Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)
Bangui : Présence de Baba-Laddé signalée à Ippy
Bangui, le 27 août 2012 (RJDH) – Le chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé, serait basé avec quelques-uns de ses hommes dans la région d’Ippy (centre-est), a annoncé une autorité administrative de cette localité, jointe par le RJDH ce lundi. Le groupe armé se trouve au village de Babengué, à 5 kilomètres de la ville.
« Depuis qu’il est chassé de Kaga-Bandoro par les forces armées centrafricaines et tchadiennes, certains de ses éléments se sont repliés à Ippy et il (Baba-Laddé) les a rejoints la semaine passée. Ils sont à cinq Kilomètres et viennent souvent acheter de la nourriture au centre-ville », a indiqué la même source.
D’après cette autorité, Baba-Laddé a fait irruption dans la ville le samedi 25 août dernier et a annoncé qu’il souhaitait reprendre les négociations avec le gouvernement centrafricain. Il a par la même occasion exprimé son intention de reprendre les attaques contre les civiles, si le gouvernement ne répondait pas incessamment à son appel.
En février dernier, une coalition des forces armées centrafricaines et tchadiennes avait attaqué les positions de Baba-Laddé dans le centre-nord de la RCA. Alors que l’on affirmait du côté des autorités que ce groupe était mis hors d’état de nuire, plusieurs éléments du chef rebelle tchadien se sont dispersés à travers le pays et continuent à faire des exactions.
Depuis, des attaques d’hommes armés se multiplient sur le territoire centrafricain. Pour la plupart des personnes, c’est le groupe de Baba-Laddé qui tente de reprendre ses positions.
Bangui : Le DDR va prendre un peu de temps pour la CPJP
Bangui, le 27 août 2012 (RJDH) – Le président du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Abdoulaye Issène, a déclaré qu’il faudra encore un peu de temps pour que ces éléments bénéficient du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).
Cette déclaration a été faite le lundi 27 août dans un entretien avec le RJDH, deux jours après la signature de l’accord de paix globale avec le gouvernement centrafricain qui a eu lieu le 25 août à Bangui.
« Il y aura d’abord entre autres l’élaboration de la liste des anciens combattants, puis sa vérification, sa ré-vérification, le regroupement des éléments, le désarmement pour arriver à la réintégration. Mais l’étape la plus importante qui vient d’être franchie est la signature de l’Accord de paix global de Libreville, ce que nous venons de faire », affirme-t-il.
Interrogé sur l’effectif des combattants de la CPJP qui bénéficieraient de ce programme, Abdoulaye Issène préfère le garder secret. « Cette question est du domaine militaire si bien que je ne peux pas donner des détails sur les troupes sur le terrain », dit-t-il.
S’agissant du retard enregistré dans les négociations qui ont abouti à la signature de la l’Accord global de paix, le président de la CPJP répond que l’idée était de débattre avec le gouvernement tous les points « pour qu’il n’y ait pas de partie qui se sente lésée ».
Le leader de la CPJP apprécie l’apport du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (BINUCA) dans la réussite des négociations. « Cette institution a joué un rôle important pendant la crise, au moment des négociations, durant la signature de l’Accord global de paix. Nous osons croire qu’elle nous conduira jusqu’à la réintégration du dernier élément de la CPJP dans sa famille et communauté », a-t-il souhaité.
Boali : Un calme précaire dans la ville en dépit d’une présence militaire renforcée
Boali, le 27 août 2012 (RJDH) – Une partie de la population de Boali s’inquiète toujours de la sécurité, en dépit du renforcement du détachement militaire. Mais pour d’autres, cette forte présence militaire est le signe d’un retour progressif au calme après de nombreuses attaques d’hommes non identifiés.
« Le calme n’est pas du tout revenu dans la ville de Boali. C’est un calme précaire. Nous sommes des cultivateurs, mais nous ne pouvons plus vaquer librement à nos activités, de peur d’être enlevé par ces bandes armées », a témoigné un chef de famille sous couvert de l’anonymat.
José Ndoh, un habitant de la ville de Boali souhaite que les forces de défense et de sécurité pourchassent les hommes armés qui manœuvrent dans les villages périphéries. « Nous souhaitons que les patrouilles militaires ne se limitent pas seulement dans la ville de Boali. Les éléments des FACA doivent poursuivre ces hommes armés dans les villages où ils ont commis des exactions, afin de mettre fin à cette situation d’insécurité », souhaite-t-il.
Nombreux sont ceux qui espèrent que les patrouilles militaires peuvent calmer la situation. « Les jeunes de la zone, en collaboration avec les éléments de FACA, ont pu arrêter un des bandits qui s’était échappé. Nous pensons que son arrestation va permettre aux autorités de retrouver les traces des autres complices et mettre fin à cette insécurité », témoigne Jean-Louis Ndouga.
D’après les informations, le présumé coupeur de route qui a été blessé le mercredi 22 août par un groupe de jeunes constitué en auto-défense, à sept kilomètres de la ville de Boali, a été arrêté, le samedi 25 août, au centre de santé du village de Bogula, alors qu’il cherchait à soigner ses blessures.
Depuis plus d’un mois, un groupe d’hommes armés non identifiés ont attaqué des villages périphériques et la ville de Boali, où des personnes ont été tuées d’autres ont été enlevées, des biens de la population ont été également emportés.
Bangui : David Simpson en liberté provisoire ou acquitté ?

Bangui, le 27 août 2012 (RJDH) – Alors que le ministère des affaires étrangères anglais annonçait la libération du pilote britannique de Safari Cawa, David Simpson, accusé de meurtre de 13 personnes dans un chantier minier à Bakouma (sud-est), cette information n’est pas officielle à Bangui.
« Je sais que pour des raisons de santé, David Simpson, a été mis en liberté provisoire. Depuis ce temps il n’est pas revenu. Mais je ne suis pas informé de sa libération», a indiqué un gardien de la prison de Ngaragba.
La même source explique que pour le moment le propriétaire de la Safari CAWA, Eric Mararv, et la dizaine d’employés centrafricains suspectés dans cette affaire se trouvent toujours en prison.
Selon d’autres sources dignes de foi, la libération de David Simpson serait négociée par le gouvernement britannique auprès des autorités centrafricaines. Mais cela échappe encore à la justice, car même la défense de la société Safari Cawa affirme ne pas être informée de cette libération.
David Simpson fait partie des 13 personnes soupçonnés d’être à l’origine du meurtre de 13 à personnes à Bakouma et placées sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba depuis le mois de mars.
Ndélé : Difficile de s’approvisionner en vivres à cause de la pluie
Ndélé, le 27 août 2012 (RJDH) – Le prix des denrées alimentaires est en hausse sur le marché de la ville de Ndélé (Nord est), depuis le début de mois d’aout suite à des pluies diluviennes qui s’abattent à répétions sur la ville.
« Le prix des vivres et surtout celui du manioc qui est l’aliment de base est en hausse. La petite cuvette de manioc qui coutait 3000 FCFA, aujourd’hui se vend à 4000 FCFA à cause des précipitations qui peuvent prendre parfois quatre jours, empêchant les cultivateur de faire sécher le manioc », a indiqué Achta Ibrahim, commerçante au marché central.
Anita Michelle, commerçante s’inquiète de la viande de bœuf dont la quantité n’est pas suffisante pour toute la population locale. Selon elle, pendant la saison des pluies les éleveurs peulhs quittent la Centrafrique avec les troupeaux de Bœufs, pour revenir que pendant la saison sèche. « Ce déplacement des peuls a fait que les bouchers abattent par jour un seul bœuf au lieu de trois bœufs pendant la saison sèche », a-t-elle ajouté.
La même source déplore la difficulté de s’approvisionner en vivre des populations des communes de Gbagbali à 57 kilomètres, Tihiri à 80 kilomètres et Mïamani à 120 kilomètres, sur l’axe Chari, à la frontière Centrafrique-Tchad.
Bambari : Caritas initie la population à la lutte contre la pauvrété
Bambari, le 27 août 2012 (RJDH) – Les moniteurs et les animateurs de l’ONG catholique, Caritas de Bambari (centre) ont été entretenus du dimanche 26 au lundi 27 août, sur les techniques d’auto-prise en charge, afin de sensibiliser la population à la lutte contre la pauvreté.
Selon coordonnateur du Caritas de Bambari, Sed-Gérard Tockoro, les participants ont été initiés aux techniques d’élaboration de microprojets communautaires, la conception d’un projet et sa mise en œuvre, comment obtenir des résultats. « Cette technique constitue un moyen de lutter contre la pauvreté », a-t-il dit.
Au total 46 animateurs et moniteurs qui ont pris part à cette formation auront pour tâche de sensibiliser les paysans à adhérer aux techniques enseignées afin de faire reculer la pauvreté dans la sous-préfecture de Bambari.
Kaga-Bandoro : Des éleveurs attaqués par des bandits
Kaga-Bandoro, le 27 août 2012 (RJDH) – Trois éleveurs peulhs affirment avoir été attaqués le dimanche 26 août, par des hommes armés non identifiés, aux environs de 12 heures, au village de Yamissi, sur l’axe Ouandogo (centre-nord).
« Nous étions allés acheter des bœufs pour venir revendre à Kaga-Bandoro. A notre retour un peulh nous a annoncé qu’il venait d’être attaqués, à deux kilomètres du village de Yamissi, par des bandits armés », a expliqué joseph Balaboyo, bouchers au marché de Kaga-Bandoro.
Dans cette attaque, les éleveurs auraient perdu des bêtes.