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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 18:54

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangassou : Les victimes de la LRA reçoivent une assistance alimentaire

 

 

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Bangassou, 24 septembre 2012 (RJDH) – Au total 3500 personnes déplacées, du fait de l’attaque de l’Armée de résistance du seigneur(LRA) de Joseph Kony, ont reçu une assistance alimentaire de l’ONG italienne Bangassou-Solidali. Il s’agit des habitants des villages attaqués  le 23 août dernier.

Ces personnes ont été identifiées entre le 1er et le 8 septembre par la Croix-Rouge locale de Bangassou. Les aliments qu’ils ont reçus sont entre autres de la farine de maïs, du haricot, du soja et du sel


« Ces victimes sont venues de la commune de Vogba-Balifondo et de Rafaï. Parmi eux, il y a eu deux naissances dans la brousse, quatre jeunes filles ont été violées et deux personnes  assassinées», a relevé Victor Bakongo, volontaire à l’ONG italienne Bangassou-Solidali.


La même source explique que parmi les victimes, une trentaine d’enfants et de jeunes non-accompagnés, dont l’âge varie entre 5 et 17 ans, sont accueillis dans un centre dirigé par  Antoinette Nandou, greffière près le tribunal de grande instance de Bangassou.


Jusqu’ici, la ville de Bangassou ne dispose pas encore d’un site pour les victimes de la LRA.

 


 

Bouar : La circulation perturbée à cause des travaux de réhabilitation des ponts

 

Bouar, 24 septembre 2012 (RJDH) – La population des quartiers situés à la sortie est de la ville de Bouar (ouest) éprouvent des difficultés de circulation, à cause des travaux de réhabilitation des ponts qui relient le marché central aux différents quartiers. Les travaux sont effectués par la Société Satom.


« Les employés de Satom ont détruit le pont qui nous relie au marché central, sans nous tracer une nouvelle voie ; et quand il pleut, nous ne pouvons pas nous rendre au marché », a fait savoir une femme commerçante, habitant le quartier Cotonaf, situé de l’autre côté du pont.


Nicolas Touzoumta, lui aussi commerçant, a fait savoir que pour se rendre au centre-ville, il faut faire des détours à travers des quartiers parfois inondés. « Notre souhait est que la société Satom trace une nouvelle voie proche du pont détruit pour nous permettre de traverser », a-t-il proposé.


Interrogé par Radio Maïgaro, une source proche de cette société, a fait savoir qu’une déviation a été proposée plus loin du pont. Mais la population n’est pas pour ce choix.

 


 

Kaga-Bandoro : Une rentrée difficile pour les élèves

 

Kabo, 24 septembre 2012 (RJDH) – La rentrée scolaire prévue pour le 17 septembre n’est toujours pas encore effective à Kaga-Bandoro (centre-nord), à cause des parents qui ne laissent pas leurs enfants venir à l’école. Le constat  a été fait ce lundi  par Thomas Vohimadé, secrétaire général de l’inspection académique du centre.


« Alors que toutes les dispositions ont été prises pour le démarrage des enseignements, certains parents empêchent les enfants à reprendre le chemin des classes et préfèrent les utiliser pour des travaux champêtres », a-t-il déploré.


Interrogés par le correspondant du RJDH sur cette situation, certains parents évoquent des difficultés financières qui les empêcheraient d’assurer la scolarité de leurs enfants. D’autres se disent déçus par la pratique de la corruption dans les différents établissements scolaires de Kaga-Bandoro, qui ne les encourage pas à envoyer leurs enfants à l’école.


« Nous n’avons pas d’argent pour donner à la fin de l’année aux enseignants pour que nos enfants soient admis en classe supérieure. C’est pourquoi cette année nous voulons qu’ils restent à la maison », a déclaré un parent qui a requis l’anonymat.


La rentrée scolaire 2012-2013 est effective dans la ville de Kaga-Bandoro depuis le 17 septembre. Mais les élèves ne viennent toujours pas.

 


 

Zémio : Difficulté d’approvisionnement en eau potable sur le site C des déplacés

 

Zémio, 24 septembre 2012 (RJDH) – Les personnes déplacées du site C de la ville de Zémio, éprouvent depuis plus de 10 mois, des difficultés d’approvisionnement en eau potable. Ce fait est dû à une panne technique survenue sur l’installation de l’unique forage qui alimente ce site, réservé aux déplacés victimes de la LRA.


Selon Thomas Omboli, gestionnaire du forage, le bas-fond du puits connaît une dégradation, donc il faut de nouveaux travaux pour permettre à la pompe de fonctionner.


Michel Yangarayou, président du comité de gestion des points d’eau du site C, fustige quant à lui la mauvaise gouvernance des responsables des forages qui n’utilisent pas bien la contribution mensuelle des ménages qui devaient permettre de réparer immédiatement  les forages s’ils tombe en panne.


« L’ONG ACTED qui a construit le forage nous avait donné des pièces de rechange pour nous permettre de réparer les forage en cas de panne. Les ménages cotisent aussi dans la même optique. Mais  la mauvaise gestion de ces biens par les membres du comité de gestion du forage fait qu’aujourd’hui nous ne sommes pas  en mesure de résoudre ce problème », a-t-relevé.


L’administrateur assistant de l’ONG ACTED, Sébastien Nigando, interrogé sur un éventuel appui a fait savoir que son ONG ne disposait, non seulement pas d’un programme de réhabilitation des forages, mais aussi parce qu’il n’y a aucun technicien actuellement sur le terrain. Toutefois, « lorsque nous aurons le mandat de réhabiliter les forages, nous le ferons » a-t-il conclu.

 


 

Bangassou : Le service de la maternité en mal de matériel et de premiers soins

 

Bangassou, 24 septembre 2012 (RJDH) – Dans les différents services de l’hôpital préfectoral de la ville de Bangassou (sud-est), et dans celui de la maternité, en particulier, il y a une carence importante de matériels adéquats et de médicaments de soin primaire, pour la prise en charge des femmes qui viennent accoucher, a déploré Félicité Mbadé, sage-femme à la maternité, joint  ce lundi par le RJDH.


« Lorsqu’une femme accouche, on doit vérifier son état de santé, mais nous n’avons aucun tension-mètre, l’appareil qui nous permet de contrôler l’état d’une femme qui vient d’accoucher ou de  celle qui est en phase de travail », a-t-elle cité, entre autres outils indispensables pour  un service de maternité mais qui manque à l’hôpital de Bangassou.


En dehors des matériels qui manquent, certains médicaments essentiels pour des femmes qui accouchent nouvellement sont également indisponibles. « Nous n’avons pas de médicaments disponibles pour des interventions d’urgence. Souvent, nous prescrivons  des ordonnances médicales, mais les médicaments tardent à venir parce qu’il faut aller les chercher dans des pharmacies de la place, ce qui entraîne parfois des conséquences fatales soit pour la mère soit pour le nouveau-nés », a expliqué Félicité Mbadé.


Dans les chambres d’accueil ou de surveillance des femmes, il n’y a pas assez de lits. « Le service de la maternité ne compte que six lits, de sorte que parfois, s’il y a plusieurs femmes qui accouchent, nous mettons deux mamans et leur bébé sur un lit », a déploré la sage-femme de la maternité de Bangassou.


A cause de ces difficultés qui contribuent à aggraver les cas de mortalité maternelle et néonatale, Félicité Mbadé lance un SOS au gouvernement et aux structures internationales qui œuvrent dans le domaine de venir en aide à hôpital de Bangassou en général et au service de la maternité en particulier, afin d’améliorer la prise en charge sanitaire des femmes et des enfants.

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