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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 22:09

 

 

 

 

Clotaire Saulet

 

 

 

Il arrive dans la vie de toute femme ou de tout homme un moment où, mû(e) par une ambition légitime, sous-tendue par des paramètres objectifs qui sont de nature à garantir la réussite d’une entreprise, ou mieux, à lui permettre de tendre asymptotiquement vers une limite que d’aucuns nommeraient « appel pour la patrie », à l’instar de Néhémie, cet échanson du roi à Suse, il arrive inéluctablement ce moment où cette femme ou cet homme se décide enfin à se lever en prenant courageusement ses responsabilités naturelles et historiques. Et comme sous le ciel il n’y a rien de nouveau et qu’un tel engagement ne peut s’accompagner que de la satisfaction à court, moyen et long terme, des conditions en ressources humaines, en ressources matérielles et en ressources économiques et financières si tant qu’il est sincère et dont le seul intérêt n’est que le meilleur devenir des larges masses populaires centrafricaines qui n’ont cessé de boire le calice jusqu’à la lie depuis 1960, il y a lieu d’affirmer, avec une modestie malgré tout et sans enthousiasme excessif mais plutôt de manière sereine et responsable, que la date du 6 mai 2012 annonce une nouvelle ère pour le Centrafrique, Terre de nos Ancêtres.


Convaincu de tout ce qui précède, nous avouons d’emblée que la réflexion de notre compatriote Henri Paul AKIBATA KETTE, postée depuis le 03 mars 2012 sur www.sozoala.com  sous le titre « La Centrafrique, l’indécision qui tue ! » et que nous avons lue, relue, imprimée pour bien lire entre les lignes et pour mieux nous imprégner de la substantifique moelle de ce document,  nous interpelle très, très fortement. Nous sommes nombreux, je suppose et j’espère, à avoir écouté avec les oreilles de notre cœur, la profondeur de ce message qui a été aussi l’un des facteurs déterminants pour ce qui apparaît comme un appel.


Nous faillirons à un devoir moral de reconnaissance si nous n’exprimons pas ici solennellement, toute notre gratitude à l’endroit de M. Louis GELIN, concepteur et gestionnaire du site www.sozoala;com pour l’initiative ôh combien salutaire qu’il a eue et pour le service qu’il a rendu, qu’il rend et qu’il  rendra encore, à sa manière et en toute liberté, à notre Pays et aux Centrafricain-e-s, ses frères et sœurs, au-delà de toute considération…Car, si ce site n’avait pas existé, nous n’aurions pas été aiguillonné pour écrire notre premier opuscule, lequel n’a été que l’enrichissement et le développement du premier article de la rubrique ‘’l’arbre à palabres’’, publié le 12 janvier 2005, sous le titre « Devoir de mémoire ».


Si ce site n’avait jamais existé, nous n’aurions pas pu découvrir tous ces compatriotes dont la pertinence et la profondeur des analyses sur tous les sujets qui touchent la vie de la nation centrafricaine ou les propositions positives qui n’ont pu trouver preneurs, tant au niveau du Pouvoir de Bangui dont la contradiction principale n’a été que « c’est notre tour de manger », que de nos fameux partis politiques d’opposition qui aspirent pourtant à exercer le pouvoir d’Etat et dont la plupart ne sont même pas capables d’avoir des compétences couvrant tous les secteurs d’activité d’un Etat si jamais ils devraient gouverner ou dont les responsables, pompeusement appelés leaders mais qui en toute objectivité ne le sont pas, mais qui polluent le paysage politique national en devenant actifs, le temps d’une rose, que lors des cérémonies officielles avec des nœuds papillons, barbichettes fournies assorties de pipes bourrées de ‘’clan’’ et qui sont de véritables pots de fleurs des tribunes officielles sur l’avenue des Martyrs, au Palais de la Renaissance, au Palais de l’Assemblée Nationale, au salon d’honneur de l’aéroport Bangui Mpocko, au stade Barthélemy BOGANDA et qui poussent le ridicule et le cynisme quelquefois dans l’arrière-pays en obligeant nos larges masses paysannes à leur offrir poulets, cabris et voire, de jeunes adolescentes aux seins pointus…Nous ne manquerons pas de joindre à ce concert de portail informatique le www.rca-beafrica.com de notre compatriote Roche TOMBIDAM dont l’action profonde de visibilité du Centrafrique profond de meure le cheval de bataille…

 

Que n’a-t-on pas encore dit sur le Centrafrique pour que nous nous hasardions à lancer un énième appel ? Nous croyons tous que le charpentier ne va pas, pas donner un seul coup de marteau pour bien enfoncer le clou dans le bois. Il lui faudra plusieurs coups et nous ne nous privons pas , depuis Cergy-Pontoise, dans le Val d’Oise ou le « neuf-cinq », de relancer un appel pour « l’émergence d’une classe politique de type nouveau -CPTN», grâce à la philosophie politique du « Changement Endogène ».


En cette fin troisième trimestre 2012, pouvons-nous raisonnablement, prendre des vessies pour des lanternes dans le Centrafrique , cette terre bénie des dieux où une graine tombée sur le sol pousse d’elle-même ?  . Nous ne le croyons pas surtout que la date du 6 mai 2012, bien comprise, bien intégrée dans nos analyses, ne doit pas nous faire rêver béatement que 2016 aurait déjà eu lieu et ne serait qu’un remake de 1993 ou que la Libération de 2005 qui a raté son départ entre 2003 et 2005 ne nous réserverait plus d’autres illusions…


Nous allons faire parler, Mgr François-Xavier YOMBANDJE, pour mieux nous faire comprendre. Nous allons lui emprunter soin cri de révolte, car nous sommes, à des degrés divers, des révoltés, à l’allure où vont les choses aujourd’hui.

« Je voudrais faire le fou du pays pour que les premiers  rayons du Soleil qui arrivent jusqu’à nous, nous permettent de nous secouer de notre torpeur et de commencer les premières conscientes, actives et positives de notre histoire..


Je suis ce fou qui passe nu, les chaînes au pied dans nos rues, nos places fortes, dérangeant tout le monde par sa nudité, le bruit de ses chaînes qui cliquettent sur le goudron et sa folie qui lui accorde quelques libertés…Je vais écrire, écrire jusqu’à l’épuisement pour qu’on sache quel est le malheur de mon peuple, afin que  s’il y’avait quelque part un cœur généreux parmi mes contemporains, qu’il  m’écoute au moins, qu’il me lise au moins jusqu’au bout, même s’il ne peut, ni me consoler, ni voler à mon secours. Je ne demande pas mieux que d’attirer  l’attention sur mon peuple.


On a jeté un voile pudique sur nous, nous empêchant de pleurer et de dire que nous avons mal. Je veux enfin être l’enfant qui refuse de se taire et qui fait en sorte que tout le quartier soit alerté. On peut me traiter de tous les noms de bêtes et d’oiseaux, il faut que l’on sache que nous allons mal et que nous devons changer de mentalités et de comportement….D’année en année, nous attendons vainement ce qui arrive aux autres ailleurs : la prospérité, le bonheur, la paix. Comment faire autrement quand nous ne sommes abreuvés de guerre, de malheur, de misère et je ne sais quelle autre calamité, comme si nous étions nés pour souffrir et pour être les victimes de prédilection de tous nos bourreaux qui en ont reçu la mission ? Sommes-nous nés à une époque de fous, de maudits qui ne peuvent que produire tribulations et abominations ? Sommes-nous mal nés ? Qui serait pour les peuples, la sortie du désespoir, l’aube de l’espérance, l’étoile du matin ? Qui prendra les devants pour nous sortir de ce cloaque d’histoire, de cette histoire pourrie et sans issue ? »


Et nous ajoutons, qui nous sortira de cette histoire pourrie depuis cinquante et deux années ? Nous disons que ce n’est pas l’actuel parti ni ses satellites au pouvoir et encore moins les partis d’opposition démocratique dont les membres les plus hauts placés nourrissent l’espoir de, le secret espoir de rentrer dans un gouvernement, c’est à dire qui veulent se mettre à la mangeoire tout simplement…Et il aura fallu qu’ils nous donnent cette image désopilante d’une basse cour où les poussins, les coquelets, les coqs, les poulets s’imaginent  que les grains de céréales qui viennent d’être jetés par le véritable maître des lieux va transformer leurs becs en dents acérées pour bien picorer ou manger selon les cas…Aujourd’hui, comme ces oiseaux de la basse-cour, nos politiques ou politicards s’ébrouent, volent dans tous les sens, piaillent, roucoulent, jacassent, sautent en l’air car l’opportunité de rentrer dans un nouveau gouvernement est bien forte depuis qu’un autre chef de la basse-cour  est venu convaincre son voisin de la nécessité de donner des grains à tout le monde !


Les cris de dépit de Mgr François-Xavier YOMBADJE, poussés en novembre 2011, sont encore audibles neuf mois plus tard !


Le Centrafrique, le Centrafrique de Barthélemy BOGANDA en a marre de cette classe politique qui, non seulement n’est plus crédible, mais dont la plupart des membres n’ont pour programme politique ou projet de société que cette inclination à satisfaire des besoins bassement matériels. Elle s’est morcelée en 53 ou 54 groupes , partis politiques ou groupuscules dont la plupart compte moins de militants que les doigts d’une main gauche ou moins de militants que les doigts des deux mains !


-Certains des leaders, abusivement  affublés de ce vocable ,lors des cérémonies officielles, avec leurs cravates ou nœuds papillons, assortis de grosses pipes bourrées de tabac  « clan » dans les tribunes officielles ne sont que de véritables pots de fleurs, lors de certains défilés sur l’avenue des Martyrs,

-D’autres se précipitent pour les rencontres assorties d’enveloppes avec le Chef de l’Etat, et sur la base d’invitation se résumant à des communiqués radiodiffusés ou lus sur l’unique chaîne de la  télévision…


Nous n’avons nullement l’intention de fustiger une quelconque partie de la classe politique centrafricaine…Cependant, nous estimons être en droit de dire que nous sommes fatigués de ce spectacle qui ne fait pas honneur à notre peuple…Comme le dirait l’autre, « Y’EN A MARRE » ! ! ! !Le Centrafrique mérite mieux…Le Centrafrique mérite mieux que ces filles ces filles qui s’engagent sans pugnacité, sans conviction ou sans esprit de suite…


La seule bataille qui vaille et nous devons le dire avec conviction’ est le respect de la Loi fondamentale de notre Pays…Et pour ne pas paraphraser Jean-Jacques ROUSSEAU, l’objet de la vie humaine est la félicité de l’homme…Et la félicité du Centrafricain et de la Centrafricaine passe par ce mouvement initié par ces jeunes compatriotes consciencieux, initiateurs de « Touche pas à ma Constitution ». Cette initiative témoigne de la Société civile centrafricaine qui se construit méthodiquement et scientifiquement

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