de la justice, nous travaillons à base des preuves. En l’absence de celles-ci, nous détenons provisoirement les présumés sorciers, puis nous les libérons, faute de preuves et au bénéfice de la présomption d’innocence. Par ces faits, la population pense que nous les protégeons et c’est pourquoi, elle préfère souvent se faire justice, au lieu de les envoyer devant les juridictions compétentes », relève-t-il.


Joseph Yé, un religieux, a encore la bonne mémoire du dernier cas qu’il a connu. « C’était une veille femme qu’on avait traîné d’un petit village à l’est de Bossangoa jusqu’à la gendarmerie. Après des moments de détention et faute de preuve, la gendarmerie avait décidé de la relaxer. Une fois dehors, tout le quartier s’était levé et s’est rué sur elle pour la torturé. Finalement, elle avait succombé à ses blessures », a-t-il raconté à l’envoyé spécial du RJDH qui prend part à la sensibilisation.


Pour le président du tribunal de grande instance de Bossangoa, il est souhaitable que le  gouvernement et les structures de défense et de protection des droits humains sensibilisent la population pour qu’elle abandonne ces pratiques.


Cette campagne de sensibilisation qui va se dérouler dans le nord, est une activité du Projet de renforcement de l’Etat de droit (PRED), financé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

 


 

Bangui : Bientôt la reprise des cours à l’INJS

 

Bangui, 06 novembre (RJDH)–Le gouvernement et les élèves étudiants de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) de Bangui semblent trouver un terrain d’entente, suite à la grève déclenchée depuis le 30 octobre dernier. Le gouvernement a promis de verser une partie des 10 mois de retard de  bourse aux étudiants.


 Le ministère de l’éducation nationale a promis de décaisser 37 millions de FCFA, pour satisfaire une partie des revendications des étudiants. « Le ministère nous a rassuré que les papiers sont déjà au niveau du trésor public. Nous attendons le décaissement, mais pour l’instant, nous ne pouvons pas mettre un terme à notre mouvement de grève », a affirmé un leader des grévistes.


Pour celui-ci, « si tout se passe bien, les cours reprendront dans la semaine ». L’INJS est une branche du ministère de l’Education nationale qui forme les enseignants de la matière scolaire des épreuves physiques et sportives (EPS).

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