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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 01:35

 

 

 

 

carte-de-la-vakaga

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Portrait de la rébellion Baba-Laddé

 

 

 

baba laddé gl

 

 

Bangui, 20 août 2012 (RJDH) –  Depuis le début du mois de juillet, une série d’attaques commises par des groupes d’hommes armés non identifiés, sont signalées dans le nord et l’ouest de la République centrafricaine.  La plupart de ces attaques sont souvent attribuées, par les victimes, aux éléments du groupe du Front populaire pour le redressement(FPR),  du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé. C’est pourquoi le RJDH se propose de faire le portrait de ce groupe qui serait à l’origine de l’insécurité dans le pays.


Le  FPR a été créé par Abdel Kader Baba-Laddé, un ancien élément des forces de l’ordre tchadiennes. Ce dernier entre en rébellion le 15 octobre 1998 contre le régime du président Idriss Déby Itno. Mais c’est en 2006, au Darfour (Soudan), qu’il crée le FPR.

 

L’objectif de ce groupe armé, selon son promoteur, est de  défendre et protéger les intérêts des peulhs, (une population minoritaire qui a pour activité principale l’élevage tant au Tchad qu’en Centrafrique). Le second objectif est d’unir tous les groupes islamistes, auxquels il appartient.


Après plusieurs affrontements avec l’armée tchadienne, Baba-Laddé, qui s’oppose au régime  du président Idriss Déby,  sera  arrêté par les forces tchadiennes. Mais il va réussir à  s’échapper.

 

A cause de la porosité des frontières centrafricaines, le FPR trouve refuge sur ce territoire  et va occuper la partie nord et centre-nord de la République centrafricaine. Il recrute des jeunes désœuvrés qui commencent à faire des exactions sur la population.

 

Un rapport du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, mentionne un total de  22 000 personnes déplacées, du fait des exactions  de cette rébellion.


Le gouvernement centrafricain a entrepris plusieurs fois des négociations diplomatique, à travers le médiateur de la République afin que Baba-Laddé et ses hommes retournent dans leur pays. Mais toutes ces tentatives n’ont donné aucun résultat.

 

En février 2012, une coalition des forces armées centrafricaines et tchadiennes lance un assaut conjoint contre les positions dans le centre-nord. Cette attaque va occasionner la dispersion de ce groupe armé à travers le pays. Depuis ce jour, des attaques d’hommes armés se multiplient sur le territoire centrafricain. Pour la plupart des personnes,  il s’agirait du FRP de Baba-Laddé qui tenterait de reprendre position en RCA.

D’après les informations, le chef rebelle tchadien aurait déclaré que sa nouvelle ambition est de renverser le régime du président tchadien, Idriss Déby Itno.

 

 

 

Birao/Kaga-Bandoro : La population apprécie à sa manière l’aide humanitaire

 

Bangui, 20 août 2012 (RJDH) – À  l’occasion de la  Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année le dimanche 19 août (l’événement aura lieu  à Bangui le mercredi 22 août), le RJDH consacre une série d’articles sur cette question. Nous avons d’abord voulu tâter le pouls des populations desservies par des organisations humanitaires, et recueillir ensuite les témoignages de quelques travailleurs humanitaires. Aujourd’hui, nous vous proposons “l’analyse des bénéficiaires de l’aide humanitaire dans le centre-nord et le nord-est, une région frappée par la crise alimentaire.


Dans la préfecture de la Vakaga (nord-est) où 45 000   personnes sont frappées de la crise  alimentaire depuis trois mois, l’action humanitaire est sévèrement critiquée. La population de Birao, chef-lieu de la préfecture, affirme ne pas comprendre qu’aucune assistance humanitaire n’ait été envisagée pour la soulager, en cette période de crise.

