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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:24




 


Source : (7sur7.cd 10/11/2009)



La Fédération internationale des droits humains jure ses grands dieux qu’à l’ouverture de son procès, le 27 avril 2010, Jean-Pierre Bemba Gombo ne sera pas seul dans le box des accusés. La Fédération Internationale des Droits de l’Homme, tient à voir d’autres suspects devant la Cour Pénale Internationale. La FIDH accule Ange-Félix Patassé, Abdoulaye Miskine et François Bozizé.


Le premier était le chef d’Etat élu à l’époque des faits. Le second, l’ancien chef de l’Unité de Sécurité Présidentielle, tandis que François Bozizé, actuel président de la République Centrafricaine, était le chef de la rébellion qui cherchait à renverser le pouvoir légitimement établi, avec l’appui de la France et du Tchad. De plus, la FIDH viserait d’autres cadres du Mouvement de Libération du Congo, MLC, qui ont activement participé aux opérations sur terrain en République Centrafricaine et dont certains ont été récupérés dans le camp du Pouvoir de Kinshasa. La chambre préliminaire III de la CPI s’est engagée dans la voie de lancer des mandats d’arrêt contre toutes ces personnalités avant l’ouverture du procès le 27 avril 2010, indiquent certaines sources.


Cette démarche risque de compliquer davantage cette affaire à cause des procédures «alambiquées, complexes» de la CPI. De plus, par rapport aux charges, l’on devra accorder le temps nécessaire à l’examen de chaque incrimination: produire les preuves à charge et à décharge. C’est à ce niveau que l’on voudra voir s’afficher l’équité de la CPI, qui a semblé s’acharner sur Jean-Pierre Bemba. Pourtant, l’intervention des éléments du Mouvement de Libération du Congo, MLC, en Centrafrique, n’était pas un fait isolé.

 
Elle était couverte de l’appui de certains chefs d’Etat africains qui ont donné les moyens et la logistique, affirment les avocats de la défense. Selon des écrits de presse, le procureur de la CPI, Luis Moreno O’Campo, risque de buter à plusieurs obstacles dans la recherche de la manifestation de la vérité sur tout ce qui s’est passé à Bangui et sur le rôle joué par chacun. En Centrafrique, on le sait, les dirigeants de ce pays ont mis le cap vers la réconciliation nationale. C’est dans ce cadre qu’Ange-Félix Patassé a regagné Bangui après 6 mois d’exil. Et cet ancien président de la République a annoncé sa volonté de se porter candidat aux prochaines présidentielles.

 
Quant à Bozizé, il est Chef de l’Etat en fonction. Depuis la création de la CPI, cette instance n’a pas encore démontré sa capacité de poursuivre et de détenir un président de la République en exercice. Et l’on se demande comment l’on pourrait prendre le risque de déstabiliser le processus engagé en Centrafrique en inquiétant ses principaux protagonistes. Cette Centrafrique connue comme un pays fragile où les rébellions se présentent toujours comme des volcans en veilleuse.


Le dossier est d’autant plus malaisé que Jean-Pierre Bemba ne peut pas ne pas répondre des actes qui lui sont reprochés sans impliquer Ange-Félix Patassé lequel n’a jamais nié avoir demandé à son «fils» de lui porter secours face aux rebelles qui menaçaient un système démocratiquement élu. A Kinshasa, des membres du MLC chargent plutôt le Pouvoir en place d’avoir monté un «coup» contre l’ancien vice-Président de la République, en complicité avec les organisations de défense des droits de l’homme centrafricaines, soutenues par la FIDH. Tout le monde semble jouer sa crédibilité dans cette affaire : la CPI, dont beaucoup de pays hésitent encore à ratifier le Statut de Rome et objet de beaucoup de critiques de la part de bon nombre de chefs d’Etat africains ; la FIDH, dont l’implication dans le dossier ne donne pas suffisamment de preuves d’indépendance ; le Pouvoir de Kinshasa, qui n’a pas levé le petit doigt pour compatir aux malheurs de son sénateur et ex vice-président de la République, alors qu’il n’hésite pas à défier la communauté internationale par le refus de livrer un présumé criminel , Bosco Ntaganga, réclamé par la CPI. Qui vivra verra !



D. Baïta

 

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