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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 22:59

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)


 

OBO : UN HOMME ENLEVÉ PAR LA LRA

 

joseph-kony

 

Obo, 15 décembre (RJDH)–Un homme âgé de 31 ans a été enlevé par des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, le mardi 11 décembre, au village de  Nguili-Nguili, situé  à 35 kilomètres de la ville d’Obo (sud-est). L’homme enlevé faisait équipe avec un autre dans une partie de chasse.


La nouvelle de la disparition a été faite par l’autre chasseur. Celui-ci a été sollicité par les éléments de l’armée ougandaise pour leur servir de guide dans la poursuite de ces rebelles. «Nous étions dans la brousse et après avoir parcouru quelques kilomètres, nous avons rencontré un groupe d’éléments de LRA qui se sont lancés à notre poursuite. C’est ainsi qu’ils ont attrapé mon ami, mais j’ai réussi à leur échapper», a expliqué le chasseur.


La même source ajoute que malgré la poursuite de ces hommes par l’armée ougandaise durant quatre jours, ces troupes n’ont pas réussi à mettre la main sur les assaillants.


Cette situation inquiète la population qui demande aux forces militaires présentes dans la ville de  renforcer la sécurité autour pour permettre à la population de mener librement ses activités. « Nous demandons un renforcement de sécurité, parce que nous ne pouvons pas nous déplacer aux environs de trois kilomètres », disent les habitants d’Obo


 

ZÉMIO : LES RÉFUGIÉS DEMANDENT UN PROGRAMME D’ENSEIGNEMENT DE LEUR PAYS

 

Zémio, 154 décembre (RJDH)–Alors que le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) poursuit les opérations de regroupement des réfugiés congolais des villes d’Obo et de Mboki sur le site entretenu dans la ville de Zémio (sud-est), ceux-ci commencent déjà a exprimé certains besoins, dont celle de l’éducation.

 

Outre la santé et l’éducation, ces personnes qui ont trouvé refuge sur le sol centrafricain à cause des exactions des rebelles ougandais de la LRA, demandent aussi que les enseignements qui se font dans les camps respectent le programme en vigueur dans leur pays d’origine, la République démocratique du Congo.

 

Le HCR a engagé des enseignants qui donnent depuis 2009, des cours aux réfugiés dans le camp de Zémio. « C’est un principe qui est inclus dans le mandat du HCR », d’après Julius-Rufin Ngouade-Baba, administrateur, assistant de protection du HCR à Zémio. Les réfugiés apprécient l’initiative. Toutefois « nous ne disposons pas beaucoup de livre qui provient de notre pays. Egalement avec l’arrivée du nouveau groupe de réfugiés, nous ne savons pas comment le HCR va procéder », déplore un des réfugiés qui a requis l’anonymat.

 

Pour répondre à cette préoccupation, Julius-Rufin Ngouade-Baba affirme que son institution a tout prévu. « Le programme d’enseignement qu’on donne dans les écoles sur le site est de la République démocratique du Congo. Nous avons prévu des livres pour prévenir l’arrivée du nouveau groupe des réfugiés », a-t-il assuré.


En 2009, des congolais fuyant les exactions des rebelles ougandais de la LRA, ont trouvé refuge dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ils sont arrivés à Zémio, Mboki et Obo, les localités les plus proches de la frontière entre la RD Congo et la Centrafrique.


C’est au mois de septembre dernier que le HCR et le gouvernement centrafricain ont entrepris de consolider ces trois camps à Zémio. Le choix de cette localité est stratégique grâce à la présence massive des acteurs humanitaires, et la facilité d’acheminement des vivres aux réfugiés.


 

ZÉMIO : LE COLLÈGE DÉPOURVU DE TOUT

 

ecole en RCA

Zémio, 15 décembre (RJDH)–Le collège d’enseignement secondaire de la ville de Zémio (sud-est) est dépourvu de matériels didactiques. A cela s’ajoute l’absence des enseignants. Pour toutes les sections de la sixième en Première A4’, il n’y a que deux enseignants titulaires spécialistes d’une même discipline : la science de la vie et de la terre.

 

Pour faire fonctionner l’établissement, l’administration est obligée de se tourner vers le personnel des ONG humanitaires présentes dans la région, pour l’appuyer dans les enseignements.

 

« Nous avons maintenant huit enseignants vacataires qui sont issus des ONG humanitaires de la place. Mais le grand problème avec ces personnes est que leur priorité est d’abord leur travail. De sorte qu’elles ne sont souvent pas disponibles, parce qu’ils se déplacent à tout moment, et cela joue sur le programme », a mentionné Abel Kambo, le directeur principal du collège.

 

Avec  492 élèves, le collège d’enseignement secondaire de Zémio dispose 6 salles de classe pour les cours. Dans ces salles, il y aussi un problème des tables-bancs. Quatre  à cinq élèves s’asseyent sur un même table-banc d’un mètre  cinquante.

 

« Les enfants ont la volonté d’apprendre, malgré les conditions difficiles d’études. Nous aussi, nous sommes mobilisés à faire de notre mieux pour transmettre le savoir à ces élèves », a affirmé l’abbé Fabrice Yamozongo, un religieux qui appuie le collège en philosophie.

 

Pour les élèves, ils n’ont qu’un appel à l’endroit des natifs de la région qui évoluent dans  divers horizons. « Nous comptons vraiment sur eux, car l’initiative privée peut donner une bouffée d’oxygène à notre collège », a mentionné un élève en classe de première.

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