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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:26

 

 

 

 

 

 

BANGUI : FRANÇOIS BOZIZÉ APPELLE LES MINISTRES À SE METTRE AU TRAVAIL

 

Bozizé l'air hagard

 


Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) - Le président centrafricain François Bozizé a appelé ce jeudi 14 février, les nouveaux membres du gouvernement à se mettre au travail, pour le développement de la République centrafricaine. L’appel lancé sur les ondes de la radio nationale survient après le premier conseil des ministres du gouvernement de transition, tenu le mercredi 13 février.


« Autrefois, la plupart de ces ministres étaient de simples citoyens. Mais maintenant, ils sont investis d’une grande mission, celle de la gestion de leur département respectif. J’ai pris ce moment pour les conseiller, leur dire de ne pas se comporter  en homme irresponsable », a dit le président de la République.


Il leur a demandé par ailleurs au ministre de travailler avec abnégation. Pour lui, « un bon ministre n’est pas celui qui reste tout le temps dans son bureau. Il est un homme de terrain. C’est sur le terrain qu’on se rend compte du réel problème de la population ».


« J’ai demandé aux ministres de venir au travail à l’heure, parce que la question de la ponctualité fait beaucoup défaut aux agents et aux fonctionnaires de l’Etat en Centrafrique. Je leur ai dit que c’est à eux de donner les bons exemples à leurs administrés dans la ponctualité et le respect des horaires du travail », a-t-il affirmé.


Il a également mentionné  certaines difficultés que traverse le pays notamment la question de sécurité et le cantonnement des éléments de la rébellion Séléka.


Il s’agit de la première déclaration faite par le président François Bozizé après la nomination des nouveaux membres du gouvernement d’union nationale de transition.

 

 

NDLR : Comme par hasard BOZIZE n'évoque pas la question de la libération des prisonniers politiques. Premier conseil des ministres après pratiquement deux mois de crise politico-militaire. BOZIZE doit maintenant apprendre à signer les décrets après examen en conseil de ministres et non plus faire ce que bon lui semble. 


 


BANGUI : LE SILENCE DES AUTORITÉS POLITIQUES REND LA SITUATION SÉCURITAIRE ET HUMANITAIRE INQUIÉTANTE

 

seleka au gvt


Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) – Les autorités centrafricaines tardent à se prononcer sur une volonté réelle de venir en aide à la population des villes du pays qui continuent de subir des exactions commises par les éléments dits « incontrôlés » de la rébellion Séléka. Ce silence pour beaucoup de Centrafricains, nourrit la forfaiture vis-à-vis de la nation et encourage l’impunité dans le pays.


La population s’inquiète  toujours des actes de viols, pillages et exactions de la Séléka, malgré la signature depuis plus d’un mois des accords de sortie de crise. « Le gâteau est déjà partagé mais pourquoi ceux qui constituaient les anciens protagonistes continuent d’hypothéquer notre vie en prenant tout le pays en otage ? », s’est indigné Roland Ngoundéré, un agent de l’Etat, interrogé par le RJDH.


Pour certains analystes, c’est parce que les leaders de la coalition Séléka sont tous à Bangui dans le gouvernement d’union nationale, qu’ils ont perdu le contrôle de leurs troupes sur le terrain. Une situation que les éléments ont récupérée pour défier l’autorité de leurs chefs en occupant des nouvelles villes et en commettant des exactions sur les populations.


Un enseignant à l’Université de Bangui qui requiert l’anonymat écarte pour lui le terme d’éléments incontrôlés de la Séléka. « Ce que la population de l’intérieur du pays est en train de subir est à mon avis la continuation des hostilités créés par des éléments de la Séléka et non des simples éléments incontrôlés », a-t-il dit.


La solution à ces hostilités ne peut provenir que de la volonté politique


Même si la population de Bangui se félicite et encourage l’initiative des autorités religieuses qui veulent mettre la pression sur les belligérants, elle reste cependant dans l’inquiétude et critique le silence des autorités nationales. Elle pense par ailleurs que la solution à tous ces problèmes ne peut venir que du nouveau gouvernement d’union nationale mise en place depuis plus de dix jours.


« Seules les autorités politiques peuvent nous apporter une solution à ces problèmes d’exactions dans nos provinces. Nous attendons plus d’elles. Mais malheureusement, c’est le silence total de leur part. La déclaration de l’archevêque, de l’imam et du pasteur nous a un peu calmés mais ce ne sont pas eux qui vont mettre fin à ces hostilités », a affirmé Augusta Séndéma, étudiante en science politique à l’Université de Bangui.


Pour Jean Bruno Rongaï, un habitant de quartier Gobongo, seul  l’Etat  centrafricain a le moyen de  résoudre ce problème. Car c’est lui qui dispose de tous les pouvoirs régaliens. « S’il se prononce, il peut donner une lueur d’espoir à la nation. Mais là maintenant, rien. C’est le silence total. Il fait comme si il cautionne les exactions commises sur la population dans les arrières pays », a-t-il ajouté.


L’Etat a perdu le contrôle de certaines villes du pays avant les attaques de Séléka


Un leader de la société civile a fait ce constat : « Depuis plusieurs décennies déjà, les foyers de crises militaro-politiques sont pour la plupart de temps dans les provinces de la République centrafricaine, loin de véritables pouvoirs et institutions de l’Etat. Depuis tous ces temps, les activités socioéconomiques tournent au ralenti dans ces villes où les rebelles occupent régulièrement. Les premières et les principales victimes de ces hostilités restent les paysans, les cultivateurs, les éleveurs et les artisans. Ils sont régulièrement tués, assassinés, violés, dépossédés de leurs biens et maltraités. Ils vivent dans une situation précaire, sans nourriture, ni eau potable et sans assistance sanitaire ».


Pour d’autres, au-delà de tous ces problèmes, « l’autorité de l’Etat centrafricain a disparu depuis longtemps dans certaines régions qui sont en proie aux attaques sporadiques et régulières des coupeurs de route, des braconniers ou des bandits du grand chemin venus des pays voisins sans compter les multiples rébellions et groupes armés ».


Après la signature des accords de Libreville, les hommes de la coalition continuent de s’emparer des villes centrafricaines. Ils commettent des exactions, la ville de Mobaye est tombée aux mains de ces rebelles la semaine passée. Cette situation a provoqué le déplacement d’une partie de la population vers le Congo démocratique.


Interrogés sur ces attaques, les leaders de la coalition Séléka parlent des ‘’éléments incontrôlés et promettent des sanctions. Des sanctions qui tardent à venir et met la population dans un désespoir.

 

 

 

 

BANGUI : LES ACTIVITÉS REPRENNENT AU MARCHÉ KILOMÈTRE 5 APRÈS DES PERTURBATIONS DU MERCREDI

 

 

marche-centrafricain.jpg

 

 

Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) Les activités ont repris ce matin au marché kilomètre 5, dans le troisième arrondissement de Bangui, après l’occupation des lieux par les forces de l’ordre, le mercredi 13 février, empêchant les vendeurs d’étaler les marchandises sur les chaussées. Ceux-ci ont résisté dans un premier temps face aux policiers et gendarmes avant de quitter les lieux.


D’après le constat fait par le RJDH, les trottoirs où les vendeurs installent leurs marchandises sont libres, la circulation est revenue à la normale. On note également la présence des éléments de force de l’ordre qui assure la circulation des véhicules et la sécurité des lieux.


La police était intervenue hier pour déguerpir les vendeurs qui occupent les chaussées. Cette initiative de la mairie de Bangui n’est pas appréciée par une partie de la population, toute fois certains déplorent la manière d’agir des forces de l’ordre.


« C’était à notre grande surprise que nous avons vu les hommes en tenue empêchant les commerçants de faire leurs activités. Nous sommes dans un pays de droit et quand il y a un problème, il faut informer les intéressés pour que des mesures soient prises. Mais ce qui n’était pas le cas », a expliqué Issène Yaya, délégué des vendeurs du marché kilomètres 5.


Il a par ailleurs précisé que les policiers et gendarmes ont utilisé la force contre les commerçants et certains ont perdu leurs marchandises et d’autres ont été arrêtés.


Certains conducteurs de taxis et bus se disent soulagés, car enfin ils vont librement circuler. Cependant, ceux-ci soulignent que leur collectif n’est pas informé de la déviation de la route, au moment de l’intervention des forces de l’ordre, une situation qui  a entrainé des perturbations.


« Je félicite la police qui vient de poser un acte citoyen. Pour nous conducteur de taxis et bus, cela mérite un encouragement. Les commerçants occupaient les trottoirs et ce qui  fait que la circulation est vraiment difficile ici », a déclaré, Eric Ngougno un conducteur de taxi.


La même source se plaint de la nouvelle place pour le stationnement qui est désormais au niveau du Béa-Rex et demande au gouvernement de réparer cette avenue pour permettre aux conducteurs de taxis et bus de circuler librement.


Le Directeur général de la police Wanzé Linguissara, précise que l’objectif de cette opération est de rendre la circulation fluide dans cet important centre commercial du pays.


« Les commerçants de ce marché ne veulent pas  vendre leurs marchandises à l’intérieur du marché et pourtant il y a encore de la place. Ces derniers préfèrent rester dehors aux risques des accidents. Donc il est de notre devoir en tant que forces de l’ordre, d’amener ces commerçants à la raison », a-t-il ajouté.


Selon lui, la mairie du 3ème arrondissement avait procédé à plusieurs reprises à une campagne de sensibilisation de ces commerçants. Mais ces derniers n’ont pas voulu obtempérer.

 

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