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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:27

 

 

 

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http://www.integrationafrica.org

Le camerounais Antoine NTSIMI, président de la Commission, interdit de séjour à Bangui, capitale - siège de la Cemac. L’avion qui le ramenait d’une mission à l’étranger a été refoulé à l'aéroport à Bangui.

« L’opinion publique nationale et internationale est informée que l’avion transportant à son bord monsieur Antoine NTSIMI, président de la Commission de la Cémac, de retour d’une mission de travail, a été refoulé à l'aéroport à Bangui, après atterrissage de son avion, un vol régulier de Kényan Airways, qui l'a d'ailleurs ramené au Cameroun. Le président congolais Denis SASSOU NGUESSO, président en exercice de la Cemac, a été informé de cet incident qui met à mal l’intégration dans la sous-région ». Voilà la substance du communiqué de presse du ministre camerounais des Relations extérieures, Pierre MOUKOKO MBONJO, parvenu à notre rédaction le 22 mars 2012.

Cet incident est le dernier épisode d’un feuilleton à rebondissement dans les relations exécrables entre le président François BOZIZE et le président de la Commission de la Cemac, le camerounais Antoine NTSIMI. Les deux hommes ne s’apprécient guère depuis un bon moment. A l’origine de la discorde : des querelles et des egos surdimensionnés de part et d’autre. Selon des sources centrafricaines de première main, Antoine NTSIMI s’illustre par des comportements méprisants à l’égard du président François Bozizé. Ce mépris est mêlé à la condescendance chaque fois que Antoine NTSIMI est face à un centrafricain.  A Bangui, le président de la Commission de la Cémac est accusé de se mêler des affaires intérieures de son pays d’accueil. On l’accuse par exemple de critiquer régulièrement la capacité du président Bozizé à maintenir la sécurité et l’intégrité du territoire centrafricain.

Réponse du berger à la bergère

La réaction des autorités centrafricaines est allée crescendo. Bangui a commencé par stigmatiser le management d’Antoine NTSIMI. « Si l’intégration est au poids mort dans la zone Cémac, relève-t-on dans la capitale centrafricaine, c’est à cause d’Antoine NTSIMI, de ses méthodes de travail, de son caractère irrespectueux vis-à-vis des chefs d’Etats de la sous-région... » Dans un second temps, la presse centrafricaine (informée par une source jusque-là non identifiée) annonce le limogeage d’Antoine NTSIMI de la présidence de la Commission. Des noms sont avancés pour lui succéder. Il n’en sera rien. Plusieurs mois après, la même presse parle du recul de l’intégration en Afrique centrale. On s’en doute, le bouc émissaire est tout trouvé en la personne du président de la Commission Cémac. Celui-ci s’est toujours enfermé dans un mur de silence face aux différentes manœuvres relevées plus haut. Discrétion ou mépris ?

L’incident du 22 février 2012 est la goutte d’eau qui déborde le vase d’une relation difficile entre le patron de la Cémac et les autorités centrafricaines. La Cémac a désormais son patron en « exil ». L’institution est par conséquent bloquée. Et seul un sommet des chefs d’Etat devrait trouver une solution à la crise. En attendant, le président en exercice de la Cémac joue aux sapeurs pompiers

Jean Pierre OMBOLO

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