« Dans les autres pays, les humanitaires réagissent vite face à ce genre de situation, et on se demande pourquoi rien est fait en notre faveur depuis que la crise alimentaire a été signalée. Nous n’avons rien à manger et les enfants meurent de faim», a déploré un notable de mairie qui a requis l’anonymat.

 

Dans le domaine de la santé, les interventions sont également limitées. Une mère de famille explique que l’ONG International Médical Corps(IMC) appuie de temps en temps les centres de santé en médicaments. « Mais cela n’est pas suffisants parce que certains centres de santé  ne disposent presque pas de produits pour faire face à des maladies telles que le paludisme, la diarrhée, etc. qui tuent les enfants ; alors que les structures humanitaires qui œuvrent dans ce domaine sont présentes  à Birao ».


Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, on compte également de nombreuses personnes déplacées internes qui ont fui les villages à cause des exactions des éléments du chef  de  rebelle tchadien, Baba-Laddé. Pour ce faire, ces personnes sont aussi tributaires de l’aide  humanitaire. Dans cette région, l’aide semble plus efficace.


« Les interventions humanitaires ont été très bénéfiques pour la population. Car des gens ont été soignés gratuitement par des ONG comme IMC, l’International  Rescue Commette. Ils ont reçu et reçoivent encore des la nourriture  distribuées par le Programme Alimentaire Mondial », a témoigné Jean Claude Mamadou, chef du quartier Baïpou, à Kaga-Bandoro.

 

La population cite aussi la distribution par le Comité international de la Croix-Rouge, il y a deux semaines, de la nourriture et d’autres outils tels que des ustensiles de cuisine, des couvertures des bâches, etc., aux déplacées.


La  journée mondiale de l’aide humanitaire a été instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en référence à l’attentat, du 19 août 2003, au Siège de l’ONU à Bagdad, en Iraq, qui a causé la mort de 22 membres du personnel de l’organisation. Les célébrations sont faites à travers le monde en date du 19 août.

 

 

Bouar: Les jeunes tentent de réparer les routes à travers la ville

 

Bouar, 20 août 2012 (RJDH) – Les jeunes de la ville de Bouar (ouest) se mobilisent  pour réparer les routent qui relient les différents quartiers. Ces routes sont en état de dégradation avancée à cause de la saison des pluies.


« Cette dégradation des routes freine la circulation. Nous lançons un appel au ministère des travaux publics, de répondre au besoin de la population, en nous appuyant à réparer les routes »,  a fait savoir Benoit Fodé, un de jeunes initiateurs de cette activité.


Selon lui, l’état des routes est plus dégradant que pendant la saison sèche. « C’est pourquoi nous sommes obligés de remplir les trous qui se trouvent  sur les différentes  voies afin de faciliter la circulation ».


Le pont qui relie le marché central   au quartier  Stotk, est inondé par les eaux du cours d’eau  de Gouma. Le passage est difficile sur cet axe pour les conducteurs de motos et des  véhicules, voire  les piétons.

 

 

 

Ndélé : La mairie lance une campagne d’assainissement de la ville

 

Ndélé, 20 août 2012 (RJDH) – Les autorités locales entendent mener une campagne de sensibilisation contre l’insalubrité dans la ville de Ndélé (nord-est). L’annonce a été faite au cours d’une réunion qui a eu lieu le  dimanche 19 août.


Le premier Adjoint au Maire de la commune de Dar-El Kouty, Mahamat Ngano, a indiqué qu’« une mission est confiée aux différents chefs de quartiers qui doivent informer la population sur le nettoyage de leur concession, avant le 25 août, sous peine de sanction».


«Les chefs de quartiers et de villages seront  interpellés au cas où le nettoyage n’est pas fait par leurs  populations », a précisé   Mahamat Ngano.


A l’issue de la réunion, le sous-préfet de la ville de Ndélé, Emmanuel Yabana, a fait savoir qu’une  délégation mixte  constituée des forces de l’ordre et de la police municipale sera mise en place pour suivre l’application de cette décision.

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