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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 16:08

 

 

cabinet Patassé

 

 

DECLARATION

 

REJETANT LE PROJET D’OBSEQUES OFFICIELLES UNILATERALES DU GOUVERNEMENT ET CONDAMNANT LA LEGERETE ET LA CONCUSSION PROBABLE D’UNE COTERIE DE PERSONNAGES PRETENDUMENT  PARENTS

DU PRESIDENT A.F. PATASSE

 

Depuis le mardi 05 avril 2011, le peuple centrafricain a appris avec consternation et stupeur, le décès du Président Ange Félix PATASSE survenu à Douala, au Cameroun, dans des conditions plus que déplorables et dues à la volonté manifeste et réitérée du pouvoir en place et plus spécialement du général François BOZIZE.

 

Sans surprise le pouvoir en place, au mépris du droit et des décisions de justice, n’a cessé de continuer à confisquer les biens meubles et immeubles de l’ancien chef d’Etat après avoir vidé tous ses comptes bancaires dont le solde, représentant plusieurs milliards de F CFA, domiciliés notamment  à la banque CBCA, n’a jamais été restitué. Et cela, malgré l’engagement officiel pris par le pouvoir en place lors du Dialogue politique inclusif en 2008.

 

Par ailleurs, après les élections calamiteuses de janvier 2011 dont aucun homme politique sérieux et conséquent ne pouvait accepter les résultats du fait de nombreuses violations indéniables du Code électoral, le général BOZIZE, en violation flagrante de la Constitution et de toutes les Lois de la République, s’est arrogé le droit d’interdire aux opposants, notamment aux candidats à l’élection présidentielle, de voyager à l’étranger. C’est ainsi que malgré l’intervention personnelle et directe de l’ambassade de la Guinée équatoriale, le général François BOZIZE n’a jamais autorisé l’avion médicalisé affrété par le chef de l’Etat équato-guinéen de survoler la RCA et d’atterrir à Bangui pour chercher le président Ange Félix PATASSE.

 

Pire, le mercredi 30 mars, vu la dégradation rapide et inquiétante de sa santé, le président PATASSE s’était résolu à prendre un vol régulier, dès lors que le ministre de la sécurité publique, Jules Bernard OUANDE et le Premier ministre Faustin Archange TOUADERA, l’avaient rassuré, au téléphone, en confirmant qu’il n’y avait plus de problème et qu’il pouvait  librement voyager. Faut-il rappeler ici que ces deux personnalités ont donné cette assurance après l’intervention personnelle, et par deux fois, de S.E. Pierre BUYOYA, ancien président du Burundi et Envoyé Spécial de l’O I F, du 25 au 29 mars 2011. Poussant la mesquinerie à son paroxysme, le pouvoir en place avait donc cru devoir laisser le président PATASSE, malade et fatigué, quitter sa résidence et se rendre à l’aéroport, le mercredi 30 mars 2011, où le commissaire et la garde présidentielle ont empêché l’ancien chef d’Etat, de la manière la plus inacceptable qui soit, de prendre l’avion : est-ce ainsi que le président PATASSE traitait ses prédécesseurs, feus les présidents David DACKO et André KOLINGBA ? Est-ce ainsi que fonctionne une démocratie?

 

Malgré cela, le cabinet du président PATASSE, la coordination nationale des Comités de soutien à sa candidature, le FARE et sa famille, conscients du fait que l’ancien chef d’Etat a toujours prêché le PARDON, L’UNITE et la RECONCILIATION, étaient disposés, dès lors que cet illustre personnage est décédé, à pardonner au Régime en place, notamment en laissant le gouvernement organiser des obsèques dignes, nationales et officielles, sans polémiquer.

 

 

Malheureusement, malgré ce deuil et cette propension à la tolérance de notre part, et ce malgré les agissements directs, personnels et indéniables du général BOZIZE qui ont conduit à la mort prématurée de son prédécesseur, ce dernier a cru devoir continuer les provocations, notamment en accusant paradoxalement les proches collaborateurs du président défunt d’avoir retardé son évacuation, arguant que c’est le pouvoir lui-même qui aimait beaucoup le président PATASSE et qui se battait pour satisfaire ses besoins, notamment de le faire évacuer en Europe. Et cela, alors même que le versement de sa pension d’ancien chef d’Etat, fait l’objet de tracasseries insupportables et notoires au point que maintenant l’on ne peut plus le cacher; les médicaments qui lui étaient prescrits par son médecin faisaient même défaut, faute d’argent.

 

Certes, tout le monde peut se tromper, et nous avons même osé supposer que le général BOZIZE était peut-être victime de ses ministres et Conseillers qui ne lui disaient pas la vérité sur les difficultés financières de son prédécesseur, difficultés organisées délibérément par le régime actuel, et sur l’état réel de sa santé qui se dégradait rapidement et sérieusement. Aussi, la famille politique et biologique du président PATASSE, notamment le FARE, supposant la bonne foi et l’innocence ultime du général François BOZIZE s’attendait :

 

 

1) A ce que le général François BOZIZE, à l’annonce du décès de son prédécesseur qui ne lui a jamais fait de mal, fasse aussitôt une Déclaration de regret, de pardon et de souhait de réconciliation de la classe politique et de l’ensemble de la nation ;

 

2) A ce que le Pouvoir en place, dans une optique d’apaisement, fasse promulguer un Décret fixant un deuil national à un (1) ou trois (3) mois, avec le drapeau national en berne durant cette période ;

 

3) A ce que le général BOZIZE fasse libérer le fils adoptif du président PATASSE, un gendarme, Armel SAYO-NINGATOLOUM, qui lui servait de chef de sa sécurité rapprochée et qui a été arrêté depuis le 28 février 2011, ce qui a fini par conduire le président PATASSE à la clinique CHOUAIB, à Bangui, cinq (5) jours après, et l’on connaît la suite ;

 

4) Enfin, à ce que le Pouvoir en place se rapproche de la famille politique puis de la famille biologique de l’illustre disparu pour rechercher la meilleure voie d’apaisement et de concorde pour des obsèques communes et apaisées.

 

 

Au lieu de cela, le Pouvoir en place, ne croyant qu’à la force des armes, comme à l’accoutumée, et à celui de l’argent, donc de la corruption, a cru devoir décider, unilatéralement de surcroît, qu’il va, que la famille politique du défunt président PATASSE le veuille ou non, organiser, et à sa manière, des obsèques officielles.

 

 

Pour parvenir à ses fins, le Pouvoir en place a cru devoir instrumentaliser les plus véreux de la Coordination nationale des Comités de soutien à la candidature de l’ancien chef d’Etat, dont le douanier Sosthène GUETEL, 1er Vice-président, de même que Martial BETI-MARACE, exclu du cabinet du président PATASSE depuis le 19 avril 2010. Ce duo diabolique, au-delà de tout sens de l’honneur, méprisant la mémoire de l’ancien chef d’Etat et ses dernières volontés, a vite fait de réunir des personnages tout aussi douteux qui ont pourtant eu à trahir le président PATASSE de manière ostentatoire, des personnages qui ne lui ont jamais rendu visite depuis son retour au pays, en octobre 2009, des personnages fort corruptibles qui ne lui ont même pas rendu visite quand il était à la clinique CHOUAIB, du 05 au 09 mars 2011.

 

Aussi, en attendant le procès-verbal de la Décision officielle de la vraie famille biologique du défunt Ancien Chef d’Etat, pour ou contre des obsèques officielles (avec la présence de BOZIZE faisant un discours et déposant de gerbe de fleurs d’hypocrite), procès-verbal qui seul fera foi, juridiquement et en attendant de rendre publique la liste complète de ces prétendus parents du président PATASSE manifestement achetés par le pouvoir, ceux-là qui se réunissent dans le noir, secrètement et honteusement, notamment le lundi 11 avril 2011 à la résidence de Sylvain PATASSE, au relais SICA, dont Maurice SARAGBA, l’ex ministre BELLOUM, Emmanuel DOKOUNA, général BOMBAYEKE, etc., ceux-là qui ont surgi l’on ne sait d’où, nous en appelons à tous les patriotes de ce pays, attachés aux valeurs de démocratie et au caractère sacré de la vie humaine, de se mobiliser derrière la Coordination nationale et le FARE pour faire échec à ces très hypocrites obsèques officielles et aux élucubrations de la dictature d’un autre âge que le général François BOZIZE, patiemment, résolument, est en train de mettre en place, grâce aux armes et à la corruption. / .

 

Fait à Bangui le 22 avril 2011

 

signature Kodéguet

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique