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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 01:26

 

 

 

 

 

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www. http://direct.cd  le 28 mai 2012.

Les juges de la Cour Pénale Internationale, dans une décision rendue le jeudi 24 mai 2012, ont fait savoir à l’accusation ainsi qu’aux avocats de Jean-Pierre Bemba Gombo, que le round des témoins à décharge va débuter le 14 août prochain. Cette option est levée après que cette juridiction ait auditionné pratiquement une quarantaine de témoins à charge. 

« Le vrai procès va commencer … », a indiqué un membre du collectif des avocats du Chairman. Selon ce porteur de la toge noire, la défense envisage d’aligner une soixantaine de témoins.

La particularité de ces derniers, à en croire la même source, est qu’ils ont décidé de ne pas se cacher, comme le faisaient la plupart des témoins à charge ayant apporté des accusations graves contre Jean-Pierre Bemba.

La défense a laissé entendre que la majorité des témoins à décharge se recrutent parmi des officiers, sous-officiers et soldats aussi bien congolais que centrafricains, ayant effectivement participe aux événements de Bangui entre juillet 2002 et mars 2003. Plusieurs dizaines de victimes auraient également accepte de témoigner en faveur de l’ancien sénateur du MLC (Mouvement de Libération du Congo).

Les uns et les autres sont prêts à faire connaître du Tribunal comme de toutes les parties au procès, à parler sans masque et avec leur voix naturelle, en audiences publiques. La défense n’a besoin de huis clos et laisse le soin à l’accusation d’interroger les témoins en live.

Il semble que militaires congolais et centrafricains seraient prêts à raconter ce qu’ils ont vécu sur le terrain pendant quatre mois et demi, dans les trois domaines des opérations militaires de Bangui : logistique (armements et télécommunications) ; gestion des opérations sur le terrain et renseignements militaires.

Les victimes pour leur part vont rappeler les sévices subis et citer les noms de leurs auteurs. Elles vont spécialement épingler, souligne-t-on, les exactions commises par les troupes du général François Bozize, alors chef de la rébellion dirigée contre le président centrafricain de l’époque, Ange-Félix Patassé. Les avocats de Jean-Pierre Bemba, particulièrement optimistes, affirment que les témoins à décharge vont démontrer, avec précision et preuves à l’appui, que les crimes à grande échelle imputés injustement à leur client n’ont rien à avoir avec l’armée du Mouvement de Libération du Congo.

Les troupes de Jean-Pierre Bemba, rappelle la défense, étaient venues à Bangui à l’appel du président Ange-Félix Patassé. A l’instar d’autres forces étrangères venues au secours de l’armée centrafricaine, elles dépendaient de l’Etat-major général de celle-ci, placée alors sous l’autorité du président Ange-Félix Patassé.

Dans ces circonstances les officiers du MLC agissaient comme simples chefs d’unités, qui n’avaient aucune emprise sur la planification des stratégies de lutte contre la rébellion.

Curieusement, relève la défense, Ange-Félix Patassé n’avait jamais été convoqué à la CPI jusqu’à sa mort en avril 2011. D’où, elle pense que l’affaire Bemba est très politisée. Mais, avec le défilé des témoins à décharge, elle vise à vider l’acte d’accusation de ce qu’elle considère comme un tissu de contrevérités destinées à nuire à la réputation de Jean-Pierre Bemba et à précipiter sa « mort » politique.

Poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour viols, meurtres et pillages commis par les soldats du Mouvement de Libération du Congo, dont il était l’autorité morale à l’époque des faits, le Chairman pourrait être frappé d’une lourde peine d’emprisonnement en cas de condamnation, pour sa responsabilité morale dans les événements de Bangui.

Kimp

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