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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 02:44


Blaise Compaoré

 

OUAGADOUGOU - Le médiateur dans la crise ivoirienne, le président burkinabè Blaise Compaoré, se rendra lundi en Côte d'Ivoire pour y rencontrer les principaux dirigeants et tenter de débloquer le processus électoral, a annoncé dimanche la présidence du Burkina Faso.

M. Compaoré s'entretiendra avec l'exécutif et l'opposition "dans le cadre des discussions de sortie de crise", ont précisé à l'AFP ses services.

Dimanche à Ouagadougou, le chef de l'Etat burkinabè a rencontré les deux leaders de l'opposition ivoirienne, l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara. Mais ces discussions n'ont pas permis de sortir de l'impasse née de la dissolution du gouvernement et de la commission électorale par le président Laurent Gbagbo le 12 février.

Un sommet "en urgence" de M. Compaoré et des principaux dirigeants ivoiriens a donc été annoncé pour tenter de "débloquer" la situation.

Les parties vont prévoir "dans les jours à venir une réunion en urgence pour aborder cette question de fond du processus électoral dans la semaine", a indiqué le numéro un burkinabè.

Il doit s'agir d'une réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), qui rassemble les présidents Compaoré et Gbagbo, le Premier ministre reconduit Guillaume Soro ainsi que MM. Bédié et Ouattara, instance créée pour l'application de l'accord de paix signé en 2007 à Ouagadougou.

Annoncée pour lundi après plusieurs reports, la formation du nouveau cabinet de M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a été bloquée cette semaine par l'opposition.

Cette dernière a réitéré dimanche son exigence d'un "rétablissement immédiat" de la Commission électorale indépendante (CEI), accusée par le camp Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants, avant toute discussion sur le gouvernement.

Mais dimanche soir, dans l'entourage de M. Soro, on confirmait la date de lundi. "La date que le Premier ministre et le chef de l'Etat se sont fixée, c'est lundi", a-t-on insisté, jugeant que le problème du gouvernement "n'est pas lié au CPC".

Ce blocage politique s'est accompagné au cours de la semaine d'un fort regain de tension dans le pays.

Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer "par tout moyen" le pouvoir en place, des opposants ont organisé à travers le pays des manifestations, parfois émaillées de violences.

Cinq personnes sont mortes vendredi à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief de M. Gbagbo, à la suite de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.

Les derniers développements ont renvoyé à une date indéfinie le scrutin présidentiel, censé permettre de clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. L'élection devait initialement avoir lieu en 2005, au terme du mandat de M. Gbagbo, élu pour cinq ans en 2000.

(©AFP / 21 février 2010 23h15)

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