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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 01:20

 

 

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Le 24 mars 2013, soit dix ans, jour pour jour après la prise du pouvoir par le général François Bozizé, la République centrafricaine connaissait un changement de régime. Cette révolution acclamée par la population mettait ainsi fin à la dictature bozizéenne.


François Bozizé, qui s’était présenté aux centrafricains le 15 mars 2003 comme le sauveur, après avoir renversé Ange Félix Patassé, allait plus tard revêtir le manteau d’oppresseur oubliant sa promesse : « Je suis venu sauver le peuple centrafricain. Et après, ma mission s’arrête là. » Mais les aléas de la politique et les ambitions personnelles en décidèrent autrement et cet ardent chrétien, qui entourait son pouvoir de références religieuses, annonça en décembre 2004 qu’à l’appel du peuple, il n’avait « d’autre choix que d’obéir » et de se présenter à l’élection présidentielle de 2005. Vox populi vox dei, dit le latin. Le général putschiste qui n’aura pas compris que la voix du peuple, qui n’est pas la sienne, est la voix de Dieu l’apprendra à ses dépens. Michel Djotodia prenait ses responsabilités pour écourter la souffrance du peuple centrafricain.

 

La France, pays colonisateur en prenait acte et la communauté internationale condamnait mollement cette révolution des œillets à la centrafricaine ; un message qui laisse transparaitre clairement que Michel Djotodia est arrivé en libérateur.

 

Néanmoins, en réactions aux actes de pillages, des sanctions ont été prises par les États-Unis d’Amérique notamment la révision de leurs soutiens financier à la République Centrafricaine ;

L’Union Africaine a également sanctionné, selon ses principes, les artisans de la révolution, pis, elle a suspendu le pays de ses instances.

 

On ne bat pas un bébé affamé qui pleure.

 

Considérant que la République Centrafricaine sort d’un coma ;

Vu que les populations sont suffisamment éprouvées par des années de paupérisation galopante ;

Observant que les sanctions de ce genre n’ont jamais rien résolu en Afrique et notamment en pareille situation, et que de surcroit ce sont les populations qui en payent le lourd tribut ;

 

Le MAIRE recommande la levée immédiate de toutes les sanctions pour permettre au peuple centrafricain d’amorcer dans la quiétude et la sérénité les défis nouveaux et se tourner résolument vers la dynamique de cohésion nationale qui sera lancée par la Séléka.

 

Par ailleurs, nous exhortons les bailleurs de fonds à voler urgemment au secours de cette nation convalescence pour lui éviter une « hémorragie ».

 

Certes, Jean Ping, l’ex président de la commission de l’Union Africaine disait : « Il n’y a pas de bon coup d’État » mais l’antithèse de cette affirmation nous amène à soutenir que face

  

 

à l’assassinat de la démocratie, les coups d’État ne peuvent que se relever démocratiques surtout quand ils ont l’onction du peuple dans sa majorité tel que fut le cas en Côte d’Ivoire

le 24 décembre 1999 quand le Général Ibrahima Coulibaly dit IB, évitait à notre pays le chaos.

 

En conséquence, au nom du Mouvement d’Actions pour l’Intégration et le Renouveau (MAIRE), nous voudrions saluer cette prise de responsabilité de la Séléka et lui apporter notre soutien inconditionnel.

 

Aussi, voudrions-nous encourager Michel Djotodia à rapidement amorcer les grands défis qui l’attendent ; la sécurité des personnes et des biens, la réconciliation et surtout le respect des accords de Libreville, gage de l’unité nationale.

 

Toutefois, et en définitive, considérant que l’histoire est un témoignage, et que c’est dans l’adversité, mais aussi dans l’exercice du pouvoir et de ses responsabilités que les hommes révèlent leur nature profonde, nous voudrions encourager Son Excellence Michel Djotodia à respecter ses promesses jusqu’à la fin de sa mission, car comme le dit la Sainte Bible : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu […] En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. », d’où la puissance de la parole qu’il ne faut jamais trahir.

 

 

Vive l’Afrique digne et libre,

 

Dieu bénisse la République centrafricaine

 

 

 

Fait à Accra, le 27 Mars 2013

Pour le MAIRE

Le président

Ex Porte-parole et chef du cabinet privé du

Général Ibrahima Coulibaly dit IB


Ben Rassoul TIMITE

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