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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 03:03

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Insécurité généralisée dans le nord de la RCA

 

 

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Bangui, 18 septembre 2012 (RJDH) – L’attaque des villes de Damara (75 kilomètres) et de Sibut (195), de la ville de Bangui, par des dissidents de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), le samedi 15 septembre dernier, est en quelque sorte le couronnement de l’insécurité, avec des multiples attaques et mouvements des hommes armés non identifiés dans le nord.


Depuis plus de trois mois, le nord de la République centrafricaine est le théâtre du mouvement des hommes armés non identifiés. Le 15 juin dernier, plus d’une centaine d’hommes armés ont sillonné les villes de Kabo, Sabo, Maïtikoulou et Markounda.


Le village de Tolé, situé sur l’axe Bozoum-Bocaranga, a été attaqué par ce même groupe le 22 juillet. Plusieurs sources attribuaient cette attaque au Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé, avec des dissidents de la CPJP et d’autres du Front populaire pour le redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba-Laddé.


« Nous avons constaté que des jeunes de la localité de Bozoum s’intéressaient à ce groupe  armé et se font enrôler. Ce sont des candidats malheureux au dernier concours de recrutement au sein de l’armée nationale », a témoigné un habitant de Bozoum qui a requis l’anonymat.


« Nous sommes très marginalisés, qu’il s’agisse de l’éducation ou d’intégration dans la vie active. Les droits de la jeunesse sont bafoués par le régime en place, c’est pourquoi pour sortir de la misère, nous sommes obligés de rejoindre ce groupe armé qui nous tend la main », a expliqué un jeune désœuvré de Bozoum.


Plusieurs personnes habitant le nord du pays et qui ont requis l’anonymat estiment que ce groupe armé serait une initiative des proches de l’ancien président Ange Félix Patassé. Leur présence a été signalée également dans les villages de Koundé, Dougouzou et Alim, situés à environ 200 kilomètres de la ville de Bouar (ouest).


Des éleveurs peulhs ont souvent été victime de rançonnage de ces hommes, selon une source proche de municipalité de Bouar. Cette information est confirmée par une source proche de la gendarmerie de Paoua.

De juillet à août, tout proche de Bangui, dans la région de Bossembélé et Boali, à 90 kilomètres de la capitale (sud-ouest), des hommes armés ont aussi attaqué des villages, pillé des greniers et des boutiques.


Le samedi 15 septembre dernier, les villes de Damara et Sibut ont été attaquées. Ces attaques ont été revendiquées par un groupe d’hommes, se disant de la ‘’CPJP fondamentale’’, soit des dissidents de la CPJP qui affirment ne pas se reconnaître dans l’Accord de paix global de Libreville, signé en août dernier à Bangui, par le leader de ce mouvement, Abdoulaye Issène.

 

 

 

Zacko : Un jeune homme agressé par les forces de défense

 

Zacko, 18 septembre 2012 (RJDH) – Un jeune homme a été agressé par des éléments des Forces armées centrafricaine (FACA), basées à   Zacko (sud-est), le samedi 15 septembre. La population se plaint de cette situation.


« Tout a commencé dans la nuit du vendredi au samedi entre un élément de FACA et un jeune homme  prénommé  Thibaut. Celui-ci était soupçonné d’avoir fait la cour à une femme qui serait amante du soldat. Dans une dispute qui les a opposées, le militaire a voulu faire usage de son arme, mais le jeune homme  a pu le neutraliser. Il a récupéré l’arme qu’il a remis au chef du quartier », a expliqué Thomas Waïma, témoin de l’événement.


Selon la même source, le lendemain  de cette agression, une dizaine  de militaires ont surgi dans la ville et ont  brutalisé tous les jeunes qu’ils rencontraient sur leur passage.


Gildas Fagobé, une des victimes de cette exaction,  affirme qu’il se trouvait dans la boutique de son frère aîné quand les éléments des FACA se sont acharnés sur lui pour le frapper sans motif. «  Ils m’ont blessé à la nuque et au front, et ils ont bastonné également  d’autres jeunes qui font le transfert de crédit téléphonique », a-t-il expliqué.


« Nous sommes mécontents de voir les exactions perpétuelles des militaires sur la population civile de  Zacko. La population ne se sent plus en sécurité, c’est pourquoi nous demandons au gouvernement de relever le contingent pour que la  paix revienne »,  a déclaré l’adjoint au maire de la ville, Adrame Fuzane.

 

 


Bangui : Un malentendu soldé par une bagarre entre enseignant et étudiant à l’Université de Bangui

 

Bangui, 18 septembre 2012 (RJDH) – Une dispute s’est soldée par un échange des coups de poings ce mardi 18 septembre 2012, entre le vice doyen de la faculté des lettres et sciences humaines (FLSH), Dr Jean Kokidé et le président de l’Association des étudiants de la même faculté (ASEL). Les étudiants s’opposent à la décision prise par l’administration fixant l’accès en master par un test de niveau.


« Cette décision est contraire aux règlements de la faculté. C’est une manière pour les responsables de la faculté de rançonner les étudiants,  parce que selon les  textes tout étudiant admis en licence doit passer en année de master. Il est hors de question que les étudiants versent une somme de 11 000 FCFA  qui représente les frais de dossiers, afin de passer le teste », a fait savoir Francis Mongombé, président de l’ASEL.


Interrogé par le RJDH, Dr Jean Kokidé a rejeté l’accusation porté par le représentant des étudiants concernant le rançonnage.


« La décision d’organiser le teste d’entrée en master a été prise lors d’un conseill de la faculté afin de faire le choix des étudiants qui seront à mesure de défendre les diplômes obtenus d’une part, et  de crédibiliser les diplômes délivrés par l’Université de Bangui sur le plan  international, d’autre part », a-t-il précisé.


Le vice doyen de FLSH a annoncé des sanctions disciplinaires selon le règlement intérieur  contre  tout étudiant qui s’opposera à cette décision. De son côté, le président de l’ASEL a fait savoir qu’une assemblée générale des étudiants sera tenue le mercredi, pour discuter également du sujet.

 

 

 

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