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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 22:14

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)


 

Bangui : Journée mondiale de l’alimentation, le centrafricain ne mange qu’une fois par jour

 

 

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Bangui, 16 octobre 2012 (RJDH) – A  l’occasion de la  Journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque année, le 16 octobre,  le RJDH recueille les témoignages de la population sur la situation alimentaire des ménages tant à l’intérieur du pays que dans la capitale.

 

« Nous célébrons cette journée en Centrafrique chaque année, mais la réalité sur le terrain est une autre chose. Pour vivre et être en bonne santé un enfant doit manger à sa faim, ce qui n’est pas le cas dans les quartiers  », a fait savoir Nestore Degbao, Directeur de l’école Malimaka à Bangui.

 

Selon lui un enfant qui ne mange pas à sa faim ne peut pas suivre les enseignements, de même que pour les enseignants.


A Bambari (centre) la population se plaint du fait qu’elle ne mange pas à sa faim. « Dans ma famille on ne mange qu’une seule fois dans la journée après les dures travaux champêtres », a témoigné Hélène Yassipou, une cultivatrice.


Selon Gaspard Padou, commerçant au marché central de la ville, on ne peut pas parler d’une alimentation variée dans la ville de Bambari. Compte tenu de la cherté de la vie, la population ne consomme que la même chose tous les jours.


A Kabo (nord) la population de Kabo, estime éprouver d’énormes difficultés à bien se nourrir  depuis le mois d’aout dernier jusqu’à ce jour. Trois personnes sur quatre interrogées, affirment manger qu’une seule fois par jour. « J’ai décidé avec ma famille, de ne manger que vers 6 heures ou 7 heures du soir », a témoigné Jean Domyadé, un des personnes déplacées de la ville de Kabo.


Il ajoute que  pour avoir à manger les personnes déplacés sont obligé de travailler dans des champs des natifs de la ville, qui les payent en nature ou avec une modique somme d’argent.


Jean Claude Tourd, natif de la ville et habitant le quartier Tipo explique que cette carence en nourriture est due à l’inondation qui a frappé la ville les mois passés, mais aussi et surtout à cause de l’insécurité qui persiste dans la région.

 


 

Bangui : L’absence de la maternité inquiète la population des Castors

 

Bangui, 16 octobre 2012 (RJDH) – Trois femmes ont mis au monde en cours d’évacuation, ces deux derniers jours, au camp des Castors à Bangui. Ceci à cause de la fermeture du centre de santé des Castors il y a deux ans, pour des travaux de réhabilitation. La population qui s’inquiètent de cette situation, appellent urgemment le gouvernement à ouvrir le centre, car les travaux sont déjà terminés.


« Ma femme a accouché hier dans la nuit en cours de route, parce que la maternité n’est pas encore opérationnelle. Je suis inquiet de l’état de santé de mon enfant et sa mère, puisque les conditions dans lesquelles l’accouchement a eu lieu, ne sont pas hygiéniques et appropriées », a témoigné Joseph Ngordé, habitant le quartier Sara Dah.


Selon des témoignages recueillis par le RJDH, les travaux de la réhabilitation du centre de santé sont déjà terminés. Cependant, aucun médicament ni matériel n’est pas encore acheminé dans les locaux. « Il n’y a que le service de suivi des enfants qui est opérationnel. Il faut se rendre au centre de Mamadou-Mbaïki pour se faire soigner. La nuit, il y a l’insécurité et le transport se fait rare », s’est inquiété Gabriel Manga un habitant du camp des Castors.


« Nous demandons au ministère de la santé publique de procéder à l’ouverture de ce centre, dans un délai raisonnable, pour notre bien-être. C’est un sérieux problème de santé publique chez nous ici », a dit Urbain Sana, élève au quartier Gbakoundja, qui fréquentait ce centre de santé.

 


 

Batangafo : Environs 3000 sinistrés reçoivent une assistance

 

Batangafo, 16 octobre 2012 (RJDH) – Environ 3000 sinistrés ont reçu une assistance alimentaire, le samedi 13 octobre, de la part d’une mission composée d’une équipe du ministère des Affaires sociales, du programme alimentaire mondiale et  de la Croix-Rouge centrafricaine.


Il s’agit des victimes d’une  pluie diluvienne qui s’est abattue le 27 août  dernier sur la ville de Batangafo (Nord).


« Cette aide est constituée du  riz, de  haricot,  du sel et de l’huile. C’est pour permettre aux sinistrés de survivre pendant deux mois en attendant la reconstruction de leurs maisons  et leurs champs », a fait savoir  Constantin Bria, chef de mission des affaires sociales qui faisait partie de la délégation.

 


 

Bouar : Une vaste campagne de dépistage volontaire contre le VIH/sida

 

Bouar, 16 octobre 2012 (RJDH) – Le centre de dépistage volontaire de la Nana-Mambéré (ouest) a lancé, le lundi 15 octobre, une campagne de dépistage volontaire dans les sous-préfectures de Bouar, Baoro et Baboua.

« L’objectif de cette campagne de dépistage volontaire est de réduire le taux de prévalence du VIH/sida qui est de 7% dans la préfecture de la Nana-Mambéré, et aussi de permettre à la population de connaître leur statut sérologique », a déclaré Marie Lore Balou, cheffe de centre de dépistage volontaire de Bouar.


La même source affirme que son institution et le comité national lutte contre le sida ont fixé comme objectif de voir dans la préfecture la Nana-Membéré, zéro nouvelle infection et zéro décès liés au VIH/sida et de mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination des personnes vivant avec le CIH d’ici l’an 2015.


Cette campagne a été aussi l’occasion de distribuer des préservatifs et de sensibiliser la population sur le danger que représente cette maladie. La campagne prendra fin le lundi prochain.

 


 

Zémio : Une centaine de cas de paludisme enregistrée chaque semaine

 

Zémio, 16 octobre 2012 (RJDH) – Une centaine de cas de paludisme est enregistrée chaque semaine à l’hôpital de Zémio (Sud-est), a fait savoir un des infirmiers consultants  lors d’un entretien avec le correspond du RJDH le weekend dernier. Cet hôpital est appuyé par l’ONG Médecin Sans Frontière.  

 

« Sur environs 350 personnes consultées chaque semaine, pas moins de 100 sont diagnostiquées positives. La majorité est composés des enfants et des femmes », a-t-il confié.


Pour toute prévention contre cette maladie, a-t-il dit, «  il faut respecter les règles sanitaires. Observer l’hygiène environnementale en défrichant les herbes autour des maisons, enterrer les boites après utilisation et combler les eaux stagnantes ».


Il conclut que les mesures curatives sont disponibles au centre et invite la population d’amener vite les personnes souffrantes de cette maladie pour se faire soigner.

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