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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:40

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui Etablissement des relations diplomatiques entre la RCA et le Sud Soudan

 

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Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – La République centrafricaine et le jeune Etat du Sud-Soudan ont décidé d’établir des relations diplomatiques. L’acte a été signé par les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de ces deux pays auprès des Nations-unies, à savoir Charles Armel Doubane de la RCA et Francis Mading Deng du Sud-Soudan, le mardi 21 novembre à New York.

Le communiqué conjoint signé des deux diplomates et dont le RJDH a reçu une copie, précise que les deux pays se conforment « aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations-unies et aux principes du droit international, notamment sur le respect et la promotion de la paix et la sécurité internationale, l’égalité entre les pays, la souveraineté nationale, l’indépendance, les traités internationaux, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays ».

D’après le document, les deux pays ont décidé d’établir ces relations au niveau des ambassades, selon les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961.

Avec la signature de ce document qui marque le début officiel des relations diplomatiques entre la République centrafricaine et le 54ème Etat africain, l’on s’attend, dans un avenir proche, à la nomination d’un Ambassadeur de Centrafrique auprès du Sud-Soudan et d’un ambassadeur sud-soudanais auprès de la Centrafrique.

Avant l’établissement de ces relations diplomatiques, un incident avait provoqué la fermeture temporaire de la frontière entre les deux Etats, le 17 octobre dernier dans le sud-est de la République centrafricaine. Les éléments des Forces armées centrafricaines basés à la frontière avaient saisi des armes de guerre et de la drogue sur des ressortissants sud-soudanais le 10 octobre.

Cette opération avait créé une tension entre les autorités des villes frontalières. Mais la frontière a été rouverte quelques jours plus tard après une réunion entre les autorités locales des régions concernées qui ont réglé l’affaire à l’amiable.

Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance le 9 juillet 2011 et devient le 54ème Etat africain. Il a été reconnu par l’Organisation des Nations-unies le 27 juillet de la même année.

 

NDLR : La RCA étant un pays qui partage une frontière avec le Sud-Soudan, il est parfaitement anormal que ce ne soit que maintenant seulement que Bangui établisse des relations diplomatiques avec Juba. C'est caractéristique de la bozizie


 

Bangui : Difficiles conditions d’études

 

classe centro

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les conditions d’études en Centrafrique sont précaires depuis le début de la rentrée scolaire 2012-2013. A Bangui comme dans les provinces, les écoles primaires et secondaires éprouvent d’énormes difficultés qui handicapent le bon déroulement des activités académiques. La grève des enseignants contractuels observée depuis trois semaines vient aggraver la situation.

Après la tentative malheureuse de négociation entre le ministère de l’éducation et le collectif des enseignants contractuels, ceux-ci ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à une solution favorable, c’est-à-dire que le gouvernement donne son accord de principe pour leur intégration dans la fonction publique.

« Le ministère nous a fait savoir que nous sommes pris en compte par la fonction publique au mois d’octobre. Mais aucun papier ne justifie cette affirmation. C’est ce qui nous a beaucoup plus choqué parce qu’on se croyait déjà intégrés, alors que c’était un faux espoir », a expliqué un enseignant contractuel qui a requis l’anonymat.

Les enseignants contractuels, représentés en majorité dans les établissements primaires, ont suspendu les enseignements pour se faire écouter. « D’après la ministre de l’éducation, chargée de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Annie Gisèle Nam, notre intégration est prévue dans la loi des finances 2013. Ainsi, nous n’allons reprendre les activités que si la promesse se réalise », a fait savoir un autre membre du collectif.

A Boali (sud-ouest), l’Association des parents d’élèves (APE), de l’école mixte de Bouboui, située à 45 kilomètres de Bangui, a décidé le jeudi 22 novembre, après une assemblée générale, de prendre en charge quatre enseignants contractuels affectés dans cette école afin qu’ils reprennent les activités, en attendant l’aboutissement des négociations avec le gouvernement.

« Chaque parent- d’élève doit verser une somme de 200 FCFA à la fin du mois pour permettre au bureau de l’APE de payer ces enseignants contractuels », a expliqué le président de la l’APE de Bouboui, Michel Tanga.

Du côté du ministère de l’éducation, le chargé de mission en matière de l’enseignement et de la formation, René Patrice Ouanékponé, a expliqué que les enseignants contractuels sont pris en charge par le gouvernement dans le budget de l’année en cours. Et qu’il était juste une question de patience parce que le processus suit son cours pour la sortie de l’arrêté d’intégration.

« Le dossier d’intégration des enseignants contractuels formés sur financement de la Banque Mondial est en cours. Il était question de vérifier et d’identifier les enseignants qui sont présents. Car certains sont décédés et d’autres ont abandonné l’enseignement pour d’autres activités », a-t-il dit.

M. Ouanékponé a expliqué que les arriérés de salaires de ces enseignants, à partir du mois d’octobre 2012 leur seront versés, quand l’arrêté qui les intègre sera disponible. Il s’agit d’environ 3000 personnes.

Malgré tout, depuis trois semaines, à l’intérieur du pays comme à Bangui, les enseignements ne sont assurés par les quelques enseignants permanents, obligés de fusionner les classes pour occuper les enfants en attendant la reprise des contractuels.

Manque d’enseignants qualifiés et d’infrastructures

En marge des enseignants contractuels, les difficultés que rencontrent la majorité des écoles primaires et secondaires sont entre autres l’insuffisance des enseignants qualifiés et le manque de bâtiments, de tables-bancs, de matériels didactiques.

Trois mois après la reprise officielle des activités pédagogiques au titre de l’année scolaire 2012-2013, les élèves de la ville de Birao (nord) n’ont toujours pas repris le chemin des classes à cause du manque d’encadreurs.

