Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 00:46

 

 

 

 

ngombe-kette.jpg

 

Tout en donnant l’impression qu’il veut dialoguer avec l’opposition comme l’y contraignent certains de ses pairs de la sous-région et la communauté internationale à travers les habituels et incontournables partenaires au développement, Bozizé n’a en réalité qu’une chose dans la tête : comment retrouver un peu d’air dans la difficile situation qu’il traverse actuellement, notamment avec l’affaire Ndoutingaï et surtout comment et avec qui refaire un nouveau gouvernement.

L’expérience lui a prouvé qu’avec les Centrafricains, en particulier ceux de l’opposition qui ne cessent de le critiquer, la seule façon pour lui de trouver un peu de répit tout en jouant la montre est de remanier le gouvernement et d’y faire entrer quelques débauchés de l’opposition. Les exemples d’André Nalké Dorogo, Jean Michel Mandaba et Pascal Koyaméné et autre François Naouyéma sont là pour attester de la véracité de cette assertion.

Après l’annonce qu’il a faite le 15 mai dernier à la classe politique au palais présidentiel de sa disponibilité à dialoguer avec ceux qui veulent le faire avec lui, il a passé la fin du mois mai et les deux premières semaines de juin dernier à s’entretenir avec un certain nombre de délégation de partis politiques tant de la majorité dite présidentielle appelés encore péjorativement à Bangui les « chercher à manger », que de l’opposition. Ensuite, Bozizé a dépêché le secrétaire général par intérim du KNK, Louis Oguéré Ngaikoumon à N’djaména pour en faire le compte-rendu au président Idriss Déby Itno, celui-là même qui a poussé pour la tenue du dialogue inter-centrafricain.

Mais en attendant d’y voir clair et qu’un nouveau gouvernement puisse être formé, un individu à qui certaines informations qui circulent à Bangui font état de ce que Bozizé l’aurait assuré de son entrée prochaine au gouvernement, piaffe tellement d’impatience et multiplie les maladresses à tel point que l’actuel titulaire encore en fonction au ministère concerné promis ne décolère pas, à juste raison.

Il s’agit du ministère de l’équipement dont l’actuel patron est Jean Prosper Wodobodé et celui qui ronge ses freins n’est autre que le tristement célèbre Jean Barkès Ngombé-Ketté, ancien président de la délégation spéciale de la ville de Bangui dont l’OIF et l’AIMF ont obtenu la tête suite à sa gestion opaque et ses malversations à la mairie de Bangui. Selon des informations dignes de foi recoupées et de sources ayant toutes requis l’anonymat, Bozizé aurait récemment interpelé et demandé des comptes au ministre de l’équipement Jean Prosper Wodobodé lors du dernier conseil des ministres au sujet des nombreux ponts et ouvrages d’art cassés non réhabilités à ce jour, tant dans la capitale que dans l’arrière-pays.

Or en même temps qu’il se fait interpeler en conseil de ministres, le ministre de l’équipement apprend auprès de ses collaborateurs que Jean Barkès Ngombé-Ketté aurait envoyé des émissaires au ministère de l’équipement pour lui rapporter des documents et des dossiers justement relatifs aux ponts cassés dans le pays, d’où la colère légitime et justifiée de Wodobodé.

Rien ne peut justifier cette impatience dont fait montre Ngombé-Ketté. Même si Bozizé lui a promis son entrée dans le prochain gouvernement, qu’il se calme et attende que la liste de ce gouvernement soit d’abord rendue publique.

 Cette affaire en dit long sur la réalité des relations entre Bozizé et le fameux Jean Barkès Ngombé-Ketté dont les Centrafricains ne comprennent pas que malgré sa mauvaise gestion et les délits avérés de conflit d’intérêts à la mairie de Bangui, il ne soit jamais inquiété jusqu’à présent au point que Bozizé puisse maintenant envisager qu’il fasse son entrée dans le futur gouvernement. Si le président Abdou Diouf, Secrétaire Génral de l'OIF n'avait pas tapé du poing sur la table, Ngombé-Ketté serait toujours à la tête de la mairie de Bangui. C’est proprement scandaleux. Avec Bozizé l’impunité a de beaux jours devant elle.

La Rédaction

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique