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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 01:40

 

 

 

 

Romano Prodi recadré par le Premier ministre malien

 

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APA Bamako (Mali) 2012-11-28 15:16:58Des propos de Romano Prodi, envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahel, soutenant qu’une action militaire au nord du Mali « n’est possible qu’à partir de septembre 2013 » ont été relativisés par le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, lors d’un entretien enregistré à Paris et diffusé mercredi à la mi-journée par la télévision malienne.

Au cours d'un point de presse conjoint à Rabat, avec le ministre marocain des Affaires étrangères Saad Eddine El Otmani, l'envoyé spécial onusien avait affirmé qu'une intervention internationale au Mali n'était possible « qu'à partir de septembre 2013, et dans une moindre mesure, dans six mois ».

Ces propos « ne reflètent aucunement les vues de la France, ni celles du Mali », a rétorqué le Premier ministre malien à la suite d'un entretien qu'il venait d'avoir mardi, au Quai d'Orsay à Paris, avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Selon Cheick Modibo Diarra, les affirmations de Romano Prodi sont d'autant plus à relativiser que des pays africains, comme le Nigeria, se sont dits prêts à mettre « toute leur armée » au service du recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali.

Le Premier ministre malien n'a, pour sa part, pas donné d'indication précise sur le début d'une éventuelle intervention internationale contre les groupes islamistes armés qui occupent depuis huit mois trois régions nord du Mali.

Mais il a invité les médias à se garder de « conclusions » hâtives, soulignant que l'ancien président du Conseil des ministres italiens avait également été l'auteur de déclarations pour le moins surprenantes selon lesquelles les Touaregs constituaient une « minorité marginalisée » au Mali.

Par ailleurs, Cheick Modibo Diarra s'est exprimé sur les raisons de sa visite à Paris, excluant en cela tout lien entre son séjour et la présence, au même moment dans la capitale française, d'une délégation d'indépendantistes touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Il a plutôt situé sa visite dans le cadre d'une tournée visant à obtenir la poursuite de l'appui de tous les partenaires pour une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies en vue du déploiement d'une force internationale contre les groupes armés du nord Mali.

« C'est dans ce contexte que je suis venu rendre visite aux amis, en France ici, et nous en avons profité évidemment pour toucher à tous les points de l'actualité », y compris l'enlèvement du Français Alberto Rodriguez Léal, », a-t-il déclaré.

 

 

 

L'Afrique centrale veut se doter d'un réseau sous-régional de lutte contre la corruption  

 

CEEAC

 

APA Libreville (Gabon) 2012-11-28 15:33:04 - Les institutions en charge de la lutte contre la corruption dans la sous-région de l'Afrique centrale veulent se constituer en réseau, afin de mieux combattre ce fléau qui constitue l’une des principales entraves au développement des pays de la sous-région.

‘'La corruption étant un crime transfrontalier, nous avons pensé que la combattre en vase clos ne donnerait pas les meilleurs résultats'', a expliqué le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite (CNLCEI) du Gabon, M. Vincent Lebondo Le-Mali.

‘'Il y a beaucoup d'avantages à tirer de ce réseau. Le travail en synergie rendrait les Etats plus forts'', a affirmé M. Lebondo Le-Mali, dans une interview en marge de l'atelier de validation du rapport sur l'étude de faisabilité réalisée dans la perspective de la création dudit réseau.

‘'Le réseau est un organe de plaidoyer et de lobbying à travers lequel les membres centraliseront l'information de la sous-région'', a-t-il dit, ajoutant : ‘'il y a plus à gagner en donnant à cette structure la taille d'une agence anti-corruption, à l'exemple de celle du Gabon et du Cameroun. 

‘'L'objectif principal du réseau consiste à vérifier si tous les Etats ont ratifié les conventions et si après cette ratification les agences anti-corruption ont été mises en place. Si elles existent, il faudrait s'ouvrir aux différentes agences, puisque toutes sont supposées être indépendantes pour permettre une circulation fluide de l'information'', a-t-il expliqué. 

Selon le président de la CNLCEI, il existe déjà des réseaux des agences nationales d'investigation financière en charge de la lutte contre le blanchiment des capitaux et de la lutte contre le terrorisme. 

‘'La zone d'Afrique centrale est la dernière du monde où le réseau est inexistant'', a-t-il observé.

Co-organisé par la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), le Bureau sous-régional de la CEA pour l'Afrique centrale (BSR-AC), la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de l'Union africaine/Conseil consultatif sur la corruption (AU-BAC), l'atelier de Libreville doit adopter la feuille de route pour la mise en place du réseau ainsi que les deux principales recommandations de l'étude de faisabilité. 

Celles-ci concernent la mise en place d'un Comité de pilotage chargé d'élaborer les projets de textes fondamentaux du réseau (statuts, règlement intérieur et financier, code d'éthique et plan d'opération). 

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