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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 00:36

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

KAGA-BANDORO/ KABO: LES POPULATIONS SE PLAIGNENT DES EXACTIONS DES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

RCA carte MAE France

 

 

Bangui, 21 janvier 2013 (RJDH) – La population de la ville de la Kaga-Bandoro (Centre- nord) se plaint à nouveau des exactions commises par des éléments de la coalition Séléka. Joint ce matin par le RJDH, un habitant  a fait savoir que les rebelles sont retournés dans la ville le 5 Janvier.


« Les exactions se sont accentués depuis le retour des rebelles dans la ville de Sibut. La population vit dans la crainte, les rebelles de la Séléka pillent les bâtiments administratifs et les maisons des particuliers. La plupart des victimes sont de la communauté chrétienne », a-t-il expliqué.


La même source a également précisé que les activités ne fonctionnent pas normalement à l’hôpital préfectoral de la ville.  Une partie du personnel soignant a pris fuite.  Au marché central, seules les boutiques tenues par des commerçants tchadiens sont ouvertes car les propriétaires sont de bon terme avec les rebelles.


A Kabo (Nord), la population se plaint également du comportement des hommes de la coalition Séléka. Un jeune homme âgé de 35 ans a été pris en otage par les rebelles. Celui-ci a été obligé de verser une rançon de 20 000 FCFA avant d’être libéré ce lundi 21 janvier.


Par ailleurs un groupe d’agriculteurs qui se sont rendus au champ ce matin ont rebroussé chemin   après avoir été attaqué par des éleveurs peulhs.

 

 

 

BANGASSOU : LA SÉLÉKA SE RAPPROCHE DE LA VILLE, LA POPULATION PLONGÉE DANS LA PANIQUE

 

 

Bangassou, 21 janvier 2013 (RJDH) La population de la ville de Bangassou (Sud-est) vit depuis quelques jours dans la psychose. Des  rebelles de la coalition Séléka se rapprochent de la ville. Des personnes jointes sur place affirment avoir aperçu des véhicules lourdement armés de la rébellion franchir la rivière de Mbari, situé à 17 kilomètres de Bangassou.


Des religieux joints à Bangassou, ont affirmé que la ville est entrain de vider de ses populations. « C’est la panique ici. Les hommes, les femmes et les enfants, tous sont à la recherche de l’abri », a témoigné un religieux.


La ville de Bangassou est une ville garnison. Une base de l’armée y est installée. Des habitants joints par téléphone ont fait savoir que le détachement militaire de la ville a pris des dispositions pour parer à toute éventualité.


Il y a une semaine déjà, des éléments de la Séléka sont arrivés dans la localité de Dimbi, située à plus de 150 kilomètres de Bangassou. Les habitants de cette localité ont dû quitter pour aller à Bangassou pour les uns et dans la brousse pour les autres. La situation a provoqué une panique dans la ville de Bangassou. Plusieurs personnes ont déjà évacué la ville en prévention d’une éventuelle arrivée de la rébellion dans la localité.


A Bangui, des autorités jointes n’ont pas voulu commenter cette information. Les leaders de la rébellion Séléka, eux non plus.


Cette situation se dessine alors que le pays attend toujours la formation d’un gouvernement d’Union nationale. Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, affirme être en consultation en vue de la mise en place de ce gouvernement.

 

 

BOUAR : DES PERSONNES ATTAQUÉES PAR DES HOMMES ARMÉS NON IDENTIFIÉS

 

 

Bouar, 21 janvier 2013 (RJDH) – Sept passagers à bord d’un véhicule pickup ont été attaqués par des hommes armés non identifiés, le dimanche 20 janvier, au village de Fambélé, à 75 kilomètres de la ville de Bouar (ouest). Ces hommes ont été dépouillés de tout leur bien.


D’après les témoignages du conducteur de véhicule,  Abdoul Ballé, les malfrats ont fait des sommations afin de les obliger à s’arrêter. « Nous avons écouté des coups de fusils. Deux balles ont traversé ma portière et j’étais obligé de m’arrêter pour éviter le pire », a-t-il  fait savoir.


« Ces hommes détenaient tous des armes de guerre. Ils parlaient, le français, le Sango, le Goula et le Ngambaï.  Nous avons subi des menaces verbaux avant d’être dépouillés de ce que nous possédons », a témoigné Lambert Yapélé, l’une des  victimes.


Le mercredi passé une dizaine de personnes ont été prises en otage au village de Gallo, à 60 kilomètres de la ville de Bouar (ouest), par une bande armée non identifiée qui sillonnait la région. Les victimes ont été libérées  par les éléments des forces armées centrafricaines, qui ont lancé une attaque sur ces malfrats le jeudi 16 janvier.

 

 

 

BIRAO : L’HÔPITAL MANQUE DE MÉDICAMENTS

 

 

Birao, 21 janvier 2013 (RJDH) La population de la ville de Birao (nord-est) se penche désormais sur des plantes médicinales pour se faire soigner à cause de manque de produits pharmaceutiques de l’hôpital préfectoral de cette localité. Ce constat a été fait par Radio Yata, lors d’une visite dans cet hôpital.


« Mon enfant souffrait de la fièvre typhoïde. Les infirmiers m’ont prescrit une ordonnance. Mais quand je me suis rendu à la pharmacie pour acheter les médicaments, on m’a fait savoir qu’il n’y a pas ces produits. Jusqu’à ce jour, je ne sais quoi faire pour guérir mon enfant », a déclaré Zénaba Adamou, une mère de famille.


Pour Rachide Daouda, cultivateur et père de six enfants, cette situation a poussé la plupart des malades à se faire soigner à base des plantes médicinales qui, parfois ne soignent même pas certaines maladies comme le paludisme, qui nécessite des médicaments modernes.


«  Si le gouvernement ne nous assiste pas vite, la majorité des malades vont mourir. Car, à chaque fois que notre ville est touchée par une situation qui mérite une assistance rapide, les autorités de Bangui ne se préoccupent pas du tout », a dénoncé un agent de l’Etat, qui a requis l’anonymat.


Selon une source proche de cet hôpital, cette difficulté est liée à l’impraticabilité des routes entre la ville de Bangui et de Birao pour l’acheminement des médicaments. La source ajoute également le manque de volonté des autorités de la capitale à approvisionner  l’hôpital en médicament. « Nous avons envoyé plusieurs notes au ministère de la santé par rapport à cette situation. Mais malheureusement depuis lors, aucune réponse ne nous a été donnée et c’est la population qui subit les conséquences », a-t-elle ajouté.


La même source lance un appel au gouvernement et aux ONG humanitaires qui œuvrent dans le domaine de la santé de venir en aide à la population de Vakaga pour éviter le pire.


La ville de Birao a été frappée par une crise alimentaire et sanitaire au mois de mai dernier. La population s’inquiète du retour probable de cette situation.

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