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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 01:03

 

 

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Allocution prononcée par Adolphe NDOUBA

 

Paris 30 mars 2013

 

 

 

Chers amis, chers compatriotes, amis de la Presse,

 

Le 15 MARS 2003, le général BOZIZE entré en rébellion renverse le régime démocratique du feu Président Ange Félix Patassé ;


Le 24 MARS 2013, 10 années après, le régime de BOZIZE est à son tour chassé par une autre  rébellion celle de la COALITION SELEKA ;


La communauté Internationale, ainsi que tous les pays amis de la République Centrafricaine ont diversement apprécié ce changement. Partant de simples condamnations, à la prise de sanctions contre ce pays, la RCA semble être mise au banc du concert des Nations.


Mais au-delà de toutes ces réactions, Nous, Diaspora Centrafricaine établie en France et ailleurs, prenons acte du changement intervenu récemment dans notre pays et Déplorons toutes les souffrances infligées à nos pauvres populations notamment à celles vivant dans les zones rurales;


Nous condamnons les pillages organisés dans les domiciles des particuliers, dans  les locaux des Organisations non Gouvernementales et dans ceux des rares entreprises installées dans notre pays.


Nous déclarons notre ferme attachement à l’alternance démocratique comme unique voie d’accession au pouvoir et Exigeons des Autorités nouvellement installées  d’opérer un retour immédiat à l’ordre légal dans le respect de l’esprit des Accords de Libreville.


La république Centrafricaine vient de faire une fois de plus un bond en arrière, tandis que d’autres pays du Continent s’acheminent résolument vers la catégorie des pays dits émergeants.


Le tissu industriel  qui était déjà quasiment inexistant a été totalement mis à sac, plongeant ainsi le pays vers une ère inconnue de nos mémoires.


Basée à plus de 85% sur l’agriculture, notre économie devra faire subir à la population plus de 20 années d’inlassables efforts pour atteindre un indice acceptable au plan mondial.


La confiance des investisseurs qui s’était déjà complètement effritée en raison des pratiques locales ne reviendra pas de sitôt, car depuis ces dix dernières années, notre pays a été placé à haut risque en matière d’affaires et tient une bonne place dans le classement des pays les plus corrompus au monde.


Tandis que le plus grand nombre arrive péniblement à faire un repas par jour, une petite minorité s’arroge tous les droits aux postes de responsabilité, aux soins de santé, à l’éducation et à la richesse. Cela n’est plus acceptable !


Lorsque le mode de gouvernance d’un pays n’est conforme à aucune déontologie, lorsqu’il ne répond à aucun principe de justice et de solidarité sociale, il fait le lit à toute forme de soubresauts ; l’histoire des peuples nous  édifie sans cesse sur cette affirmation…


Les causes de notre mal ne viennent donc pas d’ailleurs, elles se trouvent dans nos propres cœurs, et se traduisent dans nos comportements ! Il est grand temps d’y apporter les corrections qui s’imposent, afin de transmettre aux générations futures une culture d’amour et de construction, plutôt que celle de l’exclusion et de la destruction.


Nous ne voulons pas devenir le premier pays à transformer l’homme en arme de destruction massive !....


Toujours porté à bout de bras, notre pays aurait pu faire l’économie de ces multiples retours à la case « départ », si les résolutions des multiples concertations, et autres médiations avaient été appliquées par nos dirigeants ! De nombreux pays amis sont venus à notre chevet en temps de crise… Mais rien n’y a fait !


L’occasion nous est donnée ici de rendre un hommage appuyé à leurs excellences les Président DENIS SASSOU NGUESSO du Congo Brazzaville, IDRISS DEBY ITNO du Tchad et ALI BONGO du Gabon et de les remercier pour les inlassables efforts qu’ils n’ont cesse de déployer pour endiguer les crises récurrentes en Centrafrique.


Nous remercions notre terre d’accueil, et pays ami de toujours, La France, pour  sa  position nouvelle prise depuis le sommet de l’OIF à Kinshasa, relative à ses relations avec les pays africains…


Nous la remercions pour les appuis multiformes qu’elle a toujours apportés à la République Centrafricaine, et l’exhortons, dans l’intérêt supérieur de notre peuple meurtri dans sa chair depuis plus d’une décennie, à œuvrer pour un retour rapide de ce pays dans la grande famille mondiale.


Nous lançons un cri du cœur à tous nos partenaires au développement, multinationaux et bilatéraux, et les appelons au devoir de solidarité, ainsi qu’à celui de l’assistance à PEUPLE en PERIL ;


A nos frères démocrates d’Afrique, qui sont en ce moment même à nos côtés, vous venez de confirmer l’essence de nos traditions qui veut que l’incendie qui s’est déclaré sur une toiture en paille sera combattu par les habitants de tous les villages environnants. Merci pour votre présence.

 

Enfin, et pour en terminer,


Le comité ad’ hoc de la diaspora est très inquiet au regard des risques d’une fracture sociale engendrée par les évènements dans notre pays.

Ainsi, par ma voix,


elle déclare qu’elle n’a aucune vocation à encourager quelque division que ce soit entre les filles et les fils d’un même pays. La diversité culturelle, ethnique, régionale et confessionnelle  constitue à nos yeux un facteur d’enrichissement.


C’est autour de ces valeurs, promues dans le respect des Libertés et des règles démocratiques, que notre nation se soudera.


A ce propos, il convient ici de demander avec insistance aux nouvelles Autorités en place en Centrafrique la convocation immédiate d’une CONFERENCE NATIONALE INCLUSIVE qui permettra à tous les Centrafricains toutes confessions et appartenances confondues, de réfléchir  ensemble sur les moyens à mettre en œuvre, afin de pousser le pays sur la voie de la relance ;


 La conférence Nationale Inclusive aura également pour mission de METTRE EN PLACE, ENSEMBLE, LES INSTITUTIONS QUI  DIRIGERONT LE PAYS PENDANT LA DUREE DE LA TRANSITION, et de définir la feuille de route qui s’imposera aux acteurs de cette transition que nous souhaitons très brève.


Conformément à l’Esprit des Accords de Libreville, nous engageons les nouvelles Autorités à demeurer dans une parfaite logique d’arbitrage et de neutralité, de sorte que les Partis politiques qui ont pour vocation de prendre en main la direction du pays, puissent jouer pleinement leur rôle dès la fin de la transition.


La Diaspora s’impliquera pleinement au cours de ces prochaines assises dans la mise en place d’UN OBSERVATOIRE qui s’emploiera à l’évaluation et au suivi des résolutions adoptées.

 

 

Je vous remercie.

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