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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 00:37

 

 

 

Job Isima portrait

 

 

CENTRAFRIQUE : RUINE DE L’ÂME RUINE DU PAYS.

 

En préparation de l'Afro Basket 2011, l'équipe nationale centrafricaine a livré le samedi 6 Juillet 2011, à Lille, un match contre l'équipe du Sénégal qu'elle a battue brillamment par un score de 80 à 66, résultat qui a dû faire plaisir à la nation tout entière.

 

Pour soutenir cette équipe dans sa campagne, l'association « Passe-moi Le Relais France » de Lille, a organisé une soirée au cours de laquelle une forte délégation de ressortissants centrafricains d'Amiens, de Paris et  d'Orléans a été présente, pour prêter leur concours à la démarche et redonner davantage de moral et d'énergie à nos ambassadeurs, chargés d'aller combattre pour ramener « Yassitoungou » à Bangui.

 

Ce geste, bien que modeste, ne peut être évalué car il va au-delà de toute mesure, venant du coeur de ceux qui ont organisé la soirée et de ceux qui y ont pris part. Voilà un peu l'exemple de ce qu'on attend d'une population envers ceux qui sont censés la représenter, car le seul fait d'endosser le brassard d'ambassadeur pour représenter son pays est en soi une détermination à mener sa mission avec le maximum de fierté, de dignité et d'abnégation possible. Et la meilleure récompense qu'on puisse attendre de ceux pour qui on mène la mission, c'est la reconnaissance.

 

Alors, comment admettre qu'un ambassadeur ne soit pas reconnu par celui qui lui a délégué la mission de le représenter dans une autre contrée ?

 

Comment admettre qu'un ambassadeur perde la vie pendant qu'il est encore en mission, à cause d'une négligence de la part de celui qui l'a chargé de mission, tout simplement parce qu'il est tombé malade et n'a pas pu bénéficier d'un traitement approprié, par manque de moyens ?

 

Comment admettre qu'un ministre en fonction passe l'arme à gauche parce qu'il n'a pas été évacué à temps pour se soigner d'une maladie qu'il traînait depuis un certain moment ?

 

Comment accepter l'idée que dans les mêmes conditions, un valeureux ancien consul soit radicalement vaincu par une maladie pernicieuse, non traitée convenablement par manque de soins sur place ou tout simplement parce qu'on ne trouvait pas l'urgence à l'évacuer sanitairement ?

 

Que penser de cet ambassadeur qui vient de nous quitter, en essayant de faire des pieds et des mains pour entrer en contact avec son mandataire qu'il n'a pas pu voir parce que les portes de ce dernier sont barricadées par un mur protocolaire qui ne dit pas son vrai nom ? Un ambassadeur qui meurt parce qu'il a tout simplement voulu sauver sa mission de la honte et de l'avanie en pays étranger ?

 

Enfin, deux anciens Présidents qui meurent à l'étranger, dans des conditions humiliantes, parce que chez eux, rien ne  va pas et ne va plus.

 

La liste est longue et douloureuse quand on pense à ce qui est arrivé à Kombot-Naguemo ; Ntelnoumbi Faustin ; Ange Félix Patasse ; David Dacko ; Abena Raymond ; Job Isima, (Paix à leur âme) sans oublier ceux des dignitaires et hauts cadres qui souffrent aujourd'hui dans leur lit.

 

Enfin, allons-nous nous satisfaire de voir tous nos anciens, tous ceux qui étaient  et pour certains sont encore ceux qui devaient et doivent montrer le chemin à la jeunesse pour conduire le bateau centrafricain à bon port, partir les uns après les autres en ne nous remettant qu'à la Providence ?

 

A supposer que toutes les tribus soient rayées de la carte centrafricaine et qu'il n'en reste qu'une seule. Les composants de cette unique tribu, pour ne pas dire cette famille, seront-ils fiers d'être seuls au monde ? Eprouveront-ils la joie de goûter aux fruits de l'autorité sans la substance qui permette l'exercice de cette autorité ?

 

Beaucoup de ceux qui ont gouverné de très grands empires sont partis sans rien amener avec eux de tout ce qu'ils ont pu accumuler. Ce constat de bon sens devait guider notre conduite sur terre, pour nous armer de la notion de partage, de prospérité collective, la seule durable qui soit, de la notion de la perpétuation de valeurs nobles que sont l'humilité, la compassion, le respect de l'autre, le bon sens et non celles destructrices enveloppées dans l'orgueil, la méchanceté, la loi bestiale du plus fort et le refus de justice pour les autres, entre autres.

 

La République va très mal, elle n'est qu'océan de misère, il faut lui trouver des remèdes, si l'on veut  la sauver, sauver son avenir.

 

Un examen de conscience à tous les niveaux s'impose, car selon un ancien, « science sans conscience n'est que ruine de l'âme », une ruine de l'âme qui conduit à la ruine de la famille, à la ruine du pays du court.

 

 

 Un Centrafricain vivant en Picardie (France)

 

 

 

La Centrafrique a perdu son ambassadeur en RDC

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 08 Août 2011 13:39

 

L’ambassadeur centrafricain en République démocratique du Congo, Job Izima est décédé le 7 août 2011, à L'Hôpital Communautaire de Bangui, des suites d’une crise d’hypertension artérielle. Le diplomate centrafricain est depuis avril 2010 dans ce pays.

 

Ressortissant de l’Institut d’Administration Publique de Paris, Job Izima fut parmi les tous premiers à apporter un soutien à François Bozizé pour les élections démocratiques de 2005.

 

Il occupa également plusieurs postes de responsabilité dans l’administration centrafricaine. Cadre au ministère des affaires étrangères, Job Izima a été également ministre de la communication, puis ministre secrétaire général à la Présidence de la République.

 

Le dernier poste occupé par ce diplomate est celui d’ambassadeur. Aucune information n’est cependant rendu public du coté gouvernement centrafricain, des obsèques de Job Izima.

 

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