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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 01:23

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

 

Les négociations en cours entre les partenaires sociaux – dont les principales revendications se cristallisent autour 1°/ du paiement des arriérés de salaire des régimes des présidents Kolingba (1981-1993) et Patassé (1993 – 2003) ; 2°/ du décret d’application de la loi portant statut de la Fonction publique votée depuis 2009 ; 3°/ du déblocage des salaires – et le gouvernement, à la veille de la rentrée scolaire, couvre l’avenir centrafricain de multiples incertitudes.


Ces trois exigences syndicales portées par toutes les centrales (05) mais dont la satisfaction ne dépend que de l’état des caisses du Trésor désespérément vides, ajoutées à l’exaspération des populations du fait de la flambée sans cesse des prix des denrées alimentaires et de première nécessité, de la crise de l’électricité et de l’eau, de la dégradation généralisée des ruelles, rues, avenues de Bangui ainsi que des routes de provinces, de l’effondrement de tous les ponts de Bangui, de la gestion clanique et patrimoniale des affaires de l’Etat par Bozizé, des conséquences de l’affaire du coup d’Etat familial réel ou supposé du demi-Dieu Ndoutingaï, constituent un cocktail des plus détonnant pour le putschiste du 15 mars 2003 dont tous les signes indiquent l’épilogue du pouvoir.


Il n’y a aucun doute quant à l’incapacité et au manque de volonté du gouvernement à apporter des solutions à tous ces problèmes vitaux pour les populations centrafricaines. Cependant, comme à son habitude, il compte sur la subornation des leaders syndicaux - dont la nomination de l’un d’eux comme ministre de la Fonction publique ne suffit plus à faire taire la base des centrales – pour espérer mettre une sourdine à un problème qui a servi de motif au coup d’Etat de 2003 et qui, neuf ans plus tard, est bien en place sans un début de solution.


La gestion à tâtons et à la petite semaine des affaires de l’Etat prouve, s’il en était encore besoin, l’absence de politique et de programme car ce qui en tient lieu relève des coups de tête présidentiels qu’autre chose.

L’état d’abandon des ruelles, rues, avenues et ponts dans la capitale Bangui en dit long sur la vision de développement que Bozizé et son gouvernement ont d’une part, et leur insensibilité devant les drames (ndlr : le pont de Pétévo a déjà fait plusieurs morts) que les ponts effondrés occasionnent à leurs concitoyens d’autre part, car il ne se passe pas une nuit sans qu’un automobiliste ou un motard ne plonge dans les précipices de plusieurs mètres de profondeur laissés par ces ponts.


Si Bozizé a attendu jusqu’à ce que son fils devienne président de la fédération de basket-ball pour lui trouver 400 millions FCFA pour la réhabilitation de la salle omnisports et qu’à l’occasion de certaines fêtes tel que le dernier Aïd el fitr il jette des billets de banque depuis la fenêtre de sa voiture, la preuve est ainsi faite qu’il a les moyens de résoudre les problèmes centrafricains, malheureusement il ne choisit que ceux qu’il veut bien résoudre.


Cette façon de faire lui ôte toute qualité d’homme d’Etat et le disqualifie d’office quant à sa prétention à présider à la destinée de 4 millions d’âmes et à la souveraineté d’un Etat étendu sur 624 000 km².


La gestion qu’il fait de l’affaire du coup d’Etat familial, ourdi réellement ou non par son « cher » neveu et poulain, donne une illustration supplémentaire sur ses incapacités à diriger un Etat puisqu’il ne parvient même pas à gérer un clan. En raclant le fond des caisses du trésor (environ 200 millions de F CFA) pour aller faire la bamboula à Roissy CDG le 13 août dernier sachant bien qu'il privait ainsi les retraités du versement de leurs maigres pensions, Bozizé a ainsi suffisamment fait montre de son irresponsabilité et de son inaptitude à diriger ce pays.


La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial