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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 01:40

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

BANGUI : LA POPULATION S’INQUIÈTE DU RETARD DANS LA MISE EN PLACE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

 

Bangui, 01 février 2013 (RJDH) Les centrafricains commencent à trouver long le retard pris dans la mise en place du nouveau gouvernement d’Union nationale. Les groupes de discussions et de débats se forment ci et là dans les différents quartiers des arrondissements de Bangui dans l’optique de trouver les causes de ce retard. RJDH qui a baladé son micro durant cette semaine, vous laisse découvrir les impressions qu’il a recueillies de la population.


« Ça craint ! », disent les uns. « Ça promet », racontent les autres. D’autres encore plus optimistes pensent que le nouveau gouvernement d’Union nationale c’est pour bientôt, soit aujourd’hui dans quelques heures, soit demain ou dimanche.


« Je pense que nos leaders ne nous disent pas tout sur les Accords de Libreville. Je suis sûr qu’il y a des clauses officieuses qui bloquent la mise en place de ce gouvernement. Des promesses qu’ils ont faites aux uns et aux autres durant ces assises et dont certaines parties ne veulent pas respecter », a analysé un étudiant en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Bangui.


Pour Nassir Tahirou, commerçant du marché Gobongo, la mise en place du nouveau gouvernement a assez duré comme cela. Le Premier ministre, chef du gouvernement a déjà épuisé la durée qui lui était imparti. Il croit que d’ici la fin de cette semaine la République Centrafricaine connaîtra ses nouveaux ministres.


Un agent de l’Etat, habitant du quartier Miskine plus incisif, critique le comportement des hommes politiques. Selon lui  ces derniers  ne pensent qu’à eux, sans considération pour le reste de la population. « C’est le moment du partage du gâteau. Qu’ils le fassent le plus vite possible et nous collent la paix. Nos leaders doivent s’assumer en responsables, s’entendre rapidement puisqu’ils sont en train de nous bloquer l’économie. Ils doivent penser à tout le monde et se débarrasser de toutes considérations partisanes en faisant des concessions même les plus absurdes afin que toutes les activités de la vie reprennent à zéro », s’est-il plaint.


Un leader du Conseil national de la jeunesse qui a requis l’anonymat craint une cohabitation électrique du nouveau gouvernement. « Ce bras de fer actuel présage déjà une cohabitation difficile dans les jours à venir. Les trois forces politiques en présence vont-elles bien s’entendre dans le gouvernement si personne ne veut faire des concessions pour l’autre ? L’essentiel pour l’heure n’est pas d’avoir des ministères clé de la République, mais c’est de travailler bien pour tout le peuple centrafricain. Il ne faudrait pas que les prochains ministres pensent qu’ils vont dans le gouvernement pour se servir mais pour servir plutôt la nation », a-t-il déclaré.


Le Premier ministre, Nicolas Tiangaye est nommé depuis 17 Janvier. Tous les Centrafricains ont toujours les yeux braqués vers la primature dans l’attente de ce gouvernement d’Union nationale.

 

 

NDLR : Il faut désigner clairement Bozizé et ses partisans illuminés comme seuls responsables de ce retard. Il n'en ont rien à foutre de la situation du pays que leur gouvernance a mis par terre depuis dix ans bietôt.Le Premier Ministre Tiangaye a déjà ficelé le gouvernement et transmis la liste à Bozizé mais ce dernier refuse de signer le décret tant qu'il n'obtient pas de placer ses hommes de paille à tel ou tel ministère. Voilà la principale raison du retard pris dans l'annonce du gouvernement. Mais plus grave, ce retard arrange Bozizé car il en profite pour préparer ses plans militaires visant à lancer un contre-offensive sur les positions de Séléka dans certaines villes qu'elle contrôle, depuis sa fulgurante offensive de décembre dernier. Bozizé veut absolument la guerre et non la paix, comme solution à cette crise.

  

 

 

BATANGAFO : LA VILLE CONTINUE D’ACCUEILLIR DES DÉPLACÉS À CAUSE DE LA SÉLÉKA

 

Batangafo, 01 février 2013 (RJDH) viron 500 déplacés internes provenant de la ville de Kabo (nord) ont été enregistrés à Batangafo (nord).  Ce chiffre a été communiqué  le jeudi 31 janvier par la Croix-Rouge  locale qui a enregistré ces personnes.


Il  s’agit des personnes qui se sont déplacées afin de se mettre à l’abri des exactions commises par les rebelles de la coalition Séléka, d’une part et des éleveurs peulhs d’autre part.


Selon le responsable de catastrophe de la Croix-Rouge de Batangafo, Bienvenu Ndonondji, 77 maisons situées dans le 4ème et le 5ème arrondissement de la ville ont abrité plus de ces 450 personnes. « Nous allons continuer de les enregistrer en attendant une assistance alimentaire,   soit du côté du Programme alimentaire mondial ou du Haut-commissariat aux réfugiés, car ces personnes ont besoin d’une aide urgente », a-t-il ajouté.


« Nous ne pouvons plus vivre dans la ville de Kabo ni dans la brousse. Dans la ville les rebelles ne cessent de commettre les exactions, ils pillent les maisons, prennent des personnes en otage leur libération est conditionnée par une rançon. Quand nous nous réfugions dans la brousse, les éleveurs peulhs nous agressent  et s’emparent de nos bœufs », a témoigné Laurent Gossia, faisant partie des déplacés.


Un autre déplacé a fait savoir que pour protéger le restant des bœufs qui  leur servent à pratiquer la culture attelée, la population de Kabo est obligée de se déplacer vers Batangafo. « Car  cette ville  est sous contrôle des Forces armées centrafricaines et nous espérons être en sécurité », a-t-il dit.


Depuis le 20 janvier la population de Kabo se déplacent. Certains se dirigent vers la ville de Batangafo et d’autre vers  Sido, ville frontalière entre le Tchad et la Centrafrique à cause des exactions perpétrées par les hommes de la coalition Séléka.

 

 

 

BANGUI : LES ÉTUDIANTS DE L’ENA RÉCLAMENT LE PAYEMENT DE LEUR BOURSE

 

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Bangui, 01 février 2013 (RJDH) Une soixantaine d’étudiants de l’école nationale des arts (ENA), ont manifesté ce vendredi 1er février devant le trésor public pour réclamer le payement du troisième trimestre de leurs bourses pour l’année  2012.


Bienvenu Ngbémbongo, porte-parole de ces étudiants a expliqué que le montant total de cette bourse s’élève à plus de 6 210 000 FCFA, qui devrait couvrir le payement du troisième trimestre aux 69 étudiants. «  Malgré les requêtes que nous avons adressées plusieurs fois aux autorités de l’ENA, nous n’avons reçu aucune suite favorable. C’est pourquoi nous avons décidé de manifester aujourd’hui pour revendiquer nos droits», a-t-il signalé.


Il par ailleurs affirmé que la manifestation va se poursuivre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. « Cette manifestation prendra fin que si le trésor public trouve une solution favorable à notre problème », a-t-il insisté.


Le RJDH a tenté en vain de joindre le directeur général du trésor pour sa version des faits.

 

 

 

MBOKI : UNE PERSONNE TUÉE ET UNE AUTRE ENLEVÉE PAR LA LRA

 

soldat ougandais à Obo

 

 

Mboki, 01 février 2013 (RJDH) Un homme d’une trentaine d’année a été tué, le  mercredi 30 janvier, à 10 kilomètres de la ville de Mboki (sud-est) sur l’axe Obo, par des éléments de la rébellion ougandaise de  l’Armée de résistance du seigneur (LRA), de Joseph Kony et un autre a été également kidnappé.


D’après les faits relatés par un témoin, il s’agit d’un groupe de chasseurs constitué de cinq personnes. Ils  revenaient d’une partie de chasse dans un village proche de la République démocratique du Congo (RDC), où ils ont été attaqués par des éléments de la LRA. Au cours de cette attaque, trois autres chasseurs ont réussi à s’échapper.


« Quand  ces rebelles nous ont aperçus,  ils  ont  commencé à  nous tirer dessus. C’est ainsi que deux d’entre nous ont reçu des balles. L’un est mort sur le coup et l’autre a été emporté par ces hommes armés.  Ils se sont également emparés de tous nos gibiers. Nous avons eu la chance d’avoir la vie sauve », a expliqué Marcel Boussanda, l’un des chasseurs.


Pour le maire de la ville de Mboki, Marie-Claire Ndjada, cette zone est interdite pour les activités de chasse, à cause de la recrudescence des éléments de la LRA qui sont partout dans cette partie de la région.


« J’appelle la population de la ville de Mboki et de ses environs de respecter cette décision pour ne pas tomber dans l’embuscade de la LRA. Car cette décision a été prise avec l’accord des forces tripartites », a-t-elle ajouté.

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