« Les enseignants affectés à Birao ont refusé de regagner leur poste. Ceux-ci trouvent comme prétexte l’insécurité », a expliqué un notable de la ville, joint par le RJDH. Il a par ailleurs dit qu’il s’indigne de la politique du gouvernement et du ministère de tutelle en particulier, parce que « chaque année, au lieu de neuf mois, nos enfants ne font que trois mois de cours ».

A Zémio, à cause du maque de bâtiments, les élèves suivent les enseignements sous des arbres. D’après le témoignage recueilli par le correspondant du RJDH dans cette localité, une ONG humanitaire présente dans cette région a promis de réhabiliter le hangar construit en bambou afin de permettre aux enfants d’être à l’abri du soleil.

« L’initiative est bonne, mais ce n’est pas une garantie ; car lorsqu’il pleut, nos enfants ne peuvent pas étudier. En plus, il n’y a pas des tables-bancs. Les élèves sont assis sur des bancs fabriqués à l’aide des troncs d’arbres »,a indiqué un membre de l’APE.

Dans la commune de Bimbo 3, le collège de la paix, l’unique établissement secondaire de la localité, est abrité par une maison en location dans un état débridé. « Nous voulons réhabiliter les bâtiments, mais le propriétaire de la maison s’y oppose », a témoigné un membre de l’APE.

Le manque d’enseignants qualifiés se fait également sentir dans les établissements scolaires de la capitale. De ce fait, les salles de classe sont surchargées, mettant les enfants dans des conditions d’études critiques. A l’école Malimaka, dans le 5ème arrondissement par exemple, les élèves s’asseyent à même-le-sol pour suivre les enseignements.

Le chargé de mission, qui a reconnu l’insuffisance des enseignants et les problèmes d’infrastructures scolaires dans certaines régions du pays, a indiqué que le second volet du projet financé par la Banque Mondiale, prendra en compte la construction et l’équipement de bâtiments scolaires dans les zones post-conflits. Il a fait savoir un projet de construction de 50 bâtiments scolaires, financé par la coopération japonaise est en cours pour la rentrée académique prochaine.

V. Béro

 

Bangui : La Centrafrique enterre un défenseur des droits de l’homme

Lambert Zokoezo

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les obsèques officielles de maître Lambert Zokwezo, Magistrat et le tout premier avocat de Centrafrique, ont eu lieu ce matin à Bangui. Fondateur de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH), il s’est éteint à Paris le 10 novembre dernier. Il est l’un des figures emblématiques de la lutte pour le respect des droits de l’homme en République centrafricaine.

Lambert Zokwezo qui s’est éteint à l’âge de 70 ans, a consacré la moitié de sa vie à la lutte et à la défense des droits humains. Il totalise 35 ans au barreau de Centrafrique. Un anniversaire qu’il a d’ailleurs célébré dans son lit d’hôpital à Paris, trois jours avant son décès.

Interrogés sur cet homme, plusieurs Centrafricains disent regretter sa disparition. Beaucoup disent que malgré qu’il ne soit plus, ses œuvres témoigneront toujours sa présence dans la société centrafricaine.

« Zo kwe zo », que l’on peut littéralement traduire par « tout homme est un homme », est aussi la devise de la République centrafricaine, promue par le père fondateur de ce pays, Barthélémy Boganda. Pour certains, ce nom avait effectivement influencé ce qu’il était devenu dans la vie : Un activiste des Droits de l’Homme.

Pour Evariste Armel Bondadé, secrétaire général de l’OCDH, la mort de Me Zokwezo n’est pas synonyme de celle de l’organisation dont il est le fondateur. « C’est depuis plus de 5 ans que Me Zokwezo n’intervient plus directement dans les activités de l’OCDH, à cause de sa santé. Mais l’équipe qu’il a mis en place a travaillé, travaille et travaillera », dit-il.

Dans sa famille, les mots manquent pour exprimer la disparition de cette figure. « C’est un baobab qui est tombé. Ce ne sera pas facile pour nous, mais nous allons tenir le coup et nous ne l’oublierons jamais », témoigne Marie Christiane Yombo, la sœur cadette de Zokwezo.

Me Lambert Zokwezo était évacué en France depuis 2007 à cause de santé fragile. Il est mort le 10 novembre dernier. Ses obsèques ont eu lieu devant plusieurs autorités politico-administratives, des militants et des activistes des droits de l’homme.

 

Kaga-Bandoro : Une fille échappe à la pendaison pour s’être opposée à un mariage forcé

Kaga-Bandoro, 23 novembre 2012 (RJDH) – Une fille âgée de 17 ans failli se faire pendre, le jeudi 22 novembre, au quartier Socada à Kaga-Bandoro (centre-nord), pour s’être opposée à la décision de ses parents de la marier, contre son gré, à un prétendant.

« La fille a subi deux jours de torture de ses parents. Ils l’ont privé de la nourriture durant ces deux jours et lui ont promis la mort, si elle refusait de se marier à cet homme qui s’est présenté à la famille. Ensuite, elle a été conduite dans la brousse par trois membres de la famille pour y être pendue »,a témoigné un habitant du quartier qui a requis l’anonymat.

Informée de la situation, la gendarmerie s’est déportée sur les lieux et a réussi à mettre la main sur les auteurs de ceux-ci et a ouvert une enquête pour faire la lumière sur l’affaire. « Nous les avons surpris alors qu’ils étaient en train de ligoter la main de la fille », a expliqué un élément de la gendarmerie.

La même source affirme que les auteurs et les parents de la victime seront mis à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes. « C’est un crime qui mérite une sanction », a-t-elle ajouté.

 

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