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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 19:08
 
 
 
 
Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)
Bangui : Manifestation des candidats malheureux au concours de recrutement dans les FACA
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La maison d’arrêt centrale de Ngaragba, située dans le 7èmearrondissement de Bangui a été détruite en partie, ce jeudi par des jeunes candidats malheureux au concours de recrutement dans l’armée centrafricaine.
Ces jeunes qui se disent victimes de discrimination ont manifesté à travers toutes les grandes artères de Bangui, pour contester, selon eux, ‘’l’opacité’’ dans laquelle le recrutement a été fait. Ils ont enlevé les portails de la prison, et plusieurs prisonniers ont profité de l’occasion pour s’évader.
Du quatrième au cinquième arrondissement en passant par le sixième et le  septième arrondissement les jeunes ont  occupé les grands carrefours de la capitale, brûlant des pneus et criant à l’injustice. Le buste du président de la République, François Bozizé, qui figure parmi ceux des cinq anciens chefs d’Etat, dans Jardin du cinquantenaire, dans le quatrième arrondissement de Bangui a été également détruit.
« Nous dénonçons la manière dont le recrutement a été fait. Nous demandons également le remboursement de nos frais  de participation qui s’élèvent à 5000 FCFA », déclarent en chœur les  manifestants.
Depuis ce matin, ce sont les forces de l’ordre qui essaient de  contenir les manifestants, elles utilisent des gaz lacrymogènes ou  tirent en l’air pour  les disperser, mais en vain.
Il faut rappeler qu’au début du mois de juillet, un appel au recrutement des jeunes  dans les forces armées centrafricaines a été lancé. Pour 600 places, environ 10 000 candidatures ont été enregistrées. La proclamation a eu lieu mercredi soir. 650 candidats ont été retenus, d’où le mécontentement des autres qui pensent que le recrutement a été fait sur une base ethnique.
Jusqu’ici, les l’Etat-major des armées ne s’est pas encore prononcé sur la situation.
 
Bangui : Vers le pourrissement du stock des aliments réfrigérés
 Bangui centre
 
Bangui, 02 août 2012 (RJDH) – Le stock d’aliments réfrigérés risque de pourrir dans les prochains jours à cause des délestages intempestifs engagés par la société Energie centrafricaine (Enerca) pour ses travaux. Les vendeurs sont en train d’évacuer ces aliments, et la population craint pour sa santé.
Dans les ménages, le constat est amer. « Depuis hier, les viandes que j’achète au marché sont pourries. Je me demande si je ne suis pas en train d’empoisonner ma famille au lieu de la nourrir », s’interroge Nadine Mvogo, une habitante du quartier Benz-vi.
Au marché central de Bangui, les commerçants de la viande de bœuf, de poisson et d’œufs affirment être frappés de plein fouet en ce moment. « Nous allons connaître une grande perte puisque nos viandes sont toutes pourries. Il n’y a pas d’électricité et les chambres froides dans lesquelles nous conservons nos marchandises ne peuvent plus supporter les charges, vu que les délestages sont de longue durée », a affirmé une vendeuse de viande de bœuf au marché central de Bangui.
Pour ce faire, certains commerçants sont en train d’écouler à un  prix dérisoire leurs aliments réfrigérés. Selon Abdel Chaïb, commerçant grossiste, « nous voulons juste éviter le pire, c’est-à-dire la perte de tous nos produits, c’est pourquoi nous les vendons maintenant ».
Le ministère de la Santé publique a pour sa part mis en garde la population contre la consommation d’aliments pourris. Selon un responsable de service de prévention des épidémies, les aliments comme le yaourt, la viande et les œufs en décomposition peuvent provoquer des maladies comme la diarrhée et bien d’autres conditions, qui peuvent être nuisibles pour la santé.
Les travaux en cours à l’Enerca s’effectuent sur les installations de ses usines de Boali 1 et 2. Un calendrier de planification de distribution de l’électricité a été mis en place. Les travaux en cours réduisent jusqu’à 55% des capacités de production de l’Enerca. Elle ne distribue maintenant que 8 mégawatts pour toute la ville de Bangui. Les travaux vont durer jusqu’au 10 août prochain.
 
Bouar : Présence d’un groupe d’hommes en arme signalée
 
 
Bouar, 02 août 2012 (RJDH) – Au total, 200 hommes armés non identifiés sillonnent les alentours du village de Gnakai, à 70 kilomètres de la ville de Bouar (ouest). Cette information a fait l’objet d’une réunion, le samedi 28 juillet, entre les autorités locales et le président de la jeunesse de Bouar.
« Ces hommes armés sont rapides dans leur déplacement et ne sont pas stables. Ils sillonnent la préfecture, géographiquement  dans le nord, afin de réussir leur objectif », a témoigné  une source à la sortie de cette rencontre.
« Nous avons organisé cette réunion, avec toutes les autorités et les opérateurs économiques, pour trouver de stratégies afin de lutter contre l’insécurité causée par ces hommes armés », a expliqué Privat Lékpanga, président de la jeunesse de la ville de Bouar.
Selon la même source, « le village de Gnakai est devenu le théâtre de déplacements de plus de 200 personnes soupçonnées d’être des éléments du rebelle tchadien Baba-Laddé », a ajouté le président de la jeunesse.
 
Sido: Les habitants de Molo quittent pour le centre
 
Sido, 02 août 2012 (RJDH) – La population du  village de Molo, localité située à cinq kilomètres de Sido, a trouvé refuge au centre Sido (nord) depuis quelques jours suite à la présence d’hommes armés dans les campagnes, selon le président de l’Association locale de la jeunesse.
Selon les informations, la population a quitté la campagne pour des  raisons de sécurité. Les habitants de ce village s’inquiétaient des éléments  du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), un groupe armé installé dans cette localité.
Le président de l’Association de la jeunesse rapporte qu’un guetteur du village, après une visite effectuée mercredi au village de Molo, signalait que ces hommes armés avaient déjà quitté les lieux ».
Depuis quelques mois, la présence de groupes armés en mouvement est signalée dans cette localité du nord-ouest.

Boali : Deux personnes mortes pour une histoire de vol de bétail

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Boali, 02 août 2012 (RJDH) – Deux personnes ont trouvé la mort, le mardi 31 juillet, au marché à bétail  du village de Bouboui, à 45 kilomètres de Bangui, sur l’axe Bangui-Boali (ouest).

D’après les témoignages recueillis, un groupe de jeunes hommes aurait volé un bœuf  appartenant à un éleveur peulh. Ce dernier aurait suivi la trace des voleurs et les aurait surpris en train de transformer le bœuf abattu en viande boucanée.  Apercevant l’éleveur, les bandits se seraient servis d’une arme de fabrication artisanale et l’auraient tué.

Informés du drame, poursuit le même témoin, les autres éleveurs se seraient lancés à la poursuite des voleurs en fuite.  Sous le coup de la colère,  les éleveurs seraient tombés sur un passant et l’auraient abattu.

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Boali  afin de trouver les coupables.

 

Bangui : L’insalubrité gagne les marchés de la ville

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Bangui, 02 août 2012 (RJDH) – Les  marchés de la ville de Bangui  sont envahis par des ordures et des flaques d’eau. D’autres commerçants vendent à même le sol. C’est ce qu’a pu constater le RJDH, qui a sillonné quelques marchés, ce jeudi 2 août.

« C’est un risque pour la santé de la population de la ville de Bangui et de ses environs. Les marchés sont malpropres et il y a des ordures un peu partout. S’il y a de la diarrhée et des maladies parasitaires, c’est à cause de ces cas d’insalubrité », a déploré Maurice Namngana, maire du 8ème arrondissement.

Selon Jean-Paul Ballet, vice-président de l’association des commerçants et commerçantes du marché Combattant,  « nous sanctionnons de trois mois de suspension de vente toute personne responsable de cette insalubrité au sein du marché ».

« Je suis obligée d’acheter des légumes qui sont vendus à même le sol. Leurs prix sont moins chers que ceux étalés sur les  tables », a confirmé Martine, une des consommatrices de légumes de Gobongo, un arrondissement de Bangui.

Quant à Adèle Biasset, vendeuse des légumes au marché de Combattant, elle explique que  les clients ne sont pas assez nombreux. « Si nous vendons les marchandises sur les tables dans le marché, les feuilles de nos légumes vendus moisissent. Nous perdons des clients. C’est pourquoi nous préférons vendre au bord de la route », a-t-elle dit.

 

Mbaiki : Maltraitance des enfants pendant la période des chenilles

chenilles
 

Mbaïki, 02 août 2012 (RJDH) – Les enfants âgés de moins de cinq ans sont souvent exposés au paludisme  pendant la  période  des chenilles  à Mbaïki (centre-sud) et certains en meurent même parfois suite aux mauvais traitements des parents.

« Nous avons enregistré plusieurs cas de décès d’enfants ce dernier temps. Même à l’hôpital de Mbata, les  majors ont déjà totalisé trois cas de décès d’enfants dus au paludisme, dont l’origine remonte à la période de la cueillette des chenilles », a expliqué Ambroisine Maka, major à la pédiatrie de l’hôpital de Mbaïki.

Celle-ci identifie l’humidité de la forêt, le manque d’hygiène et la malnutrition comme les facteurs qui peuvent favoriser le paludisme et ouvrir la porte à l’anémie chez l’enfant.

« A Mbaïki, les femmes et les hommes accourent chaque jour dans la forêt à la recherche de chenilles (mets comestible). Chaque jour, certains enfants en provenance de ces campements souffrent de paludisme », a constaté Ambroisine Maka.

 

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