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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 01:58

 

 

BANGUI : LES VILLES DE BOSSANGOA ET DAMARA ATTAQUÉES PAR LA SÉLÉKA

 

 

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Bangui, 22 mars 2013 (RJDH) – Les villes de Bossangoa (nord) et de Damara (centre) sont attaquées depuis ce matin par les rebelles de la coalition Séléka. Les rebelles qui ont repris les hostilités depuis mercredi, sont à la conquête de la troisième grande ville de la préfecture de l’Ouham, où le président Bozizé est originaire. On ignore pour l’instant le bilan des combats. Pendant ce temps à Damara, on annonce également la prise de la ville.


Il est difficile en ce moment  d’avoir les informations sur la ville de Bossangoa. Les premières informations recueillies tôt ce matin, faisaient   mention d’un violent combat à l’entrée nord de la ville. Le réseau téléphonique étant coupé, la communication avec la population est devenue  impossible.


D’après les premiers témoignages, les rebelles ont attaqué Bossangoa qui est une région militaire, à l’aide des armes lourdes. Les combats s’étaient déroulés à l’entrée de la ville, dans la localité de Katanga. D’autres sources ont fait savoir que ce sont les rebelles qui ont fait tomber Batangafo et Bouca hier, qui ont poursuit leur course vers le chef-lieu  de la préfecture de l’Ouham.


Face à l’intensité des combats, plusieurs personnes ont quitté la ville pour se réfugier à Bozoum, plus à l’ouest. Des témoins joints ont fait savoir que les habitants de Bossangoa ont commencé à arriver à Bozoum, depuis hier soir, au moment où les rumeurs de l’attaque s’intensifiaient.


A Damara, les témoins ont fait savoir que les éléments des forces armées centrafricains n’ont pas beaucoup opposé de résistance face à l’entrée des rebelles. « Nous sommes en ce moment dans la brousse et les rebelles n’ont pas encore coupé le réseau téléphonique », a témoigné un habitant.


Il faut dire que la ville de Bangui baigne dans la psychose non seulement à cause des combat, mais d’une probable asphyxie. Pour des habitants de la capitale, les rebelles auraient l’intension de bloquer la route menant vers le Cameroun, qui alimente la ville en produit de première nécessité.


Les éléments de la coalition Séléka qui ont maintenu depuis dimanche cinq ministres issus de leur rang, ont posé onze points de revendication au pouvoir de Bangui faute de quoi, ils vont reprendre les hostilités dans un délai de trois jours. Un ultimatum qui a pris fin le mercredi 20 mars.


Il s’agit du ministre de la Défense Michel Djotodjia, le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, celui des eaux et forêts Mohamed Moussa Dhaffane, le Ministère de la Géologie, des recherches minières et de l’hydraulique, Herbert Djono Ahaba, et Amalas Amias Haroun du commerce, alors qu’ils se sont rendus à Sibut (centre) avec une délégation de la communauté internationale, pour sensibiliser les rebelles sur le processus de leur désarmement et réinsertion.

 

 

BATANGAFO : DES CAS DE PILLAGE SIGNALÉS APRÈS L’ATTAQUE DE LA SÉLÉKA

 

rebelles centraf

 

 

Batangafo, 22 mars 2013 (RJDH) – Après la prise de la ville de Batangafo (nord), vers la fin de l’après-midi du jeudi 21 mars, les rebelles de la coalition Séléka se sont livrés aux pillages des locaux. D’après les témoignages recueillis, la base  d’une ONG internationale présente dans cette ville a fait  l’objet de pillage ainsi que des maisons des agents de l’Etat  et quelques populations civiles.

 

« En fuyant la ville pour se cacher, j’ai aperçu les hommes de la Séléka en train de casser le portail d’une base appartenant  à une ONG internationale,  alors le personnel  est encore à l’intérieur. Mais tard dans la nuit les femmes qui sont sorties des cachettes pour chercher de la nourriture ont affirmé que les rebelles ont pillé les locaux de cette structure », a témoigné un habitant de la ville de Batangafo, joint par le RJDH depuis sa cachette.

 

Une autre source a témoigné avoir vu les rebelles entrer chez un pasteur. Ces hommes en arme ont proféré des menaces de mort avant de l’obliger à leur donner de l’argent de sa communauté religieuse  qu’il gardait chez lui, mais  la somme n’est pas connue.

 

La même source a ajouté que les hommes de la Séléka se sont dirigés  vers la préfecture là où ils auraient pillé des locaux des agents de l’Etat. Dès leur entrée dans la ville, les habitants de Batangafo ont quitté les lieux pour se mettre à l’abri des hostilités.

 

Certains personnes sont allés même jusqu’à une dizaine de kilomètres de la ville.  Cette localité  est  pour la deuxième fois tombée dans la main des hommes de la Séléka. Pendant les attaques enclenchées au mois de décembre dernier, les rebelles ont occupé cette localité, avant d’être délogés  par les éléments des Forces de l’ordre.

 

 

 

MBAÏKI : UN CALME EST REVENU DANS LE VILLAGE SCAD

 

 

Mbaïki, 22 mars 2013 (RJDH) – Le calme est revenu dans le village où se situe la société SCAD à 25 kilomètres de la ville de Mbaïki, après l’intervention du préfet de la Lobaye, le colonel Gabriel Baïpo.  Le mercredi 20 mars  la population de cette localité a manifesté son mécontentement en  barricadant  les portes de cette usine empêchant le personnel de mener ses activités quotidiennes pour réclamer le versement des frais d’assistance sociale aux chefs du village.

 

Ces habitants réclament de cette société d’exploitation forestière, le versement des frais d’assistance sociale aux chefs du village et la relance  de la collaboration entre le village et la société SCAD. Une ambiance qui n’existe plus depuis le décès du propriétaire de cette usine Icham Kamach.

 

D’après la version de la population, la société SCAD ne collabore plus avec  elle et ne verse plus la somme d’argent qu’elle est censée donner aux chefs du village, en plus des résidus du bois qui avant revenaient à la population ne leur sont plus maintenant légués. Une situation qui a poussé les habitants à se soulever contre cette société.  Des propos recueillis auprès du  secrétaire général de la préfecture de la Lobaye  Ferdinand Moussa Kongaté.

 

Le préfet de la Lobaye, le colonel Gabriel Baïpo et des éléments de la gendarmerie se sont  rendus sur le lieu afin de ramener les deux parties au calme. Ferdinand Moussa Kongaté fait savoir que l’ordre est rétabli depuis hier après un  pourparler engagé avec la population et les responsables de la société SCAD.

 

La société SCAD exploite le bois depuis des décennies  dans la Lobaye et offre de l’emploi à la jeunesse.

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