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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 02:22

 

 

 

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http://www.centrafriquelibre.info   par Maurice Wilfried SEBIRO  18 mars 2013

 

 

Le général congolais Essongo, représentant du président Sassou Nguesso, médiateur de la crise Centrafricaine accompagnés des cinq ministres de la Séléka n’ont pas réussi à convaincre  les combattants sur leur champ de bataille. Alors que les deux camps affichent des velléités impuissantes  de rompre avec les hostilités, l’actualité Centrafricaine de ses derniers jours est marquée par la conquête des nouvelles villes par les rebelles.

 

Dépêché par le président Sassou pour débloquer la situation, le GénéralEssongo a reçu une fin de non-recevoir à Sibut fief de la Séléka, mais a aussi abandonné sous la contrainte de leurs subalternes, ses compagnons de route qui ne sont autres que les cinq représentants de la coalition hétérogène, qui siègent au gouvernement de Me Tiangaye.

 

Les combattants menacent de reprendre les hostilités dans trois jours et de marcher sur Bangui, si Bozizé n’exécutait pas toutes les clauses des accords de Libreville. A ce jour, les prisonniers politiques croupissent encore dans ses prisons spéciales et les militaires Sud -Africains sont toujours présents à Bangui. Les armes n’ayant jamais résolu les conflits sociaux, la Séléka doit cesser avec les hostilités et  reprendre les négociations sous la houlette du représentant du médiateur, le Général Essongo. La bataille de Bangui, si elle devrait avoir lieu, causerait beaucoup de pertes en vies humaines. Cette ville de huit cent mille habitants est une poudrière et une cave d’armes de guerre.

 

Des troupes d’élite centrafricaines sont en effet stationnées dans cette ville et sont prêtes à se sacrifier pour sauver le régime. Il y a également la garde républicaine, composée en majorité des gbayas boys lourdement armés et capables de mourir pour le sanguinaire. Ces derniers sont choyés par le tyran contrairement aux militaires qui sont quotidiennement affectés au front pour  défendre de l’intégrité du territoire, qui sont marginalisés et négligés.

 

Notons également la disponibilité des jeunes miliciens recrutés par Lévi Yakité de Cocora et les éléments de Steve yambété du Coac, majoritairement illettrés et désœuvrés qui se déchaîneront sur toutes les personnalités hostiles au régime pour les dépecer avec les machettes qu’on leur a distribuées.

 

Ces jeunes, d’après les dernières informations en notre profession, apprennent actuellement la manipulation des armes lourdes pour se tenir prêts le moment venu. Ce malheureux événement fragilise davantage les accords de Libreville et devraient sans doute pousser la communauté internationale à faire de la pression sur Bozizé, afin d’épargner des centaines de vie d’une mort certaine.

 

Les moyens de communication qui sont coupées dans les villes occupées et l’absence d’un corridor humanitaire, empêchent la circulation des informations sur les conditions de vie. A titre d’information, ces villes étaient déjà frappées par la misère avant leur prise, ce qui pousse certains observateurs à parler d’un désastre sans précédent qui frappe actuellement le pays de Boganda.

 

Au lieu de retourner à Libreville où ailleurs, le peuple a encore à travers cet épisode, quelque peu rocambolesque, l’opportunité de sortir de son immobilisme et pousser le président Bozizé à anticiper sa retraite.

 

 

Maurice Wilfried SEBIRO

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