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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 01:30

 

 

Martin Ziguélé affiche

 

 

Une importante rencontre a eu lieu ce dimanche 16 janvier 2011 dans un hôtel à Bobigny (93) entre la Direction fédérale de campagne du candidat Martin Ziguélé conduite par Antoine Jérémie Nam-Ouara et Romuald Ngbalé et le Comité de soutien de celui-ci piloté par l'ancien ministre Clément Bélibanga qui en est le Président et l'ex Conseiller spécial et porte-parole de la présidence Prosper N'douba, son Vice-Président. Le Président du Comité des Sages du MLPC, Hugues Dobozendi prenait également part à cette réunion de campagne qui a permis la présentation aux nombreux particpants du programme politique, économique et social du candidat Martin Ziguélé ainsi que sa profession de foi. La rencontre a permis de nombreux et enrichissants échanges avec les compatriotes autour du projet du candidat Ziguélé que la plupart des participants ont trouvé réaliste et conforme aux aspirations légitimes des Centrafricains.

Depuis le démarrage de la campagne électorale, le candidat Martin Ziguélé a déjà tenu meeting mercredi et jeudi dernier à Boda et Mbaiki, suivi samedi dernier par Nola, Berbérati et Carnot. ce dimanche, il devait se rendre à Mobaye, Bangassou, puis Bambari, Bria et Ndélé.

A Berbérati, la population qui a réservé un accueil complètement délirant à Martin Ziguélé l'a assuré qu'elle savait déjà pour quel candidat elle allait massivement voter et qu'il ne s'en fasse pas, qu'il ne dépense pas inutilement de l'argent pour revenir les voir. S'il n'y a pas bourrage d'urnes, on voit déjà qui va mordre la poussière dans cette ville. Tout un programme...!

Ci-dessous, la déclaration du Comité de soutien du candidat martin Ziguélé. 

Rédaction C.A.P

 

DECLARATION DU COMITE DE SOUTIEN A MARTIN ZIGUELE,

CANDIDAT AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES

DU 23 JANVIER 2011

 

Paris, le 16 janvier 2011

 

Malgré les observations légitimes émises par les candidats de l'opposition à l'élection présidentielle concernant la mauvaise préparation et les nombreuses violations du Code électoral par le Président François Bozizé et le président de la Commission électorale, le régime de Bangui a tenu coûte que coûte et de façon unilatérale à aller aux urnes le 23 janvier 2011.

 A cet égard, en prélude à sa conférence de presse du lundi 10 janvier dernier pour le démarrage de sa campagne électorale, notre candidat Martin Ziguélé a tenu à exprimer clairement ses inquiétudes et à dégager ses responsabilités en prenant toute la communauté nationale et internationale à témoin quant aux graves dysfonctionnements de la CEI et au fait que les conditions techniques, sécuritaires les plus élémentaires pour la tenue d’une élection crédible n’étaient pas réunies. Pour preuve, quarante-huit heures à peine après l’ouverture de la campagne électorale, les candidats du parti MLPC de la Haute-Kotto et de la Vakaga qui se rendaient dans ces préfectures pour battre campagne ont été arrêtés, maltraités, dépossédés de leur véhicule et détroussés par des hommes armés appartenant sans doute à une des rébellions qui écument la région. Cet incident dont la gravité n’échappe pourtant à personne n’a jusqu’ici suscité une quelconque réaction ni des autorités de Bangui ni des représentants de la communauté internationale. De même, plusieurs cas de violations du Code électoral et du Code de bonne conduite par le parti KNK sont quotidiennement enregistrés mais cela n’émeut personne à Bangui.    

