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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:02

 

 

 

 

PM-Nicolas-Tiangaye.JPG

 

 

 

DU 19 MARS 2013

 

 

Centrafricaines, Centrafricains, Chers compatriotes,

 

 

Le 17 mars 2013, cinq Ministres du Gouvernement d’Union Nationale en mission à Sibut ont été retenus par les éléments de la coalisation rebelle de la SELEKA. Ces derniers ont lancé un ultimatum de 72 heurs au Gouvernement menaçant de reprendre les hostilités.


Face à ce nouveau développement, le Gouvernement d’Union Nationale tient à apporter les éléments suivants, nécessaire à la compréhension de la situation actuelle :


Lors du sommet extraordinaire de la CEEAC à N’DJAMENA, il a été convenu que la rébellion SELEKA revienne à sa position,  initiale et engage un dialogue politique en vue de la recherche d’une paix durable ;


C’est ainsi qu’à Libreville, des Accords ont été signés le 11janvier 2013 entre la majorité Présidentielle, la Coalisation SELEKA, l’Opposition  démocratique, les militaro-politiques non combattants et la Société civile.


Aux termes de ces Accords :


ARTICLE 5 : Le Gouvernement d’Union Nationale est chargé notamment de :


Restaurer la paix et la sécurité ;


° Organiser les élections législatives anticipées après la dissolution de l’Assemblée nationale ;

 

° Réorganiser les forces de défense et de sécurité ;

 

° Réorganiser l’administration territoriale ;

 

° Réformer le système judiciaire ;

 

° Poursuivre le processus de DDR et de la RSS avec le concours et l’assistance de la Communauté internationale ;


° Engager des réformes économiques et sociales.

 

Article 13 : Les forces de la coalisation SELEKA s’engagent à se retire des villes occupées et à abandonner la sécurité.


Article 14 : Le Gouvernement s’engage à libérer les personnes arrêtées en relation avec la crise sécuritaire.


Article 15 : Les milices sont dissoutes sur l’ensemble  du territoire National.


Article 17 ; Les éléments armés doivent être cantonnés dans les localités convenues de commun accord sous la supervision de la MICOPAX.


Article 18 ; Les Etas Membres de la CEEAC œuvreront avec le Gouvernement  centrafricain pour le retrait progressif du territoire national de toutes les troupes étrangères non communautaires en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.

 

Centrafricaines, Centrafricains, Chers compatriotes,


Lors du Sommet extraordinaire  de la CEEAC à N’DJAMENA, il a été convenu que la rébellion SELEKA revienne à sa position initiale et engage un dialogue politique en vue de la recherche d’une paix durable.


C’est ainsi qu’à Libreville, des Accord ont été signés le 11 janvier 2013 entre la Majorité Présidentielle, la Coalition Séléka, l’opposition démocratique, les militaro-politique non combattants et la Société Civile.

 

Article19 : Les Partis au présent Accord, s’abstiennent de tout recours à la force pour le règlement de leurs différends.


Article 20 : En cas de litige ou de désaccords dans la mise en œuvre du présent Accord, les parties recourent à l’arbitrage du Comité  de Suivi et si nécessaire à la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC.


Relativement à ces accords, un Gouvernement d’Union Nationale a été  mis en place, cinq postes ministériels ont été attribués à la Coalition Séléka, un Comité de Suivi a été institué.


Depuis quarante huit heures, de nouvelles revendications qui n’ont jamais figuré dans les Accords de Libreville sont formulées par la Coalition de Séléka, à savoir : l’intégration dans les forces de défense et de sécurité de deux mille combattants, la reconnaissance des grades obtenus dans la rébellion.


Devant ces événements, le Gouvernement entend poursuivre la recherche de la paix par le dialogue, seule solution à la crise actuelle, car les conséquences de cette crise sont dramatiques. Un million cinq cent mille de nos concitoyens sont devenus déplacés internes et vivent dans des conditions nécessitant une assistance humanitaire urgente. Les populations civiles sont victimes de graves violations des Droits de l’Homme : assassinats, viols, pillages et vols, etc.


S’ouvrant inlassablement pour la réconciliation nationale, le Gouvernement réaffirme par la même occasion, sa totale confiance à son Excellence IDRISS Deby ITNO, Président en exercice de la CEEAC et à son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Médiateur dans la crise centrafricaine dont le Représentant est à Bangui depuis le 07 Mars et suit l’évolution de la situation.


Le Gouvernement lance donc un appel pressant à la coalition Séléka pour que l’esprit de dialogue qui a prévalu à Libreville puisse demeurer et conduire à l’application sereine et responsable des termes desdits accords.

 

Le Gouvernement demande également à la coalition Séléka de libérer les Ministres retenus afin de participer aux négociations, car les Accords de Libreville proscrivent tout recours à la force comme moyen de règlement des différends liés à la crise.


Il reste ouvert à toute discussion sur les revendications de la coalition Séléka faisant l’objet de l’Accord politique de Libreville.


De même, il est prêt à examiner dans les prochaines heures, la question de la libération des prisonniers dont il attend la liste.


Le réaménagement technique du Gouvernement peut également être envisagé dans les mêmes conditions.


Tous les autres points de divergence seront soumis au Représentant du Médiateur de la crise centrafricaine.


Le Gouvernement continue de compter sur la disponibilité de nos partenaires traditionnels qui nous ont accompagné jusqu’à la date d’aujourd’hui afin de nous éviter des conséquences humanitaires désastreuses.


Quant à vous chers compatriotes, vous qui souffrez dans vos chairs, le Gouvernement ne vous oublie pas et ne ménage aucun  effort pour abréger vos souffrances.


Nous croyons fermement, qu’entre filles et fils du même pays, il est possible de se parler et d’arriver à un accord de paix durable pour le développement de notre patrie.


Vive la République Centrafricaine.


Je vous remercie.

 

 

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