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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 04:59

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

KABO : QUATRE MORTS ET DEUX BLESSÉS DANS L’AFFRONTEMENT ENTRE L’ARMÉE ET LES REBELLES

 

Miskine.jpg

 

Kabo, 21 décembre 2012 (RJDH) – Trois éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et un rebelle ont été tués dans l’attaque de la ville de Kabo (nord), le 19 décembre dernier, dans l’attaque d’un groupe armé avec les forces régulières.


Ces chiffres ont été communiqués ce matin  par Atif Abdel, maire de la ville de Kabo, joint  par le RJDH. Il précise par ailleurs que la ville est actuellement contrôlée par l’armée centrafricaine. Cependant, la plupart des habitants, encore méfiants sont restés dans la brousse, à cause des rumeurs  d’une nouvelle attaque des éléments  du Front démocratique du peuple centrafricain(FDPC) d’Abdoulaye Miskine, qui aurait rejoint l’alliance Séléka.

 

« la population  veut la paix, or malgré la fraicheur due à la saison, elle est obligée  de vivre dans

la nature avec des enfants », a déploré Abdel Atif.

 

Par ailleurs, à Kaga-Bandoro (centre-nord), tout semble être stable. Selon le correspondant du RJDH,  les éléments des  FACA font des patrouilles  dans la ville et les activités économiques  ont repris, après le trouble survenu  le mardi passé suite à une fausse alerte d’attaque des rebelles.

 

« Un commerçant âgé de 60 ans, habitant le village de Bamatara, à 25 Kilomètres de Kaga-Bandoro,  a reçu une balle dans l’abdomen suite à une attaque a son domicile  de trois hommes armée non identifiés, qui aurait refusé de leur remettre la somme de 200 000 F CFA»,  a rapporté notre correspondant.

 

Le sous-préfet de Mbrés, Pierre Ousmane, qui  a trouvé refuge dans la ville de Kaga-Bandoro à cause des rebelles a expliqué que sa résidence  serait occupé par les assaillants qui l’ont transformée en base militaire. Son bureau a également été saccagé.

 

D’après les informations, les rebelles auraient déjà décidé d’arrêter leur avancée pour entamer le dialogue avec le gouvernement. Depuis le déclenchement des attaques, le  décembre dernier, les villes de Ndélé, Sam-Ouandjia, Ouadda, Bamingui, Mbrés et Bria et Batangafo sont sous le contrôle des rebelles.

 

 

BANGUI : AVIS PARTAGÉS SUR L’OUVERTURE D’UN DIALOGUE ENTRE LE POUVOIR ET LES REBELLES

 

 

soutien à Bozizé

 

 

Bangui, 21 décembre 2012 (RJDH) Alors que les rebelles revendiquent le dialogue d’un côté et que le gouvernement se dit également prêt pour discuter, les avis de la population divergent sur des probables  négociations pour une sortie de crise.

 

« Je ne pense pas qu’il puisse y avoir un terrain d’entente entre les protagonistes. Parce que je constate que le gouvernement n’est pas prêt à négocier avec les rebelles. C’est depuis qu’il refuse le dialogue, même avec l’opposition démocratique », a déclaré un professeur de lycée qui a requis l’anonymat.

 

Cette idée est partagée par Martin Fayalo qui habite le quartier Combattant dans le 8ème  arrondissement de Bangui. Pour ce dernier, le gouvernement semble fermé. « Si le président Bozizé avait le souci de dialoguer, il n’aurait pas fait appel aux forces tchadiennes », estime-t-il.

 

Pour une institutrice à l’école Benz-vi, les revendications des rebelles, en particulier la création  d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur la mort de Charles Massi et de celle l’activiste des droits de l’homme, Maître Goungaye Wanfiyo Nganatoua, ne seront pas acceptées par le pouvoir.

 

Par contre, certaines  personnes interrogées se disent optimistes et que le sommet de Ndjamena pourrait aboutir à un début de solution, pour une sortie de crise. « Nous croyons qu’au sortir de ce sommet, il y aura un résultat positif entre le gouvernement et les rebelles», a indiqué Narcisse Nangué,  étudiant à l’école normale supérieure de Bangui.

 

« Je suis optimiste que les rebelles et le gouvernement centrafricain finirons par s’entendre pour l’intérêt de la population et non pour leur propre intérêt », a souhaité un observateur de la vie politique centrafricaine.


Depuis le début de leurs assauts dans le nord-est, les rebelles formulent dix points qui devraient servir de base aux négociations avec le gouvernement. Les principaux sont le respect de l’Accord de Birao entre le gouvernement et l’UFDR, la mise en œuvre concertée des recommandations et conclusions du Dialogue Politique Inclusif (DPI).


Ils exigent aussi la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les circonstances de la disparition du Colonel Charles Massi et de Monsieur Hassan Ousmane et pour élucider celles de l’accident de Maître Goungaye Wanfiyo Nganatoua.


 

BANGUI : UNE UNITÉ DE BIOLOGIE MOLÉCULAIRE INAUGURÉE AU LABORATOIRE NATIONAL À BANGUI

 

 

Bangui, 21 décembre 2012 (RJDH) – Une unité de biologie moléculaire de diagnostic et de prise et charge biologique des malades du VIH/sida a été inaugurée  ce vendredi. Cette unité dont la réalisation a été financée par l’Agence française de développement (AFD) est logée au sein du laboratoire national de Bangui.


« C’est un laboratoire moderne qui répond aux standards internationaux en matière de prise en charge biologique du VIH/sida », a indiqué le Professeur Laurent Belec, médecin français qui a accompagné ce projet depuis la réalisation de ce projet depuis le début en 2006. Pour lui,  il s’agit de quelque chose d’important pour le pays parce que le VIH/sida est une maladie importante en République centrafricaine.


De manière pratique, l’unité de biologie moléculaire donne désormais la possibilité au laboratoire national de faire le diagnostic précoce de l’infection à VIH chez des enfants nés de mères séropositives et d’assurer une meilleure prise en charge pédiatrique de cette maladie. Elle permettra aussi d’assurer un suivi plus efficace des patients mis sous traitement anti rétroviral en appréciant les forces et les faiblesses thérapeutiques, en vue de réorienter le traitement.


Cette infrastructure a été réalisée dans le cadre du projet de renforcement  des services de santé en République centrafricaine, financé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de six millions d’Euros. L’objectif est d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé de Bangui, renforcer la disponibilité en médicaments essentiels, renforcer les capacités nationales de lutte le sida et renforcer les capacités des laboratoires de santé publique en Centrafrique.


Le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, qui a inauguré cette unité a fait savoir qu’il s’agit d’un projet ambitieux, compte tenu de l’importance du financement et de la diversité des domaines d’intervention. « La capacité de cette unité rendra possible la réalisation de 2000 charges virales  par ans pour les  patients  VIH. C’est une avancée très significative pour la lutte contre le VIH dans notre pays dont le taux de prévalence, qui est de 4,9% en 2010, reste tout de même très élevé », a-t-il précisé.


Il s’est par ailleurs réjouit de la mise en œuvre réussie des autres volets du projet, notamment le renforcement de la disponibilité des médicaments essentiels qui, la lutte contre le sida ainsi que la réhabilitation de quatre centres de santé urbain de la ville de Bangui (Castors, Bedé-Combattant, Boy Rabe et Malimaka) ; le réseau des laboratoires qui a abouti à la création de l’une unité de biologie moléculaire.


Selon l’AFD, cette unité moléculaire vient donner une réponse aux nouveaux besoins de diagnostic, en particulier chez les enfants dont les mères sont infectées. Car le projet de renforcement des services de santé se situe dans la droite ligne de certains points des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), entre autres la réduction de la mortalité infantile, la santé maternelle, la lutte contre le VIH/sida.


Cette agence promet d’autres réalisations en 2013 en Centrafrique, orientées cette fois, vers la lutte contre la tuberculose, le diagnostic chez les enfants, l’appui à l’amélioration de la santé des femmes et des enfants et la santé de reproduction.

 

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