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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 00:25

 

 

 

 RCA carte-2

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

 Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 13 Mars 2012

Bangui : Des Centrafricains ‘’déçus ‘’par la gestion de la SONATU

Les usagers des transports publics de Bangui se sont dits ‘’déçus’’ par la gestion mauvaise gestion de la Société nationale de transport urbain (SONATU).

« Avec les histoires de détournement et la réduction des bus, les Centrafricains se rendent compte qu’ils se sont fait des illusions. Lorsque les 100 bus étaient arrivés, nous pensions que nous serions soulagés, mais aujourd’hui notre espoir est perdu », a déploré Félix Ngbara, un usager fatigué d’attendre le transport au Terminal nord.

A l’origine, l’idée émise par le ministère des transports était de créer une agence de voyage afin de faciliter le désenclavement intérieur du pays. Mais de 100 bus au début, seul 14 fonctionnent. Les techniciens évoquent des difficultés à trouver les pièces de rechange, mais la mauvaise gestion reste la raison principale de dysfonctionnement.

« Il y a un réel problème parce que les bus SONATU qui respectaient les normes en prenant des clients essentiellement sur les 40 places assises, font maintenant de la surcharge. Certains clients sont obligés de rester debout, parfois 3 personnes occupent un siège de 2 places », a déploré Alexis Wilibona, un autre usager.

Cette crise au sein de la SONATU affecte aussi la desserte des villes de l’intérieur du pays. Pour des raisons de pannes techniques continues, les véhicules de la société desservent à intervalle régulier les villes des provinces. Par exemple l’axe Libi-Sibut en allant vers Kaga- Bandoro n’est plus fréquenté, a confié un chauffeur de la Société.

Il convient de rappeler que des cas de détournement par les hauts responsables de la société ont été signalés. Le vendredi dernier, le président du conseil d’administration de la société, le ministre Michel Koyt, un ministre délégué à la primature et l’équipe de direction de la société ont été arrêtés.

 

Kabo : Les transporteurs dénoncent les tracasseries routières

Les conducteurs des gros véhicules ne veulent plus emprunter l’axe Kabo-Bossangoa à cause des multiples tracasseries routières organisées par les forces constituées au niveau des barrières routières selon les témoignages recueillis par le RJDH ce matin.

« Ce n’est pas à cause de l’état des routes que l’axe Kabo-Bossangoa est bloqué, c’est plutôt à cause des tracasseries routières des militaires sur les barrières ; ils nous demandent ce qui

n’est pas prévu par la loi», a expliqué Abdoulaye Falh, conducteur de gros véhicule sur ce tronçon.

« Je me demande si le droit à la libre circulation des personnes et des biens est respecté dans ce pays en général et sur l’axe Kabo-Bossangoa en particulier. Parce que je constate que le transporteur qui veut faire du commerce sur ce tronçon doit avoir suffisamment d’argent pour distribuer à ces agents sur les barrières », a-t-il déploré.

Abdoulaye Falh a expliqué que sur chaque barrière le transporteur doit verser la somme de 8000 FCFA aux quatre corps constitués, à savoir la Gendarmerie, la Police, les Eaux et Forêts et les Forces armées centrafricaines (FACA). « Si on ne paye pas cet argent, ils nous bloquent le passage. Ce sont nos frères Centrafricains qui nous rendent la vie difficile, et c’est à cause de ces agents que les propriétaires de véhicules ont décidé de ne plus emprunter ce tronçon», a-t-il dit.

Jean-Firmin Passero, Assistant à l’Union syndicale des transporteurs centrafricains (USTC), a lui aussi déploré l’exagération des tracasseries routières. « Pour desservir cet axe, il faut prévoir au moins 300 000 FCFA à distribuer, comment les transporteurs peuvent accepter de travailler dans de telles conditions», s’est in interrogé.

Pour lui, il serait souhaitable d’organiser les états généraux des transports afin de prendre de grandes décisions devant faciliter le travail des transporteurs, notamment sur l’axe Kabo ou les tracasseries sont fréquentes. Car « Sans transport l’économie du pays ne pas avancer, c’est un moyen de communication qui est bafoué par nos agents sur les barrières », a-t-il souligné.

Il faut signaler que la population de la région de Kabo se plaint depuis ces derniers temps sur la rareté des véhicules dans leur zone.

 

NDLR : Le racket des forces publiques sur les barrières illégales est un véritable cancer qui ronge la RCA mais le pouvoir laisse faire.

 

Obo : Merlin annonce une prise en charge médicale des réfugiés et des déplacés

Les frais de consultation et des soins médicaux des réfugiés et des déplacés internes résidant à Obo seront désormais pris en charge par l’ONG Merlin, a rapporté ce matin radio Zéréda.

L’annonce a été faite hier au cours d’une réunion présidée par le préfet du Haut-Mbomou, Albert Boris Mbagalet assisté d’un représentant de l’ONG Merlin à Obo.

Les réfugiés et les déplacés bénéficieront de consultations et de soins gratuits tandis que la population autochtone versera la somme forfaitaire de 200 FCFA pour la consultation et recevra des soins gratuitement.

Selon l’ONG Merlin, ce geste favorise l’accès à l’hôpital aux femmes qui avant ne pouvaient pas fréquenter les hôpitaux pour des raisons financières. Cette prise en charge devrait aussi aider à limiter les cas de grossesse à risque dans la Sous-préfecture d’Obo.

Il faut signaler qu’à cause des exactions de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, la population du Haut-Mbomou connait une situation humanitaire dramatique et vit presque de l’assistance.

 

 

Bangui : L’Institut Pasteur mène une campagne contre la tuberculose

En prélude à la journée mondiale de la lutte contre la tuberculeuse célébrée le 24 mars, l’Institut Pasteur de Bangui organise une série d’activités de sensibilisation sur cette maladie en faveur des personnes démunies.

D’après un communiqué de presse de cet institut reçu ce matin par le RJDH, les femmes détenues de la maison d’arrêt de Bimbo ont échangé le 8 mars dernier avec quelques médecins de l’Institut Pasteur sur la tuberculose et autres maladies infectieuses, dont les hépatites virales.

D’après les explications des médecins, la tuberculose est une maladie contagieuse. Une personne qui en souffre et qui n’est pas traitée peut contaminer 10 à 15 personnes dans un an, à travers les germes appelés bacilles tuberculeux.

Il faut préciser que selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1/3 de la population mondiale est actuellement infectée par la tuberculose, et de 5 à 10% des sujets infectés (non par le VIH) développent actuellement la maladie ou deviennent contagieux au cours de leur existence.

Toujours d’après l’OMS, les personnes infectées à la fois de VIH et du bacille tuberculeux sont beaucoup plus susceptibles de développer la maladie qui, a dans la plupart des cas, une incidence fatale.

Il est à relever que seules les personnes dont les poumons sont infectés peuvent transmettre le bacille tuberculeux. Cette transmission se fait par la voie orale en projetant ces germes dans l’air.

 

 

Bangui : Les activistes des droits de l’homme apprennent le monitoring de la justice

 

Les activistes des droits de l’homme ont démarré ce mardi à Bangui une discussion sur le monitoring de la justice et des lieux de détention, a rapporté la radio Notre Dame.

Ces assises sont une initiative du Projet de renforcement de l’Etat de droit (PRED) en République centrafricaine et vise à doter les participants de connaissances nécessaires. Il est question pour eux de comprendre les instruments juridiques et techniques devant leur permettre d’agir de manière efficace vis-à-vis des acteurs judiciaires et les détenus.

Pour Jean-Jacques Ninga Wong Malo, expert national en Etat de droit au PRED, le suivi d’un dossier ou la visite d’un détenu dans un commissariat ou dans un lieu de détention quelconque est « un travail délicat », d’où nécessité pour les ONG des droits de l’homme de maîtriser les procédures, afin d’éviter des incidents susceptibles d’apporter plus de complications aux personnes détenues.

Signalons que le PRED qui appuie cette rencontre de deux jours, est une initiative financée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Il apporte aussi un appui aux différentes institutions de la République en vue de faciliter la construction d’un l’Etat de droit en RCA.

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