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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 23:18

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Ainsi le Kwa Na Kwa de Bozizé serait un parti travailliste. Ce sont les pères anglais du travaillisme qui vont se retourner plusieurs fois dans leurs tombes de voir le nom de leur parti accolé à une dictature tropicale sanguinaire. Le coeur se soulève face à une telle usurpation ! Dans un pays normalement constitué, cette mascarade ferait débat.

Seulement la RCA n'est pas un pays normal et l'état centrafricain est une pure fiction où n'importe qui peut revendiquer n'importe quoi : c'est là que le bât blesse. .

Un parti politique digne de ce nom suppose un corpus idéologique élaboré avec un programme cohérent de gouvernement. Sait-on seulement aux bords de l'Oubangui que dans travailliste il y a le mot travail ? Sait-on seulement autour de Bozizé que le parti travailliste est un parti de gauche enraciné dans le peuple car issu des syndicats ? Faut-il rappeler à Bangui que l'Angleterre, pays de I' habeas corpus ne peut qu'accoucher d'un parti soucieux du sort des travailleurs et du petit peuple ?

La semaine de la date théorique du premier tour des élections en RCA fixée au 23 janvier 2011, on ne peut pas faire l'économie de ce débat nécessaire. A vos stylos chers compatriotes !

Pour commencer, un peu de linguistique pour nous aider à démasquer l'usurpation.

 

Tous les Centrafricains savent que selon l'intonation, un même mot Sango peut avoir des sens différents. Ainsi, le mot « kwa ou koua » signifie travail ou mort en fonction de l'intonation du locuteur. Le Kwa Na Kwa ( Koua Na Koua ) de Bozizé et de ceux qui gravitent autour de lui pour se rapprocher de la mangeoire peut s'entendre « le travail, rien que le travail » dans une noble acception ou « à la mort, à la mort ; la mort rien que la mort »  si l'on accentue le mot. Dans cette deuxième acception, le Kwa Na Kwa ( Koua Na Koua ) des tenants du pouvoir de Bangui doit se comprendre comme un serment de vulgaires brigands ( mercenaires ) pour continuer ensemble leurs rapines, leurs assassinats et se partager le butin au détriment du peuple centrafricain . En creux, ce serment promet concrètement la mort à ceux qui ne l'ont pas prêté, c'est-à-dire le peuple centrafricain dans son ensemble. Ce peuple est le mien et je refuse qu'on l'abuse. Il est temps de vous démasquer.

Puisque le mentor politique de Bozizé est un certain Bokassa qu'il s'est empressé de réhabiliter, toutes affaires cessantes, faisons comme nos compatriotes et comparons les deux hommes sur le plan agricole... par exemple. Avec son « Opération Bokassa », celui que De Gaulle appelait le soudard de Bangui a fait illusion pendant un moment en quadrillant le pays de techniciens agricoles et en introduisant la culture attelée ( cf boeufs Baoulé ). Sept ans après le coup d'état de Bozizé, où en est l'agriculture centrafricaine ? Des terres laissées en friche par des paysans obligés de se réfugier en brousse parce que traqués par la soldatesque bozizéenne, la viande devenue une denrée rare, la famine dans ce pays béni des Dieux, peu peuplé et abondamment arrosé, une absence totale de politique agricole qui hypothèque gravement l'avenir ...Bref, une agriculture délibérément sinistrée alors que c'est le seul secteur de production typiquement centrafricaine . Et ce ne sont pas les aboiements du griot Ngouandjika en plein été depuis Paris, parlant des engrais qu'il serait venu acheter qui changeraient quelque chose à cette tragique réalité. Monsieur Ngouandjika, gouverner, c'est prévoir : vos promesses à la veille des élections ne trompent personne.

Enfin je livre à la sagacité de mes compatriotes cette citation d'Albert Einstein qui tombe à propos : « le monde est dangereux à vivre, non à cause du petit nombre qui fait le mal, mais à cause du grand nombre qui regarde et laisse faire ». Ne laissez pas faire !

 

 

Kadé (France)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion