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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 14:13

 

 

sida malade

 

 

 

Que se passe-t-il au CNLS ?

 

De source sûre requérant l’anonymat, nous avons reçu des informations sérieusement inquiétantes quant à la gabegie qui sévit au sein de la coordination des subventions de lutte contre le VIH/SIDA en Centrafrique.

 

La situation qui prévaut au CNLS, le programme national de lutte contre le VIH/SIDA est préoccupante au point ou « si quelque chose n’est pas faite, tout ce que ce pays a élaboré comme politique de lutte contre le VIH SIDA, en référence au Cadre Stratégique de Lutte contre la pauvreté, est vouée à l’échec » et nous voudrions être ceux qui, ayant enquêté sur cette énorme gabegie et qui avons reçu des informations de l’intérieur de la boîte, ont décidé de dénoncer un ensemble de pratiques qui mettent à mal la lutte la contre situation déjà critique du Centrafrique en terme d’indicateurs du VIH/SIDA.

 

Nous venons donc corroborer ici, les faits signalés il y a quelque mois dans le journal LE MONDE et sur les ondes de RFI par M. Jean Baptiste PLACAT.

 

Les journalistes précités ont parlé de scandale silencieux, mais à côté de ce que nous, allons dire, ils font figure d’enfants de chœur.

« Le patriotisme ne saurait être un prétexte, au point nous aveugler pour rester laxiste face à des pratiques scandaleuses et nuisibles au pays sous prétexte que les malades sont les premières victimes…mais ils sont des victimes depuis belle lurette, bien au contraire, nous nous devons de rétablir la vérité et de mettre chacun devant ses responsabilités. »

 

Nous visons ici, essentiellement « la corruption généralisée qui sévit au sein du CNLS et la nécessité de changer la coordination, origine principal de malversations financières de grande envergure et d’abus de biens sociaux, si tant est que les subventions du fonds mondial, destinées uniquement à soutenir le gouvernement dans l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH, utilisées à mauvais escient, constituent un grave dommage aux bénéficiaires finaux que sont nos frères et sœurs centrafricains qui vivent avec le VIH.

 

Dans un pays où, le budget alloué au CNLS est amplement supérieur à celui du Ministère de la Santé, il apparaît opportun d’y plonger un regard sérieux pour évaluer la gestion et la capacité des hommes en charge dans la mise en œuvre du programme.

 

« Quand la tête est malade, le corps ne peut suivre… », la coordination du CNLS en la personne de Madame Yacinthe WODOBODE, Coordonnatrice Nationale du Comité National de Lutte contre le VIH/SIDA est « le modèle de médiocrité en terme de gestion dans ce pays».

 

Médiocre et voleuse, elle excelle dans l’art de tourner tous les acteurs de la lutte contre le VIH en bourrique et de s’en sortir indemne lorsqu’elle est, à raison, accusée. Ne fait-elle pas elle aussi partie des réseaux mafieux camouflés sous le manteau du bénévolat, plus précisément le Rotary Club, le Lions club ? N’a – t – elle pas l’approbation du pouvoir en place pour narguer ceux qui mettent en évidence sa cupidité ? Ne finance -t-elle pas la caisse noire du KNK, parti au pouvoir ? N’est-elle pas l’amie intime de Madame Monique BOZIZE ? Alors va – t –on pour autant se décourager de dénoncer ? Certes non…

 

Après avoir bien pillé les ressources octroyées par le fonds mondial jusque là, elle espère et se prépare vivement à engranger, le maximum de fonds pour son propre compte lors du passage à l’échelle suivante des subventions du Fonds Mondial (Phase deux du programme VIH Round 7) et nous allons vous en donner des détails nets et précis.

Il existe des preuves de paiements, pour son compte, faits par sociétés et personnes interposées, des situations probantes sur la nature de ses malversations.

 

Le CNLS a eu, dans le temps, plus précisément au troisième trimestre 2003, un gel de ses financements de la part du Fonds Mondial et était alors en pleine crise, du fait de la gestion ravageuse de Mme WODOBODE, c’est vous dire le degré de cupidité de cette dame qui n’a d’égal que sa fourberie.

Le CNLS est plus un endroit ou l’on cultive et vit de la corruption généralisée avec pour maître d’orchestre, madame WODOBODE Yacinthe, en un mot une gestion totalement pourrie.

 

1)     De la politisation de l’entité CNLS

 

La gestion par la terreur est le maître mot qui caractérise le management du CNLS : la coordonnatrice nationale Madame WODOBODE Yacinthe a trois affirmations principales qui la caractérisent et qui mettent mal à l’aise, tout individu qui veuille travailler sans considération politique : « je suis un libérateur (allusion à ceux qui ont été avec le président de la république dans sa prise du pouvoir du 15 mars 2003), je suis une femme politique active du KNK,  je suis l’ami du président de la république ».

 

Partant de cela, des intrigues quotidiennes sont pratiquées pour connaître la connotation politique de tout le personnel et de faire un prosélytisme menaçant pour la cause du parti au pouvoir, au risque de ne pas voir son contrat être renouvelé si l’on ne sympathise point.

 

2)     Du népotisme et du clientélisme aigus dans le choix des hommes qui travaillent pour l’entité

 

S’il existe, fort heureusement, des individus bien compétents dans ce programme, nous voulons parler des médecins qui font leur travail avec abnégation, des chefs d’unité qui ne ménagent pas leurs efforts pour tenir le bateau dans l’éthique, on ne peut pas en dire autant de Mme WODOBODE Yacinthe et de ses sbires, car en effet, elle en a.

 

Loin de généraliser, nous affirmons que c’est un secret de polichinelle qu’au sein du CNLS, les parents de Madame WODOBODE Yacinthe sont en nombre exhaustif, exemple flagrant, sa propre fille, recrutée au vu et au su de tout le monde pour travailler au sein de cette entité (la concernée s’appelant Lys Chloé WODOBODE), et bien d’autres qui sont « ses yeux et ses oreilles » pour rapporter toute dissidence, entendez par là, toutes les interrogations et réticences de la part d’individus très zélés dans leur travail.

 

Au sein du CNLS, il y’a dieu (Madame WODOBODE Yacinte) et des demi dieux (ses proches parents et ses acolytes) qui, quels que soient leurs niveaux de postes et peu importe qu’ils aient des individus qui soient au dessus d’eux en terme de hiérarchie avant la coordination, se permettent tout, couverts en cela par dieu lui-même ; le principal acolyte qui mérité qu’on s’y attarde car étant Cromwell pour le roi Henri IV, est M. YOGO NGOUMBA Eric, responsable de la passation des marchés. Notez la dénomination du poste « passation des marchés », dangereux pour un individu sans scrupule.

 

Ce monsieur est un justiciable recruté en toute connaissance de cause (Affaire en cours en son nom au tribunal de grande instance de Bangui avec une société de la place pour avoir détourné au moins 23 millions de FCFA, pour laquelle il a été embrigadé à la SRI et fait la prison de NGARAGBA mais qui en est sorti en corrompant les geôliers lors d’une sortie de week-end et qui n’y est jamais reparti) et qui a occulté ce fait de son curriculum vitae (nous avons eu accès à son dossier) ; notez que le PNUD CENTRAFRIQUE, ancien bénéficiaire des subventions du Fonds Mondial avait découvert le pot aux roses et le subterfuge et a décidé d’arrêter de travailler avec ce monsieur, quelques temps après l’avoir recruté. Comprenez donc qu’une offre faite par le CNLS pour le « récupérer », il ne pouvait que sauter dessus.

 

Posez-vous la question de savoir pourquoi un individu taxé de fraudes et malversations financières avérées, retient l’attention d’une dirigeante d’une entité comme la CNLS qui sait pertinemment que c’est un voleur (elle est tout de même ancien Garde des Sceaux Mme WODOBODE) mais qui le couve comme une poule couve ses œufs ? Peut-on lorsqu’on pratique l’éthique professionnelle, faire fi d’un tel passé « sale » et recruter sans aucun gène un comptable véreux ? C’est qu’on doit avoir des intentions louches soi-même.

 

Ce monsieur est le stéréotype de la corruption au sens propre du terme.

 

Ses magouilles et complicités avec Madame WODOBODE Yacinte ont atteint leur comble au point de devenir chez eux, une seconde nature, au point de ne même plus le cacher : les preuves sont multiples (comptables, financières et en nature) qui montrent le niveau de corruption atteint par celui-ci, qui nuit gravement à la lutte contre le VIH SIDA dans ce pays : cadence de changement de véhicules personnels, maisons à louer construits dans son quartier SAIDOU, maison personnelle construite au quartier Bruxelles sur l’avenue David DACKO qui ne peut l’être avec l’épargne normale d’une personne qui ne travaille pas depuis plus de trois au sein du CNLS et sans concours bancaire, sociétés de construction personnelles dans le but de soumissionner (lui-même étant celui qui reçoit les offres) et recevoir les financements relatifs aux travaux de réhabilitation des centres de dépistage volontaire à Bangui et en province (MULTI SERVICES, BUILDING CONSTRUCTION, SEC, ADETO CONSTRUCTION, etc. vous remarquerez d’ailleurs que tous les chèques faits pour ces sociétés le sont aux noms de personnes physiques qui, si vous vérifiez leurs identités respectives sont des amis de M. YOGO NGOUMBA, voisins du même quartier SAIDOU), financements relatifs à des fournitures de bureau, etc.

 

Fait plus grave, les principaux sous bénéficiaires du CNLS (les exécutants directs des activités sur le terrain, ONG, etc.) peuvent témoigner des commissions énormes qu’ils ont versées à ce monsieur dont bien sûr, au passage, la part léonine de la Coordonnatrice Nationale Madame WODOBODE Yacinte. Nous pouvons citer, certaines ONG qui se plaignent de la gourmandise des requins du CNLS : ONG NOURRIR à Lakouanga, EMF à Bimbo, COOPIADA à Cattin, CARITAS BANGUI à Pétévo, VILLAGE D’ENFANTS SOS à la cité Christophe, FONDATION VOIX DU CŒUR à la cité Christophe, ASSOMESCA à Ben zvi, Etc.

 

Tous ces paiements se chiffrent, habituellement en dizaines de millions de francs CFA, les commissions donc aussi.

 

Bien évidemment, lorsque ses sous bénéficiaires offrent des commissions, les ressources restantes ne peuvent permettre de réaliser toutes les activités prévues dans leur plan de travail défini, ils sont même amenés à produire des rapports erronés et trompeurs, élaborés dans le bureau du responsable en passation de marché et n’ayant rien à voir avec la réalité.

 

Le sous bénéficiaire UCM (Unité de Cession des Médicaments), à titre d’exemple, a obtenu dernièrement un financement de FCFA 30 000 000  pour « frais de gestion » que Madame WODOBODE Yacinthe et YOGO NGOUMBA Eric ont insisté auprès du fonds mondial pour obtenir sa non-objection avant de payer, mais en fait, ils ont exigé des commissions énormes à l’UCM qui les leur ont versées.

 

Tout ceci est autorisé par la coordonnatrice qui en fait, en signant les chèques, les encaisses par le fournisseur « écran » interposé, et monsieur YOGO NGOUMBA Eric s’occupe des lettres de marché, oubliant souvent même les contrats qui doivent accompagner de tels dossiers.

 

Les exemples, en nombre tellement exhaustif ne pourrait être totalement mis en évidence dans cet article, qui a pour objet uniquement de vous initier à l’ampleur de l’hémorragie que nous dénonçons avec la plus stricte rigueur.

 

Madame WODOBODE, coordonnatrice nationale et M. YOGO NGOUMBA Eric à eux deux, ont réussi à embobiner l’opinion nationale sur la direction ou il faut chercher en ce qui concerne les malversations dans la gestion des subventions du fonds mondial (ils vous parleront de chercher à l’UCM, au niveau des dirigeants des sous bénéficiaires, des responsables des ministères publics véritables concurrents du CNLS dans la soumission au titre de principal récipiendaire du fonds mondial, se lavant du coup, leurs sales mains, etc.)

 

M. YOGO NGOUMBA Eric est le « superman » de la gestion du fonds mondial selon madame WODOBODE, et selon elle, l’on ne pourrait se passer de lui, qui est en même temps, responsable de passation des marchés, gestionnaire comptable, gestionnaire suivi financier, assistant en gestion des matériels et stocks, chef de l’unité fiduciaire, voire même « médecin » puisque monsieur a la prétention d’apprendre aux experts techniques qui travaillent au fonds mondial ce qu’ils doivent faire pour ne pas que les ressources aillent ailleurs que dans les poches de son mentor et de lui-même.

 

Le principe fondamental du contrôle interne de toute organisation n’est aucunement respectée et est totalement bafouée au sein de cette structure qui n’en est pratiquement plus une.

 

En fait, il faut comprendre cette appropriation de la totalité des fonctions de la part de M. YOGO NGOUMBA sous la cynique impulsion de Madame WODOBODE, du fait de la peur liée à d’éventuelles détections de fraudes et de malversations financières par d’autres collègues qui le retransmettraient aux auditeurs, ce qui du coup, mettrait la lumière sur l’étendue du crime social commis, car il s’agit effectivement de crime social, lorsqu’on détourne les ressources destinées à soigner nos compatriotes infectés du VIH à son propre compte.

 

Si, au mois de MAI 2010, le Journal LE MONDE a parlé de « SCANDALE SILENCIEUX » et que sur RFI M. JEAN BAPTISTE PLACAT en a fait une chronique, il faudrait qu’on comprenne tous qu’il n’y a pas de fumée sans feu : le CNLS est corrompu jusqu’à la moelle épinière, cela ne s’est pas arrêté, cela continue et deviendra plus grave encore avec la manne financière qui va venir avec la seconde phase des subventions du fonds mondial pour le round 7 VIH et le financement du programme paludisme.

 

Jusque-là, les responsables de cette situation scabreuse et passée sous silence, n’ont aucunement été dérangés, et le récent décaissement du Fonds Mondial et les achats des médicaments ont calmé la gronde des malades faisant pratiquement oublié aux observateurs les intrigues et autres actes dérisoires quotidiens, mais avec les pratiques qui s’accentuent à l’heure actuelle, ce n’est qu’une question de temps pour que le pot aux roses soit découvert et que le robinet soit définitivement fermé comme en Mauritanie, etc.

 

Le Fonds Mondial, sachant ces choses depuis fort longtemps, a exigé le recrutement d’une Agence Fiduciaire (Cf. feuille de route JURTA) pour être un organe de contrôle permanent de la gestion et un garant de l’application des procédures et des normes minimales de bonne gouvernance au niveau du CNLS, et le choix du cabinet qui doit exercer cette fonction est en train d’être biaisé par Madame WODOBODE Yacinthe, qui identifie et élimine les cabinets « non manipulables à souhait », en l’occurrence le cabinet SONNY LEONNARD dont elle a peur, tant le monsieur qui en est le Directeur gérant est sérieux et rigoureux, elle chercherait donc une entité « pas vraiment gênante »,  et si tel est le cas, sachez que la sortie de l’auberge en matière capacité à gérer les fonds de lutte contre le VIH SIDA est loin d’être acquise pour ce pays.

 

Au niveau de la Coordination du CNLS, c’est véritablement la négation de la gestion à l’état pur : les grands penseurs tels que Max WEBER, MINTZBERG, PORTER, etc. ne se seraient donner aucun mal à élaborer des théories en organisation et gestion avec de tels individus et une telle gestion. L’observation des carnivores dans la jungle aurait amplement suffi.

 

Il devient donc, de plus en plus urgent, pour le gouvernement centrafricain, de relever purement et simplement Madame WODOBODE Yacinte de son poste de Coordonnatrice Nationale du CNLS, de licencier de manière immédiate M. YOGO NGOUMBA de son poste de Responsable de passation des marchés et de recruter à ces postes, des centrafricains intègres et compétents (qui sont d’ailleurs en nombre suffisant) afin de mener à bien la politique de lutte contre le VIH SIDA dans ce pays dont l’importance n’est plus à démontrer.

 

Tant que nous ne serons pas intransigeants avec la culture de la médiocrité, de « bouffer », de s’en mettre plein les poches, tant que nous n’aurons pas cette culture du service public désintéressé, nous contentant d’une modestie qui ne nous sera que très bénéfique, le pays ne sortira pas des ténèbres dans lesquelles il est plongé.

 

Tous les efforts que pourraient faire le gouvernement et le président de la république à l’heure actuelle pour sortir le pays de l’ornière sont d’ores et déjà voués à l’échec si les institutions du pays ne sont pas fortes. Et pour obtenir de fortes institutions, il faut « les hommes qu’il faut à la place qu’il faut » et surtout des « hommes honnêtes », le CNLS a à sa tête une personne totalement corrompue, assistée d’un spécialiste en malversations financières, ce qui n’augure rien de bon en termes de résultats à atteindre.

 

D’ici 2015, tous les Etats devraient faire un bilan de leurs niveaux d’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, qu’en sera-t-il de la RCA en matière de lutte contre le VIH SIDA ? Si c’est avec Madame WODOBODE Yacinthe comme Coordonnatrice nationale de l’instance de lutte, nous serons les derniers de la classe.

 

Le fonds mondial ayant retiré la gestion de ses subventions au PNUD pour les accorder à une instance nationale, ce n’est pas pour que « les nationaux » en fassent un objet de prédation primaire, mais pour démontrer aux bailleurs de fonds internationaux et à tous ceux qui suivent, que la RCA regorge de capacités pouvant gérer de manière professionnelle et satisfaisante, ce qui est loin d’être le cas pour le CNLS à l’heure actuelle.

 

Il faut, avant qu’il ne soit trop tard, car il est déjà trop tard, que nous tous, centrafricains, à l’approche des prochaines échéances électorales, fassions une retro et une introspective sur notre pays, c’est-à-dire notre société, sur la misère profonde qui la caractérise à tous points de vue, pour comprendre non seulement que la bataille pour une pensée au service des masses déshéritées n’est pas vaine, mais qu’elle peut devenir crédible si nous le désirons.

 

Nous avons pour obligation sociétale, de réaliser des changements profonds de la situation sociale et politique au travers d’actions concrètes susceptibles de faire avancer notre pays et également de mettre purement et simplement à l’écart celles et ceux qui livrent notre République devenue véritablement bananière, à la seule perspective de la faillite.

 

Nous savons tous à quel point s’élargit le fossé entre les quelques privilégiés centrafricains qui gagnent bien leurs vies et ceux qui n’aspirent qu’à manger à leur faim, boire à leur soif, survivre et conserver leur dignité, pour ne pas parler des malades du SIDA qui ne demandent que ceux à qui l’on a confié la gestion des ressources destinées à leur rendre la vie un peu plus vivable, le fassent correctement.

 

Les femmes et les hommes qui tiennent des responsabilités doivent l’être maintenant sur des bases objectives (savoir-faire technique, professionnalisme, bonne moralité, compétences acquises, etc.) et recrutés de manière transparente ; les tares du sectarisme partisan, de « ceux avec qui nous avons été en brousse pour lutter ou qui ont financé notre lutte doivent être récompensés », etc. doivent être jetées aux poubelles.

 

Juste pour rappels, quelques extraits d’articles parus dans le journal LE MONDE et la chronique de Jean Baptiste PLACCA, journaliste à RFI, que nous corroborons ici, notre source ayant requis l’anonymat, pour montrer la nécessité de mise à l’écart de la gestion des ressources du Fonds Mondial, Mme WODOBODE et ses sbires :

 

« Yacinthe Wodobodé, coordinatrice du CNLS centrafricain, met en cause les retards de financement du Fonds mondial, "dont les malades ont été les premières victimes". Elle reconnaît que certains "sous-traitants" "ne sont pas en mesure de justifier leur gestion", mais assure qu'il n'est pas en son pouvoir de les sanctionner. "Si les responsables ne sont pas écartés, alors le serpent se mordra la queue", résume-t-elle, pour signifier que la corruption perdurera.

 

D'autres observateurs dressent un tableau moins elliptique : ils décrivent "un système de captation des médicaments dès leur livraison à l'aéroport de Bangui puis dans les lieux de stockage, la multiplication d'officines privées fictives qui revendent les ARV destinés à être donnés". Selon un témoignage, "un dirigeant de la lutte contre le sida en République centrafricaine s'est fait construire une clinique médicale".

 

L'affaire, emblématique du fonctionnement de nombreux mécanismes d'aide en Afrique, met en lumière leur inadaptation, en particulier dans des pays où l'Etat relève de la fiction et n'est pas à même de servir de relais. C'est le cas en République centrafricaine, sortie de la guerre civile en 2003, mais dont certaines régions ne sont pas contrôlées par le pouvoir central. Le Fonds mondial, soucieux de ne pas se substituer aux autorités locales, ne dispose pas de personnel local dédié et s'en remet de fait à ces dernières. "Le Fonds mondial fait le silence sur la corruption pour ne pas désespérer les donateurs", analyse un universitaire spécialiste de l'Afrique.

 

Les crédits internationaux avaient été suspendus après les constats dressés, en juillet puis en octobre 2009, par deux missions d’inspection du Fonds mondial : le Comité national de lutte contre le sida (CNLS), partenaire centrafricain du Fonds mondial, avait réembauché des employés auparavant écartés pour "détournements massifs" (M. YOGO NGOUMBA Eric dans l’affaire KSS). Le comptable (M. GUIPI BOPALA BORGIA, parent de Mme WODOBODE Yacinthe), pièce maîtresse de l’audit financier exigé, avait disparu. Les personnels des centres de dépistage, non payés depuis des mois, s’étaient mis en grève (…). »

Philippe Bernard (Journal LE MONDE)

 

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