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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:42

 

 

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DEBOUT CENTRAFRIQUE !


Centrafrique, c’est plusieurs fois que je t’interpelle pour te mettre debout.


Cela doit te rappeler le moment fatidique du Fils de l’Homme avec ses amis ; Il les réveilla et leur dit : « Debout et priez avec moi ». C’était l’heure cruciale de la mort, de sa mort sur la croix.

 

Centrafrique, est-ce dire que pour toi aussi l’heure du sacrifice expiatoire a sonné ? Mais sur quel autel et pour quelle cause tu es en train d’être conduite et livrée ?

 

Debout donc et prie avec moi.

 

Nous avons invoqué le Dieu des chrétiens, il semble sourd à nos appels et pourtant les cris de ton peuple ne cessent de monter vers lui. Les orphelins et les veuves qui pleurent leurs pères et leurs maris comme Rachel, inconsolable dans sa tristesse.

 

Debout donc Centrafrique et déchire le ciel de tes admonestations tout en évoquant l’esprit de tes forêts et de tes savanes, de tes eaux, de ta terre pour que naisse un Moïse plutôt qu’un libérateur galonné avec une Bible sous le bras et un fusil à la main…Un loup dans la bergerie.

 

Que du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, tous les ancêtres se dressent contre ce calvaire insoutenable et te libèrent de l’oppression et du manteau de l’opprobre. Tout est sens dessus-dessous et le néant est désormais ton nom, toi qui est bien le cœur et l’idéal d’unité et d’intégration du continent.

 

Ô Centrafrique de Boganda et nos pères !

 

Ton avenir est confisqué et te voilà confinée dans un présent terre à terre où tes enfants croupissent dans une existence vile et rampante, proies des multiples lieux de prières, des sanctuaires de dépravation, d’intérêts égoïstes et mercantiles que Dieu lui-même a désertés.

 

Toute honte bue comme le Phénix, tu ne seras jamais anéantie, Centrafrique !

 

Et il me sera alors donné d’exulter de ta libération, de ton bonheur, de ton total épanouissement.

 

Ô Mère blessée, meurtrie, ravalée, écrasée !

 

Mais qu’ils partent bien hors de toi, ces rapaces, tes avides bourreaux !

 

Et seront jetés sur leurs pas maudits les tisons ardents de la malédiction.

 

 

Socrate Alphonse NGARO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion