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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 03:54

 

 

 

des-éléments de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-févr

 

 

Vers la caducité des Accords de Libreville provoquée par François BOZIZÉ

 

Séléka réitère qu’elle prend acte de la constitution du Gouvernement national de transition (GUN) issu des Accords de Libreville sous les auspices des Chefs d’États des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CÉÉAC) dont la concrétisation vient d’être compromise par la composition du Gouvernement, à l’image de Bozizé, qui s’écarte carrément de l’entente signée, le 11 janvier 2013 à Libreville au Gabon par toutes les parties impliquées, dont la SÉLÉKA .

 

Séléka porte à l’intention tant de la population centrafricaine qu’à celle de la communauté internationale qu’elle ne se retrouve pas dans ce nouveau Gouvernement national de transition (GUN) pour bris d’entente de la part du Président M. Bozizé et du Premier Ministre désigné, Me Tiangaye.

 

Voici quelques éléments illustrant le bris d’entente :

 

1. Le Ministère de la défense nationale échoirait à La Séléka pour assurer la sécurité des populations et de leurs propriétés au pays et l’intégrité territoriale de la République Centrafricaine. Cela n’est pas le cas, puisque ce Ministère est flanqué d’un Ministre délégué (à la solde de Bozizé) absolument inutile dans les circonstances de la transition et un chef d’état-major imposé par Bozizé. On peut en dire autant pour plusieurs ministères dont ceux des Finances, chargé du Budget ; Économie, plan et coopération internationale chargé des pôles de développement ; Développement rural chargé de l’élevage ; Éducation nationale chargé de l’enseignement fondamental et confessionnel ; Eaux et Forêts chargé de l’Environnement et de l’Écologie.

 

2. Bozizé s’est octroyé malhonnêtement 22 postes ministériels clés sur 32 composés; ce qui correspond à 80 % de l’équipe gouvernementale d’union nationale de transition. Bozizé a tenu à donner à ses suppôts qui ont une passion débordante pour les biens publics communs pour qu’ils s’en servent volontiers, sans honte ni vergogne, et détruire tout ce qu’ils ne peuvent pas dérober avant de quitter définitivement le pouvoir.

 

3. Bozizé a saboté les premiers accords de Libreville du 28 mars 2008 et il est en train de torpiller les accords récents du 11 janvier 2013, ce qui prouve que Bozizé est non seulement un homme de mauvaise foi qui ne respecte pas sa parole, mais surtout un homme qui n’aime pas la paix, le peuple et notre pays la République Centrafricaine.

 

4. Les troupes des armées étrangères des pays autres que celles des pays membres de la CÉÉAC, notamment les troupes sud-africaines, sud-soudanaises, ougandaises devraient quitter le territoire centrafricain dans un délai d’une semaine à compter du jour de la signature des accords susmentionnés. Le Président Bozizé, non seulement, refuse le retrait de ces troupes, il les renforce et surtout, il les éparpille dans des zones névralgiques de notre pays. Séléka veut éviter la présence des pléthores de soldats étrangers sur le sol centrafricain, pour des raisons de souveraineté nationale, entre autres.

 

5. Bozizé ne veut pas la paix et il fait tout pour qu’il n’y en ait en Centrafrique afin que le peuple continue à souffrir davantage. Actuellement, il est à la recherche, en Roumanie, de pilotes d’hélicoptères militaires qu’il compte utiliser pour bombarder la population civile.

 

6. Les prisonniers politiques arrêtés arbitrairement devraient être libérés immédiatement et sans condition. Ils croupissent toujours dans les prisons du pays dans des conditions que nous ignorons. Les parents des détenus peuvent écrire à Séléka à l’adresse suivante : zokoyzosozola@yahoo.com en vue de la documentation des dossiers et suivis.

 

7. Séléka a accordé son appui au Premier Ministre, Me Tiangaye, en vue de résorber la crise politique au pays en constituant un gouvernement d’union nationale de transition équilibré. Or, à l’évidence, ce Gouvernement montre que le Président Bozizé l’a imposé au Premier Ministre Tiangaye, pourtant assuré du fort soutien de Séléka, qui n’a pas pu lui résister ou s’imposer au bénéfice du peuple. Il se révèle comme un Chef de gouvernement très faible et malléable. Le peuple a besoin d’un Leadership fort.

 

Aussi, Séléka, dans le strict respect de l’esprit et la lettre des accords de Libreville du 11 janvier 2013 pour résoudre la crise politique en Centrafrique, soumet-elle au Comité du suivi de ces accords sa désapprobation de la constitution de ce Gouvernement national de transition (GUN) puisque qu’elle est, quant à nous, inspirée des gens de mauvaise foi en commençant par le Président Bozizé lui-même qui, à l’évidence, veut pérenniser cette crise pour que le peuple Centrafricain continue à souffrir davantage.

Le combat de Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels. Séléka veut implanter la paix au pays en plus de porter un projet de société pour la République Centrafricaine assorti d’un idéal de liberté, de prospérité pour le plus grand nombre possible de nos concitoyens, sans aucune espèce de discrimination, qui sera soumis à l’ensemble du peuple Centrafricain au moment opportun.

Les membres du Comité du suivi des accords de Libreville (Gabon) du 11 janvier 2013 sauront équitablement apprécier ce triste constat à sa juste valeur. D’avance, soyez-en remerciés.

Fait à Damara (RCA), le 1er mars 2013

Justin Kombo, Moustapha

Secrétaire Général

SÉLÉKA

É-mail : zokoyzosozola@yahoo.com

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