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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 12:28

 

 

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 le nullissime faux pasteur Joseph Binguimalé

 

 

Bangui 5 février (C.A.P) – Après avoir annoncé le mardi 1er février dernier les « résultats » de la présidentielle, la commission électorale présidée par le faux pasteur Joseph Binguimalé devrait aussi dans la foulée en principe, être à même de proclamer les résultats des législatives qui étaient groupées avec la présidentielle le 23 janvier dernier. Or plus les jours passent, plus elle éprouve les pires difficultés pour faire cette proclamation tant attendue.

Il y a à peine quarante- huit heures, d’inquiétantes et surprenantes informations rapportées par Radio France Internationale ont fait état de la disparition des suffrages de 1262 bureaux de vote représentant entre 400 à 500.000 voix environs qui n’ont pas été prises en compte par la commission électorale dans les « résultats » de la présidentielle déjà annoncée le 1er février dernier.

Ceux-ci on le sait, avaient donné le général président candidat François Bozizé vainqueur dès le premier tour de scrutin avec l’invraisemblable score de 66 %. En fait, les résultats proclamés par le faux pasteur Binguimalé émanaient essentiellement des seules urnes bourrées provenant de l’Est du pays, notamment des villes de Obo, Zémio, Rafai où le dispositif de fraudes du KNK a fonctionné au maximum et à merveille.

A présent, ce sont les résultats des législatives qui donnent des soucis et des sueurs froides aux autorités du régime de Bangui. Chaque jour, la nullité et l'incompétence de Binguimalé s'avèrent et se révèlent. De sérieuses divergences et contradictions seraient apparues entre le ministre d’Etat chargé de l’Administration du Territoire, Jean Willibyro Sacko, qui n'était pas d'accord pour que les résultats de la présidentielle soient publiés le mardi 1er février dernier, les responsables de ses services compétents et la commission électorale, à propos des résultats des législatives qui révèlent chaque jour une quantité infinie d’irrégularités et d’anomalies. 

 La plupart des procès-verbaux ayant été falsifiés et tripatouillés, certains sont incomplets, illisibles ou non signés. Bref, d’énormes difficultés de validation et d’harmonisation les empêchent de se mettre d’accord sur les chiffres et des résultats à tel point que Bozizé, une fois de plus et conformément à son habitude et sa méthode d’intimidation, a cru devoir envoyer les soldats de la garde présidentielle encercler ceux qui travaillent à la compilation des résultats. Comme cela est du plus mauvais effet, c’est sur requête du ministre d’Etat Jean Willibyro Sacko qui lui a téléphoné que finalement les éléments de la garde présidentielle ont reçu ordre de se retirer.

On voit aujourd’hui apparaître clairement les limites du scénario de victoire écrit d’avance et du casting de fraudes de Bozizé et son KNK. Lorsque l’opposition criait à l’impréparation et à la fraude, le président sortant et les dignitaires de son parti affichaient une grande sérénité et se gaussait même plutôt de la peur et la faiblesse des opposants, sûrs qu’ils étaient d’avoir déjà réuni à leur seul profit tous les ingrédients nécessaires à un raz de marée électoral, encore faut-il que ce raz de marée soit en apparence limpide, chose qu’ils n’ont pas été à même de réaliser.

 Le tableau synoptique transmis par le candidat Martin Ziguélé à ses avocats en vue du recours en annulation qu’il a décidé d’introduire auprès de la Cour constitutionnelle et récapitulant les "irrégularités constatées lors des élections groupées" fait état de 200 cas allant d'un "nombre de votants supérieur au nombre d'inscrits" au "bourrage" ou "substitution" d'urnes, en passant par des "intimidations (et) coups de feu ouverts par les forces de défense" ou par l'"achat de conscience des électeurs", est très édifiant à cet égard.

Les informations qui font maintenant état de grandes difficultés de la CEI pour annoncer les résultats des législatives viennent confirmer ces nombreuses irrégularités et donner raison au président du MLPC. Tout cela plaide donc en faveur de l’annulation pure et simple de ce scrutin qui est une véritable honte nationale car ayant été tant par son impréparation, son déroulement que par le dépouillement et traitement des résultats, tout sauf des élections répondant aux normes internationales. Il faut espérer vivement que la Cour constitutionnelle qui doit se prononcer dessus dise vraiment le droit et aille dans ce sens.

 

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