C’est donc fort de ce contexte que le candidat Martin Ziguélé a solennellement déclaré avec gravité au sujet du présent processus électoral, « qu’en dépit des accords politiques et solutions de sortie de crise de toutes sortes, des pertinentes recommandations adoptées par consensus par le Dialogue Politique Inclusif en présence et avec l’appui incessant des partenaires de nombreux pays amis et des partenaires au développement de la Communauté internationale, le Président François BOZIZE est toujours demeuré sourd et a singulièrement manqué de volonté politique et  refusé de mettre sincèrement en application dans l’intérêt de la paix ce qui a été arrêté. »

Plus loin il a encore ajouté : « Nous n’avons eu de cesse de dénoncer les dérives de la Commission Electorale Indépendante qui n’était indépendante que de nom et d’exiger, sans avoir été écoutés le moins du monde, la correction des graves dysfonctionnements de ladite commission ainsi que la médiocrité, la gestion opaque et la partialité de son Président dont nous avons aussi exigé sans succès à ce jour, la démission. Même le rapport de l’audit sur sa gestion, pourtant ordonné par le Président BOZIZE à notre demande, est resté l’un des documents dont le secret est le mieux gardé par le pouvoir en place ».

Et Martin Ziguélé de conclure  en dégageant ses responsabilités en ces termes: « ces élections dont les conditions de préparation sont des plus mauvaises, avec un Président de la République très peu soucieux, c’est le moins que l’on puisse dire, du respect de la loi et notamment du Code électoral ; un Président de la République qui n’a jamais réellement voulu du consensus comme mode de préparation des élections ; d’un Président de la République qui n’a jamais rien fait pour assurer la réussite du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des rebelles . Malgré l’occupation de huit préfectures de notre pays sur les seize qu’il compte, par diverses rébellions armées toujours non désarmées à ce jour, nous sommes contraints de battre campagne dans des conditions d’insécurité que tout un chacun peut imaginer. Je voudrais dès maintenant dégager notre responsabilité pour le cas où ce processus électoral bâclé déboucherait sur un échec pouvant ouvrir lieu à une nouvelle crise politique en Centrafrique à l’instar de ce que vit actuellement un pays frère de l’Afrique de l’Ouest.  L’attention que nous avons attendue des partenaires au processus électoral, qu’ils soient nationaux ou internationaux, pour faire entendre et ramener à la raison le Président de la République n’a pas toujours été au rendez-vous, et je crains que nous le regrettions tous vivement demain.  »

On ne peut être plus clair. Aujourd'hui nous nous sommes lancés dans la bataille en comptant fermement sur le soutien et le sens de responsabilité patriotique de chaque Centrafricaine et chaque Centrafricain pour donner une chance de changement véritable en Centrafrique à l'issue de ces consultations électorales.

Cependant, les Centrafricains se rendent à ces élections sans naïveté. Ils sont parfaitement conscients de la volonté politique et de la détermination du candidat et Président sortant, François Bozizé et son clan qui, compte tenu de son extrême impopularité et sachant que leur chef de file fait l’objet d’un véritable phénomène de rejet de ses compatriotes, ont déjà mis en route leur machine infernale à frauder ces élections qu’ils ne peuvent pas gagner autrement qu’en ayant recours au tripatouillage et autres techniques anti-démocratiques d’intimidation par les armes des citoyens, méthodes qui leur ont si bien réussi pour leur hold-up en 2005.

La fameuse communauté internationale et ses représentants en Centrafrique qui se sont surtout distingués par leur aplatissement devant Bozizé ainsi que les observateurs des institutions internationales dont le traditionnel message de félicitation de circonstance à adresser à Bozizé pour sa « brillante victoire » et les rapports tendant à certifier la crédibilité des élections centrafricaines sont sans doute déjà prêts, doivent savoir que cette fois-ci, l’aspiration au changement et à l’alternance politique du peuple centrafricain sont telles qu’il ne se laissera pas abuser par leur volonté de maintenir le statu quo en faveur du dictateur sanguinaire François Bozizé.

Pour ces élections de 2011, les Centrafricains, toutes couches sociales confondues, ne sont plus disposés à se laisser voler une seconde fois leur victoire usurpée et confisquée par Bozizé et sa clique en 2005. Le refus obstiné de ce dernier de rendre public le rapport d’audit sur la catastrophique gestion de la CEI et de se séparer de Joseph Binguimalé l’homme dont il s’est attaché la complicité et qu’il a placé non sans évidente arrière-pensée à la tête de la Commission électorale malgré le rejet quasi unanime dont celui-ci a fait l’objet, ne laisse guère de doute sur le caractère malhonnête de ses intentions.

Pour revenir aux propositions du candidat Martin Ziguélé et au programme politique qu’il soumet aux Centrafricains pour ces élections,  il y a lieu de rappeler qu’il est le fruit et l’émanation d’un long et patient travail d’observation, d’écoute et d’entretien que ce dernier a consacré sur le terrain auprès de ses compatriotes de toutes conditions sociales. C’est ainsi qu’il a en conclu qu’avant même de commencer à parler de quoi que ce soit en Centrafrique aujourd’hui, la priorité est à ses yeux le rétablissement de la libre circulation des biens et des personnes à travers toute la République Centrafricaine. "Je prends d’ores et déjà l’engagement solennel auprès des Centrafricains que si je suis élu Président de la République : le démantèlement des barrières illégales de racket sera une des premières mesures que mon gouvernement va initier afin de rétablir la liberté d’aller et de venir de nos compatriotes sur la totalité du territoire national", a-t-il promis.

 

-         Il propose en outre un programme de société « basé sur la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat, la relance de l’économie et la protection du capital humain, c’est-à-dire l’accès de la population aux services sociaux de base, notamment l’eau potable, la santé et la lutte contre le Vih/Sida et la réforme du système éducatif et la réadaptation de l’enseignement supérieur ».

 

-         Martin Ziguélé promet de « former un gouvernement d’union nationale qui permettrait de parachever le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), processus qui selon lui a été bloqué par le manque de volonté politique en vue de faciliter le retour définitif de la paix ».

 

-         Pour lui, « la relance de l’économie consistera à doter le pays de structures et d’infrastructures nécessaires à la relance effective de l’économie réelle, c'est-à-dire la création des emplois productifs dans l’agriculture et l’élevage. On ne peut pas parler de développement si un pays ne dispose d’aucun système de commercialisation des produits agricole », a déclaré Martin Ziguélé, en annonçant la « création des organes de conseils auprès des agriculteurs ».

Martin Ziguélé a pris le temps d’observer et de constater que la situation sociale des Centrafricains depuis les élections de 2005, est caractérisée par "l’inqualifiable pauvreté et la misère des concitoyens du monde rural", qui n’est rien d’autre que ce qu’il a nommé "une descente aux enfers". Martin Ziguélé affirme être de ceux qui croient fermement que cette descente aux enfers n’est pas une fatalité et que "tous unis, nous pourrons stopper cet engrenage infernal et modifier positivement le cours des choses."

Aujourd’hui, c’est de notoriété publique que dans certains départements ministériels, vous ne trouvez que des ressortissants d’une seule famille, d’une seule ville. Martin Ziguélé s’engage à combattre cette gestion clanique, clientéliste et familiale des affaires du pays.

70 % de la population appartient au monde rural et n’a pas une source régulière de revenu. Les thuriféraires du pouvoir ne cessent de clamer qu’avec Bozizé les salaires sont régulièrement versés aux fonctionnaires mais que représentent 20.000 fonctionnaires sur les 4 millions de Centrafricains ?

Pour lui, cette situation catastrophique du pays et de la population s’explique par l’insécurité créée par les différentes rébellions à l’intérieur du pays. Selon lui, plusieurs régions du pays sont "littéralement délaissées" par le pouvoir central, d’où l’état extrêmement dégradé des routes qui ne facilite pas la circulation.

"C’est pourquoi je m’engage, sans démagogie et sans prétention aucune à mettre un terme à notre descente aux enfers en changeant qualitativement la gestion de notre pays, afin de briser ce cercle vicieux du non-développement et de la souffrance, et redonner enfin espoir aux Centrafricains et à notre pays", Voilà la profession de foi de Martin Ziguélé.

La seule ambition de Martin Ziguélé si les Centrafricains lui font confiance en l’élisant Président de la République est de "transformer la République Centrafricaine de sa situation de sinistré en un pays où il fait bon vivre et travailler, en luttant résolument contre le tribalisme, le régionalisme, l’impunité,  le clientélisme et la prédation »  qui sont les fléaux caractéristiques du régime calamiteux de François Bozizé aujourd’hui .

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique