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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 15:49


bonne-annee

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A mesure que les jours passent et que les événements s’enchaînent, la disparition du colonel Massi paraît comme très fortement probable eu égard aux difficultés qu’éprouvent le Président Bozizé et ses bras armés, le lieutenant Abel Dénamganai et le capitaine Vianney Semndiro, directement et personnellement tenus pour responsables, à donner une preuve de vie de son ex ministre d’Etat.

 

Le Communiqué que le gouvernement a rendu public en le 21 janvier 2010 n’a pas permis d’en avoir le cœur net. En lieu et place d’éléments de preuve, ce communiqué aux termes plutôt menaçants, s’est borné à botter en touche les accusations très précises formulées par l’épouse de Massi et le représentant de son parti en France.

 

Une chose est sûre cependant, c’est la détermination des démocrates, de la famille, des organisations politico-militaires auxquelles appartenait le colonel Massi et des organisations de défense des droits de l’homme, à ne pas rester indifférents à ce qui paraît à leur yeux être un test pour Bozizé dans sa volonté d’instaurer sa dictature sanguinaire, unique moyen pour lui de conserver le pouvoir lui et son seul clan.

 

Concomitamment à la publication du communiqué gouvernemental, Mme Sahle Zewde Work du BINUCA tenait conférence de presse à Bangui pour expliquer les raisons de la mutation du BONUCA.  Au cours de cette réunion avec les medias, suite aux questions des journalistes sur la disparition de Massi, elle a répondu en disant s’informer par voie de presse et entreprendre des démarches pour se faire expliquer les choses par le gouvernement.

 

Ce même jour, Bozizé et quatre de ses ministres dont notamment ceux de la justice, de la réconciliation nationale et des affaires étrangères, prenaient le chemin de Tripoli.

Par ailleurs, Abdoulaye Miskine aurait saisi le colonel Khadafi pour le prendre à témoin de ce qui aurait pu advenir de lui s’il s’était risqué à résider à Bangui.

 

Depuis que les lampions du Xème sommet de la CEMAC sont éteints, l’affaire Massi prend un coup d’accélérateur médiatique et procédural. Curieusement, c’est à ce moment que certains membres du gouvernement, administrativement concernés, choisissent de se mettre au vert en laissant gérer leurs téléphones par leurs aides de camp. Curieux sens des responsabilités.

 

De folles rumeurs circulent à Bangui qui font état dans le même temps de l’exécution de Massi par Bozizé lui-même et que c’est à son retour que son hélicoptère a failli crasher ce 23 décembre 2009.

 

Simple coïncidence, préméditation ou véritable aveu de crime, Bozizé a clairement revendiqué l’exécution du colonel Massi le 31 décembre 2009 dernier dans son discours en sango. Parlant des hommes politiques de l’opposition, il a clairement dit en substance ceci : «mbi yéké doroko ala oko na oko » c’est à dire :  je vais vous dépecer un à un. Il y en a  qui me tombe déjà sous la main. Si cela arrive, il ne faut plus venir pleurnicher ».

Beaucoup n’avaient pas fait attention à cette phrase mais elle était lourde de sens et prend à présent une importance judiciaire car doit être interprétée comme l’aveu de l’auteur du crime de Massi qui n’est autre que Bozizé. Que ceux qui doutent encore des intentions criminelles de Bozizé se le tiennent pour dit.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique