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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 03:00

 

 

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Les élections Présidentielle et Législatives annoncées de Janvier et Mars 2011 devront être un point de rupture indispensable consacrant pour notre Pays un véritable nouveau départ lui permettant d’amorcer son développement son bien être social économique et politique.

 

La situation post-électorale en CÔTE D’IVOIRE doit nous interpeller profondément.

Elle pose avec force la question centrale du respect des Institutions de l’Etat qui incarnent la Souveraineté et de nos règles. L’élection Présidentielle est un acte de souveraineté qui ne saurait s’accommoder d’incertitudes dans son organisation.

 

Le Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a déjà eu l’occasion de s’interroger sur le processus électoral en cours et pour lequel il a attiré l’attention sur la nécessité de prendre en compte les difficultés à réaliser un recensement en période de crises et notamment de crises politico-militaires. Nous avions même pris l’exemple de la CÔTE D’IVOIRE qui, aujourd’hui, malgré la nature consensuelle exceptionnelle de son processus électoral, connaît des difficultés gravissimes depuis la proclamation des résultats par son Conseil Constitutionnel.

 

Forts de nos analyses et renforcés dans ce que nous avions déjà dit, il y a quelques mois, nous demandons à la représentation nationale de proposer au Chef de l’Etat le report responsable des élections générales annoncées dans notre Pays.

 

Lorsqu’à moins d’un mois des élections générales, le code électoral n’est pas respecté, il n’est pas responsable de laisser faire. Ni les listes électorales, ni les bureaux de vote ne sont à ce jour publiés alors que leurs publications devaient déjà être connues depuis plus d’un mois comme le stipule le code électoral. Les cartes d’électeurs ne sont toujours pas distribuées, sans compter les conflits qui naîtront de tout ce processus et qui devront être réglés avant les élections.

 

Le FODEM demande au Conseil Constitutionnel qui est l’arbitre politique de recadrer le processus en sifflant les fautes dès maintenant.

 

Le FODEM, très attaché à un processus électoral pacifié qui doit contribuer à l’apaisement d’un Pays aujourd’hui coupé en deux, avec huit (8) Préfectures sur seize (16) sous contrôle de différents mouvements rebelles, lance un appel à tous les Partis Politiques engagés dans le processus électoral afin qu’ensemble nous aidons à sauver un processus dont l’issue semble fortement vouée à un échec certain et dont les conséquences risqueraient de nous ramener  quelques décennies en arrière.

Le FODEM demande un report responsable de ces élections générales dont le processus est allègrement bafoué parce que ne reposant plus sur le code qui le régit, c'est-à-dire le code électoral.

 

A vouloir organiser les élections au forceps, la Commission Electorale Indépendante (CEI), seule responsable de l’organisation de ces élections, prendra le risque d’installer notre Pays dans une longue période d’instabilité et d’incertitudes, ce qui donnerait exactement le contraire de ce que tout le Peuple attend de ces mêmes élections. Comment ne pas s’interroger sur le désordre qui règne quant au processus électoral Centrafricain lorsque nous sommes témoins de ce qui se passe actuellement en CÔTE D’IVOIRE ?

 

Le FODEM réaffirme sa volonté de voir le programme Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) et la Paix devenir une réalité dans toutes les Préfectures Centrafricaines avant la tenue des élections et dans le respect du code électoral. Le non désarmement des mouvements rebelles rend aléatoire le déploiement de l’administration, des commissaires de la CEI et des différents représentants officiels sur tout le territoire national. Et que dire des candidats eux-mêmes qui devront battre campagne partout sur le territoire national ?

 

Dans moins de deux semaines, la campagne électorale devra être lancée conformément au chronogramme proposé par la CEI et au code électoral. Il est inimaginable de considérer que la situation actuelle du processus électoral permet le début d’une campagne électorale et la tenue des élections en Janvier 2011.

 

 L’insécurité reste une réalité dans plusieurs localités Centrafricaines.

L’humilité comme marque de respect des lois et règlements nous dicte d’avoir le courage d’avouer qu’en Centrafrique, l’organisation des élections, l’insécurité et le non respect du code électoral ne permettent pas de convoquer les électeurs à aller voter le 23 Janvier 2011.

 

Par ailleurs le FODEM dénonce la signature de l’accord politique par Monsieur Jean Garba OUANGOLE qui engagerait notre Parti politique à soutenir le candidat du KNK, Parti au pouvoir, à la prochaine élection Présidentielle.

 

Cet engagement mépriserait le combat démocratique et le sens de l’Honneur qui devrait habiter tout homme épris de Justice et de Paix au regard des récents évènements tristes caractérisés par la disparition de Charles MASSI, Président fondateur du FODEM, pour laquelle une plainte est déposée et jugée recevable par ailleurs.

Le FODEM s’interroge d’ailleurs sur les véritables raisons d’un tel accord avant même le premier tour de l’élection.

 

Le FODEM note que cet accord dans son article 4  prévoit que le candidat de la majorité, c'est-à-dire le candidat du KNK, le général François BOZIZE, Chef de l’Etat, s’engage à mettre à la disposition des partis signataires les moyens et les supports nécessaires à la réalisation d’une campagne électorale permettant d’assurer sa victoire à l’élection présidentielle.

 

Il ne peut y avoir de Majorité Présidentielle qu’au travers d’une Majorité Parlementaire.

Un parti politique qui n’a pas de députés au parlement est de facto exclu de la Majorité Présidentielle, puisqu’il n’existe pas au Parlement et donc dans la Majorité Parlementaire.

La Convergence KNK devenue un parti politique aura besoin de gagner largement des places au Parlement pour ne pas dépendre des députés volatiles des autres partis. Comment imaginer une seule seconde que le KNK parti politique, finance sa propre campagne électorale via les partis dits de la Majorité Présidentielle ?

 

Notre Pays a besoin de partis politiques solides, des partis politiques avec un programme, des convictions et des valeurs. Nos partis politiques doivent être incarnés par des hommes et des femmes aux valeurs et convictions qui les placent au dessus de tout calcul personnel et comportements nuisibles, contraires à l’intérêt supérieur de la Nation.

 

On ne peut pas vouloir être toujours du côté où coulent le miel et le lait en se reniant en permanence. Notre Pays a besoin d’hommes et de femmes capables de montrer le chemin et de le conduire sur le parcours parfois difficile, mais parcours qui conduit à la Justice, à la Paix, à l’Unité, à la Prospérité. Nos différentes formations politiques ont contribué par la passé à freiner l’épanouissement politique et démocratique de notre Pays, empêchant l’alternance politique démocratique.

L’heure est venue de tout mettre en œuvre pour garantir à notre Pays un paysage politique bénéfique pour son devenir.

 

Le candidat qui gagnera devra mettre de l’ordre dans ce marché de confiseries où on change de stands selon les goûts du moment.

Quel que soit le Vainqueur de l’élection Présidentielle, il aura besoin de travailler en présence de formations politiques responsables, capables de critiques constructives et donc de propositions participatives dans le respect de notre Constitution et des convictions politiques respectives.

En l’état actuel des positionnements des partis, il est à redouter que le conglomérat des partis dont on se demande d’ailleurs pourquoi n’ont-ils pas fusionné avec le KNK n’est qu’une stratégie de survie qui ne repose sur aucun projet commun de société à réaliser, ni sur aucune idéologie partagée ou similaire.

 

Le FODEM attend jeter les nouvelles bases de son devenir en mutation et ne peut accepter la perpétuation des comportements non-conformes à son règlement et ses statuts.

 

Lors de la célébration du cinquantenaire de notre indépendance, la flamme a été symboliquement transmise à la jeunesse, la jeune génération par le Chef de l’Etat.

 Il va maintenant falloir accepter de passer progressivement le flambeau politique pour rester cohérents. C’est un devoir.

 

En cette fin d’année qui a marqué le cinquantenaire de notre indépendance, nous avons le devoir responsable de nous interroger sur notre Souveraineté. Seules nos Institutions Républicaines incarnent notre Souveraineté Nationale. De cette souveraineté découlent des actes qui lui sont attachés, parmi lesquels l’organisation des élections nationales.

 

Si les informations connues sont avérées, le FODEM demande au Chef de l’Etat, le général François BOZIZE, Chef de l’Etat, de renoncer à l’idée de confier la sécurisation des élections à venir aux forces armées Congolaises de la République démocratique du Congo (RDC).

Le procès de Jean Pierre BEMBA au Tribunal Pénal International (TPI) ne peut autoriser une telle demande de la part des autorités Centrafricaines par respect pour les victimes.

 

 

Fait à PARIS, le 30 Décembre 2010.

Saturnin NDOMBY

Président du FODEM

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique