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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 00:35

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : Avis partagé des Centrafricains sur la peine de mort

 

 

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Me Hyacinthe Bruno Gbiégba

 

 

Bangui, 11 octobre 2012 (RJDH) – lors que la société civile plaide pour l’abolition de la peine de mort en République centrafricaine, le législateur n’a pas encore voté la loi y relative.  C’est autour du thème « Regards centrafricains sur la peine de mort », qu’une discussion s’est ténue, le mercredi 9 octobre,  entre le public et le comité de réflexion sur l’abolition de cette peine.


Cet échange a été organisé à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de la journée mondiale contre la peine de mort, à l’initiative conjointe du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, l’ambassade de France et de l’Union européenne.


« Si les brigands cessent de tuer, la peine de mort peut être abolie en République centrafricaine. Enlever la peine de mort c’est favoriser les multiples cas de tueries et des braquages dans la ville », a déclaré un député de la nation au cours des échanges.


Celui-ci évoque le dysfonctionnement de l’appareil pénitentiaire qui  n’arrive pas à contraindre les condamnés à purger correctement leurs peines.  « Une fois condamné et détenu dans une maison pénitentiaire, quelques jours plus tard,  le coupable recouvre la liberté et continue à commettre les mêmes dégâts », a-t-il ajouté pour défendre son argument relatif au maintien de la peine de mort.


Pour Me Hyacinthe Bruno Gbiégba, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et la peine de mort, la RCA est un pays abolitionnisme,  et « nous demandons au gouvernement de prendre un texte pour abolir la peine de mort ».


Selon lui, la peine de mort est l’expression de la vengeance, alors que la justice a été initiée par l’homme pour permettre à celui qui a commis une faute de se corriger et de se ‘’resocialiser’’. En appliquant la peine de mort, on ne donne pas de chance à la personne condamnée de changer.


Pour certains citoyens, la peine de mort est une bonne disposition, même si  depuis 31 ans, elle n’est plus appliquée en République centrafricaine. « La peine de mort  fait partie intégrante de la Constitution centrafricaine et on doit en faire usage », a fait savoir Robert Danwé, participant à cette rencontre.


Me Alain Dominic Panguidji, président du comité de réflexion sur l’abolition de cette peine, a fait savoir qu’un nouveau projet de loi relatif à l’abolition de la peine de mort est déjà initié par le gouvernement et sera soumis à l’Assemblée nationale pour adoption.


« Toutefois, il y’a une peine de substitution qui consiste à soumettre les condamnés aux travaux forcés à perpétuité, mais cette peine aussi reste à revoir », a-t-il ajouté.

 


 

 

Mbaïki/Obo : Des parents interpellés sur l’éducation des jeunes filles

 

Bangui, 11 octobre 2012 (RJDH) - La journée internationale de la jeune fille est célébrée ce jour jeudi 11octobre, sous ‘’le thème mariage précoce et ses conséquences’’. A Obo (sud-est) et à Mbaïki (sud), les autorités administratives, sanitaires et académiques ont  interpellé les parents d’élèves sur la scolarisation des filles et la  lutter contre le mariage précoce.


« La maternité de l’hôpital préfectoral a enregistré plusieurs cas graves chez des jeunes filles, au moment de l’accouchement. Il y’en a qui perdent la vie,  d’autres ne peuvent plus donner naissance, puisque leur organe de procréation est endommagé à cause des grossesses précoces. Tout cela constitue les conséquences des mariages forcés et précoces », a expliqué Victorine Fionganazoui, sage-femme à la maternité d’Obo.


Elle a appelé les parents à la vigilance, la surveillance et à l’éducation de leurs filles. « Vous devez être sévères ; imposez-vous pour l’éducation de vos enfants, les filles en particulier, parce qu’elles seront les futurs cadres pour la communauté », a-t-elle ajouté.


Un responsable d’une ONG internationale qui travaille dans le domaine de la santé à Obo estime que les cas de grossesses non-désirées sont à réduire parmi les jeunes filles. « Les parents doivent veiller sur l’éducation des enfants afin d’éviter des grossesses non-désirées des hommes irresponsables », a-t-il dit.


A Mbaïki, le chef de secteur scolaire, M. Yamawane,  a souhaité que les parents mettent un accent particulier sur l’éducation des filles parce que « l’expérience a montré que la majorité des filles de cette localité ne fréquentent pas l’école  à cause de leurs parents  qui préfèrent les donner en mariage pour avoir de l’argent, ce qui est une violation des droits des filles à l’éducation» a-t-il ajouté.


Le chef de secteur lance un appel aux parents d’inscrire à l’école toutes les filles en âge de scolarisation et de mettre une barrière aux mariages précoces.


A Bangui, une marche a été organisée pour inviter les parents à inscrire leurs filles à l’école. La journée internationale de la jeune fille a été célébrée trois semaines après la rentrée des classes 2012-2013.

 


 

Bozoum/Bria/Zémio : Des enfants dépourvus d’acte de naissance

 

Bangui, 11 octobre 2012 (RJDH) – Après trois semaines de la reprise des activités scolaires dans le sud-est, le nord et le centre de la République Centrafricaine, la majorité des élèves inscrits en première année de cours d’initiation (CI) n’ont pas présenté d’acte de naissance. Le constat a été fait par  les  correspondants du RJDH dans chaque localité.


A Bozoum (nord), dans les six écoles que compte la ville, l’enquête démontre que trois écoles connaissent le problème de manque d’acte de naissance des enfants qui viennent de faire leurs premiers pas à l’école.


Le directeur du fondamental 1, mixte A, Fulbert Moéréïssé Peya, a fait savoir  que sur 160 élèves nouvellement inscrits en classe de CI dans son établissement, seulement 15 enfants ont un acte de naissance.  Basile Boula, directeur du fondamental 1 mixte B, a  également expliqué que sur 79 élèves inscrits en première année 18 ont présenté un acte de naissance. Le directeur de l’école plateau dans la même circonscription, Jeannot Banda, déplore le sort des enfants de son école qui ne disposent pas d’acte de naissance.


Selon les chefs d’établissements, ‘’l’ignorance et la négligence des parents’’ sont à l’origine de cette situation déplorable pour les enfants. Des parents interrogés à ce sujet ont évoqué  l’éloignement de leurs villages  des services de déclaration de niveau de la mairie. Ils déplorent aussi la lenteur administrative à la mairie.


A Bria (centre-est), « sur 155  inscrits au CI à l’école  de Yidjama, 28 parents ont présentés l’acte de naissance de leurs enfants. En cours moyen 2ème année, sur un total de 28 enfants inscrits, un seul élève  dispose d’acte de naissance », a expliqué le directeur de l’école,  Florentin Gounalahou.


Les  parents ont fournis comme raison, les multiples conflits qui ont sévi dans la région et qui ont eu une répercussion sur le fonctionnement de l’administration. Ils parlent aussi de perte de document liée au déplacement.


Dans le sud-est, précisément à Zemio, le directeur de l’école des déplacés du site B, Hilaire Mboli-Guipa, a également signifié que pour l’année précédente, sur 48 enfants inscrits en classe de CI, aucun ne possède un acte de naissance.


D’après le directeur de cette école, « les parents sont des déplacés qui ont tout perdu ; à cet effet, l’école ne met pas beaucoup d’accent sur les actes de naissances, sauf le cas des élèves qui vont se présenter au concours d’entrée en 6ème et au certificat d’étude du fondamental 1 ».

Le 6 octobre dernier, dans la préfecture de la Lobaye (sud), deux adolescents de 12 et 13 ans, qui ne disposaient pas d’acte de naissance et qui revendiquaient leur droit à l’éducation, avaient porté plainte contre leurs parents au village de Ndolobo, à 18 kilomètres de la ville de Mbaïki.

 

Boali : Quatre filles victimes d’excision

 

Boali, 11 octobre 2012 (RJDH) – Quatre filles ont été excisées au mois de septembre dernier au village de Birlo, situé à 15 kilomètres de la ville de Boali (sud-ouest). Pour  Divine Ndélaféi, gynécologue  à l’hôpital de Boali, mise au courant de cette pratique, l’excision a des répercussions néfastes sur la santé de la femme.

« L’excision est une pratique chirurgicale qui s’effectue au niveau de l’organe génital. Elle peut  entraîner des conséquences lamentables sur la santé de la personne qui l’a subit, entre autres  l’insatisfaction du plaisir sexuel chez la femme, elle peut aussi provoquer une hémorragie qui se termine par une anémie », a-t-elle expliqué. De même, il y a le risque de contamination du VIH/sida au cours de l’opération parce que souvent une seule lame peut être utilisée pour toutes les excisées».

Selon la même source, cette pratique joue également sur la santé de reproduction. « Dans la plupart des cas, l’excision provoque un cancer au niveau du col de l’utérus.

De son côté, Hilaire Mbandon, commandant de la brigade de la gendarmerie de Boali, a rappelé que la pratique de l’excision est sanctionnée par les lois centrafricaines. Les peines que peuvent encourir ceux qui se livrent à cette pratique sont entre autres des amendes ou les travaux forcés.

Chaque année à Boali, au mois d’août et de septembre, des dizaines de filles sont conduites dans la brousse pour y être excisées. Les villages où cette pratique est la plus répandue sont les villages de Gbamian et de Birlo.

 

Mbaïki : Une femme accusée de sorcellerie

 

Mbaïki, 11 octobre 2012 (RJDH) – Une femme âgée de 60 ans, soupçonnée par les habitants du village de Botoko, situé à 27 kilomètres de la ville de Mbaïki (sud), d’avoir transmis la sorcellerie  à une jeune fille le mercredi 10 octobre, est contrainte de rester au chevet du malade et de la guérir.

Selon les explications des parents de la présumée victime de cette transmission de sorcellerie la fille serait actuellement habitée par ‘’un esprit maléfique’’ qui se manifeste en elle. De même dans son état d’inconscience, elle citerait à tout moment au nom de la vieille femme accusée.

« Nous demandons à cette femme de faire tout pour que notre fille retrouve le plus vite possible la guérison. Sinon elle sera condamnée à rester à son chevet. Au cas contraire elle doit s’attendre à un règlement de compte », a déclaré un membre de la famille de la fille.

La femme est actuellement récupérée et protégée par un homme d’Eglise pour échapper à la violence  des habitants de ce village.

Le 19 septembre dernier, deux femmes soupçonnées de sorcellerie ont été tuées, brûlées et enterrées dans une fosse commune, au village de Kapou (sud), à 60 kilomètres de la ville de Bangui. Un officier de la gendarmerie qui a confirmé l’information a fait savoir qu’une enquête a été ouverte pour mettre la main sur les auteurs de cet acte.

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