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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 01:14

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de lhomme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Sam-Ouandja : Deux fois plus de décès d’enfants victimes du paludisme

un-enfant-protege-sous-une-moustiquaire.jpg 

 

Sam-Ouandja, 01 août 2012 (RJDH) – Une soixantaine de décès d’enfants liés au paludisme associé à l’anémie sévère et  à la diarrhée ont été  enregistrés, de mai à juillet, au centre de santé de Sam-Ouandja (sud-est), soit presque le double qu’à la même période l’an dernier.  Seize autres décès, cette fois de personnes vivant avec le VIH/sida, ont aussi été constatés par suite d’une rupture prolongée de produits antirétroviraux.

Selon Romaric Tchémango, assistant de santé et chef du centre de santé par intérim de la localité, un total de 62 enfants a trouvé la mort au cours de ces trois mois, comparativement à 32 cas de décès pour la même période en 2011.

«L’unique centre de santé de cette commune est  isolé de la préfecture de la  Haute-Kotto. Ce centre manque quasiment de tout : des médicaments, du personnel qualifié, et ainsi de suite. Le centre reste inefficace par rapport aux besoins de la population », a-t-il fait savoir.

Selon la même source, le prix  des médicaments vendus sur le marché est élevé. Il y a manque de produits antipaludiques dans la ville. Une ampoule d’artémethere coûte 1500 FCFA sur le marché.  Face à cette réalité, poursuit l’assistant de santé, la situation sanitaire de la population est précaire.

Par ailleurs, celui-ci a fait savoir que  les antirétroviraux sont épuisés depuis novembre 2011. Les personnes atteintes du VIH/sida, explique-t-il, ont connu du jour au lendemain des rechutes. On note actuellement environ 16 cas de décès.

Autre obstacle à l’approvisionnement en médicaments : l’état de dégradation avancée  de la  route. Depuis quelque mois, le comité de gestion du centre de santé ne peut plus s’approvisionner. Le chef de centre se trouve donc depuis le mois de juin à Bria en quête de médicaments.

« La situation géographique de la ville et la dégradation de l’état de la route  qui relie Sam-Ouandja à Bria sont de vrais problèmes. L’impraticabilité des routes affecte  le ravitaillement du centre de santé en produits pharmaceutiques », déplore le chef de centre intérimaire.

Romaric Tchémango lance un appel au gouvernement et aux humanitaires pour qu’ils viennent en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida qui manquent de moyens financiers pour se faire soigner.

 

Bangui : Les ménages manquent d’eau à cause des délestages intempestifs

 kiosque eau Bangui

 

Bangui, 01 août 2012 (RJDH) – La Société de distribution d’eau en Centrafrique (Sodeca) n’arrive plus à distribuer de l’eau dans tous les quartiers de Bangui, depuis le dimanche 29 juillet. Les délestages intempestifs liés aux travaux sur les installations de la société de l’électricité Energie centrafricaine (Enerca) en sont la cause. Cette situation prive les ménages d’une alimentation en eau potable.

Pour s’approvisionner en eau, les femmes sont obligées de se réveiller tôt le matin et de parcourir plusieurs kilomètres à travers la capitale. « Je suis partie de chez moi à 3 heures du matin pour chercher de l’eau à Gobongo, qui se trouve à 4 kilomètres de ma maison », a témoigné Gisèle Ali, une mère dans la trentaine, habitant le quartier Fouh.

Les quelques rares puits qui contiennent encore de l’eau sont fermés à clé par leur propriétaire. « Nous sommes obligés de patienter pour que les propriétaires puisent d’abord avant de nous autoriser à puiser. Souvent, l’eau est déjà sale, mais nous sommes tenues de  faire avec », a affirmé Odette Yabada, une habitante du quartier Boy Rabe.

Le service de distribution d’eau de la Sodeca justifie ce problème par le fait que l’Enerca constitue sa principale source d’alimentation en électricité. « Nous avons des groupes électrogènes de secours. Seulement, ces groupes ne peuvent pas gérer l’ensemble de nos pompes à eau. Les groupes ne peuvent travailler que deux à trois heures par jour. En plus, chacun consomme en moyenne 100 litres de carburant par heure, puisque ce sont des grandes machines que nous utilisons », a affirmé Yves Yalanga, chef de service de production à la Sodeca.

En ce qui concerne la distribution d’eau dans toute la capitale, Yves Yalanga a expliqué que la société dispose de châteaux ayant de gros réservoirs. Après pompage et traitement, nous  envoyons l’eau dans un réseau qui l’achemine dans ces châteaux. Par la suite, nous les distribuons dans toute la ville. « Mais s’il n’y a pas d’électricité, ces travaux deviennent impossibles, car les groupes électrogènes  n’ont pas la même capacité que le courant électrique », a-t-il précisé.

Pour certains quartiers qui n’ont quasiment pas d’eau depuis le déclenchement de ce désagrément, le chef de service de production de la Sodeca affirme que « dans nos réservoirs, il y a des limites que l’eau que nous pompons doit atteindre afin que ce soit distribuée dans des quartiers à haute altitude, comme le 4earrondissement. Pour cela, il faut des heures de pompage, mais avec la situation actuelle, il nous sera difficile de les atteindre, vu que nos heures de travail sont considérablement réduites ».

Les travaux en cours à l’Enerca s’effectuent sur les installations de ses usines de Boali 1 et 2. Un calendrier de planification de distribution de l’électricité a été mis en place. Les travaux en cours réduisent jusqu’à 55% de capacité de production de l’ENERCA. Celle-ci ne distribue maintenant que 8 Mégawatts pour toute la ville de Bangui. Les travaux vont durer jusqu’au 10 août prochain.

Nola : Sept quartiers inondés- les jeunes se mobilisent

Nola, 01 août 2012 (RJDH) – Sept quartiers de la sous-préfecture de Nola (sud) ont été inondés, le 30 juillet, des suites d’une pluie diluvienne. Des jeunes de la localité se sont aussitôt mobilisés pour réhabiliter les canaux bouchés.

« Nous sommes victimes de l’inondation après les pluies abondantes du 23 au 30 juillet. Sept quartiers ont été engloutis, parce que les caniveaux sont bouchés. La circulation devient  inaccessible pendant plusieurs heures », a expliqué Pierre Moussa, chef du quartier Moussa.

Selon lui, des maisons risquent de s’écrouler si la situation perdure. Toujours selon la même source, des cas de maladies liées à cette inondation pourraient aussi être déclarées.

Face à cette situation, le chef du quartier et les jeunes se sont organisés pour réhabiliter les canaux qui ont été bouchés par l’érosion.

 

Bakouma : Le personnel de la société AREVA auditionné sur la dernière attaque de la LRA

 Bakouma sur carte google

 

Bakouma, 01 août 2012 (RJDH) – Cinq délégués du personnel d’AREVA et quelques travailleurs de cette société française d’exploration minière, ainsi que des parents de victimes d’attaques de la LRA contre cette même société ont été auditionnés par la mission spéciale du Bataillon B2, dirigée  par le commandant Guy Serge Wondi, du 22 au 27 juillet, à Bakouma (sud-est).

Selon le témoignage d’un membre du personnel auditionné, qui a requis l’anonymat, « les dépositions ont été faites sur les circonstances de l’attaque par des éléments de la LRA à la société AREVA. Aucun travailleur n’a été interpellé suite aux dépositions recueillies par la mission spéciale ».

Cette deuxième mission d’enquête, conduite par le bataillon B2, une unité de la garde présidentielle chargée d’enquêtes spéciales, a donné lieu à une réunion avec les autorités locales, le 26 juillet. Les responsables de la mission ont ensuite quitté la ville de Bakouma pour Bangui.

Aucune déclaration n’a été faite au sortir de cette rencontre avec les autorités de la localité. Le RJDH n’a pas pu joindre ces autorités de la ville de Bakouma pour des raisons techniques.

 

Bouar : Bonne gouvernance et droits humains au cœur d’un atelier de formation

 

Bouar, 01 août 2012 (RJDH) – Un atelier de formation sur la bonne gouvernance et la notion de droits humains, à l’intention des leaders administratifs et communaux de la préfecture de la Nana-Mambéré (ouest), s’est tenu le mardi 31 juillet.

« Nous avons constaté que les autorités locales n’ont pas encore saisi la notion du respect des droits de l’homme. Cette formation va les amener à comprendre la différence qui existe entre les pouvoirs législatif, institutionnel et exécutif », a expliqué Sylvestre Namdanga, officier des droits de l’homme au Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), organisateur de l’atelier.

Selon lui, les leaders doivent être les porte-parole auprès de la population pour qu’il y ait un Etat de droit. La justice populaire est à combattre. Ensuite, il faut sensibiliser les gouvernés à la bonne gouvernance et à la consolidation de la paix.

« Ce programme va se  poursuivre dans les préfectures  de l’Ouham-Pendé, de la Mambéré-Kadéï et de la Sangha-Mbaéré, avec les mêmes objectifs », a conclu Sylvestre Namdanga.

 

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